Histoire

 Depuis toujours, les Coudréens  aiment jouer la comédie !

Derrière le presbytère, les comédiens, petits et grands, attendent les trois coups pour monter sur scène.

Depuis les années 40, des Coudréens, des hommes et des femmes, ont adoré jouer au théâtre. La troupe se décomposait souvent et de nouveaux arrivants intégraient le groupe. Pour se préparer, la troupe utilisait la cuisine et le jardin de l’ancien presbytère, bâtiment accolé à la salle. L’ambiance excellente a laissé des souvenirs inoubliables chez certains vétérans…Puis, la troupe s’est désagrégée pour de multiples raisons mais à l’initiative de certains à des époques différentes, une troupe de comédiens se reconstituait pour le plus grand bonheur de la population.

Dès la création de la salle St Georges,  une première troupe théâtrale a été créée. Les plus anciens se souviennent de la pièce « Rouget le Braconnier » qui fût un grand succès. Avant l’occupation, cette pièce ne fut jouée qu’une seule fois, car les fusils mêmes factices étaient interdits…il y eut ensuite « Les chiffonniers d’Emmaüs » en hommage à L’abbé Pierre après l’hiver 1954. Puis, « L’ange qu’on m’a donné ».

 

Messieurs Louis Milet et Paul Duchesne (dans le rôle de l’abbé Pierre)

Au premier plan, Roger Ménard et Michel Leroyer

Parmi la troupe, Mrs Jean-Paul Milet, Henri Notais et Mmes Irène Delepine, Madeleine Lepage

Debout, Mme Pennec, (de dr à g). Assis,  M Jean-Claude Périgois, Mme Feuillet et Jean-Paul Bonsergent

Puis,  la salle St Georges est devenue  la salle des Coudriers. En 1987, dans le cadre de l’association humanitaire L.A.C.I.M, une troupe de comédiens  s’est créée avec Roger Ménard , le plus ancien des comédien.  Durant quelques années, la recette à permis de financer la construction d’un puits, au Mali, à Baguinéda et participer aux frais de scolarité d’une école en Inde.

Assis, (de dr à g) Mme Bunnens, Joèl Gadbin, Pascal Cornu, Mme Gélineau, Mme Ménoré, Mme Cornu. Debout, Mmes Chantal Goupil, Mme Gaultier.

Enfin, en 1992, après un temps de silence, la scène des Coudriers a  ouvert ses rideaux pour une nouvelle aventure durant une dizaine d’années. En 2007, la troupe était composée de jeunes acteurs.En 1992, « On dinera au lit » sera l’une des premières pièces jouée par la nouvelle équipe d’acteurs.

 

l’Ecole publique des Filles

En 1902, La France est en plein affrontement qui oppose  deux conceptions de la place de l’Eglise dans la société . La loi sera votée définitivement en 1905. Dans ce contexte politique , la construction  d’une école publique connaitra durant une dizaine d’années moult rebondissement,  avant son aboutissement. En l’absence de précisions   l‘inauguration aurait eu  lieu en 1911. En 1992, le nouveau groupe scolaire est construit. La salle de classe deviendra le dortoir pour les petits jusqu’à la construction de l’école maternelle. Depuis 1999, l’école est devenue la bibliothèque municipale.

La liste  de tous les  directeurs de l’école publique  n’existe pas. « Le premier instituteur ne fut nommé qu’en 1850. Ensuite, trois instituteurs se sont succédé : Messieurs Baumier (1850-1858), Chaufourier (1858-1894) et Dauguet (1894-….) » écrivait M Dauguet dans sa monographie. Entre 1900 et 1944, nous ne connaissons pas les noms des directeurs successifs.

En consultant les documents  historiques des Corylis, j’ai établi une liste des directeurs jusqu’en 1955, année de l’arrivée de M et Mme J.Charles et Jeanne Beucher. Mais, en questionnant les plus anciens, il sera possible de connaître d’autres directeurs.

1895-1900: M  et Mme  Alphonse Dauguet, l’auteur d’une  monographie sur la commune de Coudray.

1944: M Leflohic était présent

1949: M Max François

1952-53: M Guichard

1955-1958 : Mme Jeanne Beucher

1958-1985 : Jean-Charles Beucher

1985-1986 : Mme Jeanne Beucher

1986-1988 : M Alain Courgault

1988-1989 : Mme Françoise Ganne

1989-2016 : M Alain Rossignol

2016-2017 : M Frédéric Bir

2017-2018 : M Pascal Cornu

 

Durant 40 ans, Abel Bigot a illuminé le ciel avec des feux d’artifice

Né à Coudray en 1929, Abel Bigot est intarissable sur les évènements qui jalonnèrent la vie communale. Durant les années 60, il devient l’artificier certifié des fêtes communales. « C’était mon  plaisir de regarder M Isidore Gerboin, cantonnier et artificier local. j’ai vite appris le fonctionnement et les règles de sécurité« . Les feux d’artifice étaient tirés autrefois place de Brancheraie où se trouvait une petite mare aujourd’hui remplacée par un parking et l’abribus, puis devant l’église et parfois sur le terrain de basket. L’artificier fixait les fusées à l’extrémité de longues perches numérotées de 3 à 4m. « L’allumage n’était pas électrique. On allumait au briquet une mèche qui descendait du sommet des perches ». La perche était ensuite remplacée par la suivante dans l’ordre prévu. Abel Bigot tirait ces feux bénévolement et lorsqu’il se déplaçaient  dans d’autre communes, les organisateurs lui offraient simplement le casse-croûte.

Le 1er mai 1976, le manège était installé place de la Brancheraie.

Doué de ses mains, Abel est aussi astucieux et modernise un procédé en fixant les mortiers sur une planche. Sur place, la remorque et l’ensemble étaient solidement arrimés au sol pour éviter toute mésaventure. Les méthodes évoluent et les premières fusées avec allumage électrique, piles et batteries font leur apparition.  Les déplacements d’Abel ont permis également  de rencontrer et d’inviter des propriétaires de manèges, de stands de tir et d’auto-tamponneuses à venir doper l’assemblée.En écoutant les réactions du public, Abel savait qu’il avait allumé dans la nuit les yeux des petits et des grands.

Jean Paul

 

En deux mots,  l’histoire des trois châteaux de la commune
Château de Moiré

Château de Moiré

En automne, il est plus facile d’apercevoir ces  demeures discrètement cachées au bout d’une allée d’arbres ou  derrière des haies épaisses.Nous pouvons apercevoir le château de Moiré en prenant la route de Fromentières. Au milieu d’un petit bois, le château est édifié à 2 km au nord de Coudray. Il date de la fin du XIXè siècle. En 1414, Jean de La Roë possède les domaines , fief et appartenances de Moiré qui relèvent de la baronnie de Château-Gontier. Moiré reste dans la famille de La Roë jusqu’en 1573. Le château cité en 1735 par Cassini, est reconstruit au XIXè siècle. Restauré en 1890, le château est vendu en 1895 par M.  de Rasilly à M. du Rivau qui le conserve jusqu’en 1920, puis le lègue à son fils. M. Léon du Rivau et son fils Fernand furent élus maires de Coudray.

Château de Luigné

Château de Luigné

En prenant la route de Chatelain, sur votre gauche, derrière  une magnifique grille, vous apercevrez le château de Luigné (XVIè au XIXè siècles) dont le nom remonte à l’époque gallo-romaine. C’est un ensemble de constructions sobres, disposées en équerre. Le corps central est édifié sur des bases plus anciennes. A proximité, se distingue encore, au bord d’anciennes douves,une motte féodale. A cette terre seigneuriale est attaché le nom des Déan, famille connue depuis le XV è siècle.13 chateau de Luigné (2)Durant la Révolution,  Louise Olympe et sa fille Louise Déan de Luigné sont fusillées à Avrillé le 1er février 1794. En 1984, toutes deux sont béatifiées par le pape Jean-Paul II. Une plaque  commémorative rappelle cet évènement dans l’église de Coudray. En mai 1985, après les cérémonies, la demeure eut le plaisir  de pouvoir réunir les 120 descendants de Mme de Luigné. Trois générations de cette famille de Luigné se sont succédé à la  mairie de Coudray:   Charles François René (1821,1830),  René Toussaint (1850) et  René Henri Déan de Luigné (1884-1904).

Le Moulin-Raillé .Coudray

Le Moulin-Raillé

Château du Moulin-Rallier.Coudray (2)

Le Moulin-Raillé

Enfin, le Moulin-Raillé est situé, à gauche en prenant la route d’Argenton-notre-Dame. Ce château, bien caché dans une petite vallée ombragée,  est le plus discret. Il n’existe pas  de renseignements sur son origine mais  en revanche, un grand nombre de cartes postales anciennes permettent aux collectionneurs de l’admirer. Dans son dictionnaire,  L’abbé Angot cite un château et ferme. Mis en vente, la 13 frimaire an IX, sur M. Lehenault. Le ruisseau du Béron, né à la Haie-d’Anjou (Grez-en-Bouère) coule à proximité.

sources:

-Les Maires du Sud-Mayenne (depuis 1800)/Bruno Poirier

-La Mayenne: Châteaux, Manoirs et belles Demeures/ Gilbert Chaussis

-Patrimoine des communes de la Mayenne/ Editions Le Flohic.

-Dictionnaire de l’abbé Angot

 

 
 Dans l’église d’Auvers-le-Hamon, l’orgue chante à nouveau
alain-boulais-bien-connu-a-chateau-gontier

M Alain Boulais, organiste, a répondu solennellement aux invitations à l’occasion de la bénédiction de l’orgue

Le 6 décembre 1986, M Schmitt avait donné un 1er concert.

En présence de l’Association des Amis de l’Orgue et d’une nombreuse assemblée, l’orgue Schmitt a été béni dans l’église d’Auvers-le-Hamon. Le père Bruno Mézière a interpellé l’orgue à tuyaux sous la forme de 10 invitations qui constitue son importance car c’est le seul instrument traditionnel dont le son donne de l’éclat aux cérémonies de la liturgie. c’est l’aboutissement de 8 années de travaux de restauration depuis son transfert de Coudray où il avait été construit par M André Schmitt. Suite au décès du créateur, M. Alain Boulais, ami de M Schmitt, entreprit dans le cadre d’une association d’Auvers-le-Hamon d’installer l’orgue à tuyaux dans le choeur de l’église.

 
 

À Coudray, sept générations de Milet ont travaillé le bois

Louis Milet à la déligneuse 001

M Louis Milet à la déligneuse.

Métayers puis menuisiers
De Bierné à Angers, en passant par Coudray et Azé, sept générations de Milet ont travaillé le bois depuis la fin du 18ème siècle. L’ancêtre le plus lointain est né aux environs de 1700 à Entrammes. Cinq générations plus tard, François-Julien Milet, né le 26 août 1774 à la Troquerie à Meslay-du-Maine va rompre la tradition de métayers : habile de ses mains, il devient menuisier et chef de file de sept générations dans cette profession. Il s’installe à Bierné, probablement vers 1805, après son mariage. Cadet d’une famille de dix enfants, François, né en 1819, succéda à son père à l’atelier de menuiserie qui était situé rue du Prieuré. Octave-François, son fils, prendra sa succession et son frère Emile-Eugène, la direction de Coudray.
Plus d’un siècle à Coudray
DSC01237Depuis plus d’un siècle, cette famille d’artisans menuisiers-ébénistes demeure à Coudray.  « Installé en 1868, Emile-Eugène acheta dix ans plus tard un terrain, rue Principale et construisit une maison avec un étage. Une des grandes pièces du rez-de-chaussée servait d’atelier » raconte Jacques Milet. Emile-Eugène eut trois enfants. Arsène-Joseph, le cadet, resta à Coudray et succéda à son père. Il fonda une famille de six enfants, deux filles et quatre garçons, dont Louis, le cadet qui succédera à son père en 1938. Après la guerre, en 1945, il créera l’atelier bien visible au centre du bourg, le long de la Petite Rue. Jusqu’en 1987, année durant laquelle Jean-Paul, son fils aîné, décidera de construire un atelier plus grand, cette fois-ci à Azé.

Rue Principale. Photo prise avant la construction de l’atelier. Paul Denuault et Félix Poilane (?) (1945)

Son fils cadet, Jacques, s’installa d’abord à Candé, puis à Angers. « Mon fils, Damien ne déroge pas à ces valeurs artisanales que la famille nous a transmises. J’aime tout particulièrement le mot « Tradition » que j’ai voulu transmettre à Damien en plus de techniques proprement dites. Il a intégré parfaitement cette notion qui lui donne une certaine légitimité vis à vis de ses clients » témoigne Jacques Milet.

Investis dans la vie communale
janvier 1985 001Â Coudray, durant au moins cent ans la famille Milet fut représentée au sein du conseil municipal. Les ancêtres Emile et Arsène furent successivement premiers adjoints au maire. Plus tard, Louis Milet, Jean Paul et Jacques ses enfants, ont figuré également parmi les élus municipaux. Leur présence au centre du bourg a favorisé leur disponibilité à la vie communale et ils ont apposé leur signature lors des déclarations des naissances ou des décès. Certains anciens parlent encore soit d’une chambre à coucher, soit d’une salle à manger ou d’une cuisine, réalisée par le menuisier Milet.

M Ciron, père (1950). A l'arrière la maison Milet

M Ciron, père (1950). A l’arrière la maison Milet

Les habitants vivaient au rythme de la vie des artisans : comme en écho, l’enclume du forgeron Ciron répondait aux ronronnements de la scie à ruban ou de la raboteuse, dans la rue Principale. Aujourd’hui, Damien Milet, fils de Jacques, perpétue la tradition d’artisan de menuisier-ébéniste, à Angers. « Le bois chez nous c’est une histoire de famille. Durant deux siècles, mes ancêtres se sont transmis le goût du travail bien fait et le respect du client. J’ai repris le flambeau d’artisan avec l’objectif de promouvoir également cette bonne réputation de famille » explique Damien.atelier menuiserie MILET, rue Prinicipale, 1945-1986
Pour cette famille de menuisiers, c’est un bel arbre généalogique avec lequel elle a réalisé de beaux meubles. Il est remarquable par sa longévité dont les racines sont ancrées dans l’histoire locale. Cet arbre s’est développé bien droit autour d’une unique passion : le travail du bois.
Jean Paul Bonsergent.

La minoterie de Coudray

La Boule d'Or 001

Durant 80 ans, une minoterie a existé au cœur du village de Coudray, gérée à l’origine par la famille Deslandes dès 1905. Jusqu’en 1985, le commerce fut tenu par M et Mme Duchesne, descendants de la famille.
En 1905, M. Charles Deslandes produisait de l’huile
C’est une histoire de famille. Tout d’abord, M. Charles Deslandes, né à Argenton-Notre-Dame, se marie à Coudray en 1891, et le jeune couple vivra plusieurs années au Chêne-Marion, fermette proche de la boulangerie, dans le bourg. En 1905, les Deslandes deviennent propriétaires de l’hôtel de la Boule d’Or, café-tabac, débit de boisson et qui produisaient également de l’huile alimentaire. Dans la cour derrière l’hôtel, la meule en pierre, tirée par un cheval, produisait l’huile de colza et de noix, épluchées par plusieurs familles, habitant la commune pour améliorer leur ordinaire « Je me souviens de Mmes Bucher et Cousin à qui on apportait les noix à écraser » raconte Mme Suzanne Duchesne, (93 ans) arrière-petite-fille de Charles, née à Coudray en 1922. En 1921, le couple Charles Deslandes quitte la rue principale et aménage au Léard, petite ferme à l’entrée du bourg et Ernest lui succède au café-tabac et au moulin. Ernest décide d’arrêter la production d’huile et crée la minoterie de céréales secondaires et graineterie « Il y avait du riz, navet et le son que nous allions chercher au Moulin de Formusson chez M.Gerbouin et sinon pour d’autres fournitures, comme la luzerne et le trèfle, chez Lecoq à Angers ». A l’entrée de la rue du Bac de Ménil, le meunier a possédé d’abord un moulin à essence, électrique ensuite et un aplatisseur pour la farine d’orge et d’avoine pour le nourrissage et engraissage des porcs ou des lapins « Le moulin à farine produisait uniquement la farine de graines des céréales secondaires, pas le blé, précise Mme Duchesne. La grande porte de la minoterie et les anneaux de fer pour attacher les chevaux rappellent aujourd’hui son existence.

Quatre générations dans la même maison

En 1960, M. Paul et Suzanne Duchesne prennent la destinée du café-tabac et de la minoterie « La clientèle d’Ernest nous est restée fidèle et les agriculteurs venaient d’Argenton-Notre-Dame, Azé, Daon, Chatelain et Coudray » précise M. Duchesne. A l’époque, Coudray comptait trois épiceries et quatre cafés : le café Dubier (L’Amphitryon aujourd’hui), le café Ciron, au centre du bourg, et le café Antoine, route d’Argenton. « Après les moissons, nous avions énormément de travail. Les sacs de blé pesaient 100kg ! Plus tard, j’ai apprécié l’apparition de ceux de 50 kg» se rappelle M. Duchesne. Durant plusieurs années, quatre générations vont cohabiter. Tout d’abord, Marie-Louise, née Geslot veuve de Charles Deslandes, puis Marie-Alice née Roinet, veuve d’Ernest, Suzanne née Deslandes, épouse de Paul Duchesne et enfin, Guy, Jean-Paul et Anne-Marie, leurs enfants. « Durant dix ans, nous avons vécu tous ensemble. Ce ne serait plus envisageable ni souhaitable aujourd’hui, reconnait Mme Duchesne. La minoterie, le café-tabac, et l’hôtel de la Boule d’Or dont le nom est encore visible sur le fronton, se situait au numéro un de la rue Principale, face au café « le p’tit Coudray » aujourd’hui. « Etant buralistes, nous rédigions les acquits officiels de distillation, qui était faite par un certain Coquereau ». La distillation était réalisée, route d’Argenton-Notre-Dame, face au Grand-Soreau, à côté du ruisseau. Aujourd’hui, M et Mme Duchesne habitent place du Chêne, (cela ne s’invente pas !) en retrait de la rue Principale.

A l’angle de la rue Principale, le café Duchêne. Année 1975-80

Lorsque Paul a pris sa retraite, les moulins ont été achetés par un agriculteur qui, avec beaucoup d’autres, produisaient alors leur propre farine et aplati. Si la boulangerie fournit toujours son pain au même lieu, la Boule d’Or a définitivement fermé ses portes en 1985. Durant des années, l’hôtel fut aussi le lieu de repas de famille et la façade de l‘immeuble figure sur nombreuses photos de mariage.

Dans l’intimité familiale, entourés de leurs enfants et des petits-enfants, M et Mme Duchesne fêteront prochainement leurs 70 ans de mariage qui fut célébré à Coudray le 5 septembre 1945. Fêter les noces de platine est un évènement particulièrement rare et précieux comme ce métal. Dotés tous les deux d’une belle mémoire, M et Mme Duchesne aiment volontiers partager leurs souvenirs, permettant aux plus jeunes de mieux connaitre l’histoire de leur village. Nous leur adressons tous nos vœux de bonheur !
Jean Paul Bonsergent

Aux Enfants de Coudray. Morts pour la France. 1914-1918

 

Cérémonie du 11 nov 1950 1

Cérémonie aux Monuments aux Morts à Coudray (1950)

 Monuments aux Morts.Coudray (54)

Année 1914 :

LAUMONIER Léopold, né le 19 octobre 1889 à Argenton-Notre-Dame (53). Il avait 25 ans. Mort sur le terrain le 22 août 1914 à Virton (Belgique).

POITEVIN Joseph, né le 24 juillet 1882 à Niafles (53). Il avait 32 ans. Tué à l‘ennemi le 10 septembre 1914, à Chaumont sur Aire (Meuse).

MALHERAULT Alexandre, né le 31 mai 1882 à Coudray au lieu-dit « L’Etang » (53). Il avait 32 ans. Tué à l’ennemi, le 24 septembre 1914, à Cressy (Somme).

PICHOT Jules, né le 19 mai 1890, à Azé, (53) à la Truberdière. Marié avec Marguerite Moussu le 25 novembre 1913, à Coudray. Les deux frères, Jules et Louis ont épousé les deux soeurs.  Il avait 24 ans. Tué à l’ennemi le 24 septembre 1914 à Liancourt Josse. Mont Didier (Somme).

PINSON Paul, né le 23 octobre 1881, à Meslay du Maine (53). Il avait 33 ans. Tué à l’ennemi le 12 octobre 1914 à Roye (somme).

Cimetière américain de Montfaucon (51)

Année 1915

BUFFET Henri, né le 16 novembre 1893 à Marigné-Peuton (53). Il avait 22 ans. Tué à l’ennemi, disparu, le 29 avril 1915 à Brielen (Belgique).
BODIN Arthur, né le 21 février 1883 à Laval (53). Il avait 32 ans. Mort sur le terrain, le 27 septembre 1915 à l’Epine de Vedegrange (Marne).
TETIER Albert, né le 9 juin 1884, à Coudray. Ses parents habitaient dans le bourg. Son père, Jean Tetier, était domestique et sa mère couturière. Il avait 31 ans. Mobilisé  le 31 août 1914, et réformé le 1er décembre 1914. Il est mort , à Coudray, le 10 décembre 1915 de tuberculose pulmonaire.

Site internet 2014 (3)

 

 

 

Année 1916 :

LEON Eugène, né à la Terrinière de Ménil le 5 aout 1880.  Cultivateur à Coudray en 1900 et incorporé au 124e Régiment d’Infanterie le 21 novembre 1914.  Réformé pour imminence de tuberculose en  1915,   il décéda à Coudray le 20 mars 1916. Il avait 36 ans.

Louis Merlet CoudrayMERLET Louis, né le 20 juin 1895, à Coudray, à la Bellangerie. Il avait 21 ans. Tué à l’ennemi le 21 juin 1916 au Bois-Fumin. Canton de Charnie (Meuse).

PICHOT Louis, né le 8 avril 1888, à La Rousselerie, de la Jaille-Yvon (49). Marié avec Marthe Moussu, à Coudray le 25 novembre 1913. Louis et son frère, Jules avaient  épousé les deux soeurs. Il avait 28 ans. Mort suite à ses blessures de guerre le 3 août 1916 à Braux Sainte Cohière. Ambulance n°5 (Marne)

TURQUAIS Pierre Joseph, né le 8 mars 1883, à Terreneuve, à Saint Sauveur- de-Flée (49). Il avait 33 ans. Tué à l’ennemi, en octobre 1916 à l’est de Morval (Somme)

 

Année 1917:

Cimetière de DouaumontBOIVIN Marcel, né le 30 avril 1897 à Coudray (53), à la Grande Valette. Il avait 20 ans. Mort suite aux blessures de guerre le 20 mai 1917.Ambulance 2/72. Mourmelon-le-Petit (Marne)

FOUILLER Gabriel Auguste, né le 18 novembre 1879, à Coudray. Il avait 38 ans. Mort sur le terrain le 26 juillet 1917 au Mont Haut (Marne).

Année 1918 :

RUAULT Arthur, né le 2 octobre 1892, à Coudray (53), à la Mottenaie. Il avait 26 ans. Mort suite à ses blessures de guerre, le 21 août 1918. Ambulance n° 22, à Vatry (Marne). Il est  inhumé dans le cimetière de Fère-Champenoise.

GANDON Constant Victor, né le 8 novembre 1880, aux Buffetières, à Grez-en-Bouère (53). Marié le 26 novembre 1907, à Coudray, avec Alice Leroy. Il avait 38 ans. Mort de tuberculose pulmonaire, contactée dans le service le 29 septembre 1918. Hôpital (n° 39) de Solesmes (Sarthe).
POIRIER Georges, né le 22 septembre 1897, à la Puronnerie, à Peuton (53). Il avait 21 ans. Tué à l’ennemi, par éclat d’obus le 27 juillet 1918 dans le secteur du Bois-Noir, au nord-est de Prosnes (Marne). Il est inhumé à la Nécropole Nationale de Sept-Saulx, en Champagne-Ardennes. (21 km de Reims)

Deux autres soldats natifs de Coudray sont morts  lors du conflit. Leurs noms figurent sur le Monument aux Morts de leur lieu de résidence :

Gourand Henri, né le 23 juillet 1886 à Coudray, dans le bourg. Domicilié à Fromentières, il avait 28 ans.Mort des suites de ses blessures à l’Hôpital n°28, à Paris (16ème) le 24 septembre 1914.

Guillet Henri, né le 3 avril 1872, à la Métairie de la Mottenaie, à Coudray. Il s’est marié à Paris le 24 janvier 1903. Il est mort le 3 octobre 1918, de la grippe infectieuse contractée dans le service,  à l’hôpital mixte d’Amiens (somme). Il avait 46 ans.

 

DSC06475 Avec la complicité de mon frère Alain.

Pour le centenaire de la Guerre 14-18

Jean Paul Bonsergent.

 

« Votre commune vue par un instituteur »

MONOGRAPHIE COMMUNALE :
M. Alphonse DAUGUET.

En 1899, M Alphonse Dauguet, instituteur, a réalisé une monographie de Coudray. Ce travail lui avait été commandé par le ministère  de l’éducation Nationale. Pour nous aujourd’hui, c’est un arrêt sur image riche en renseignements, sur le village, son environnement,  et ses habitants. Il est possible maintenant de consulter ce document sur le site des Archives départementales de la Mayenne. Voici un extrait (…).

Le Bourg :

Monographie communale. Plan réalisé par A.Dauguet

Monographie communale. Plan réalisé par A.Dauguet

Le bourg de COUDRAY est situé sur un plateau à une altitude de 70 mètres. La rue principale est bordée de maisons proprettes placées à la suite des unes des autres. Elles sont bâties en pierres de pays recouvertes d’un enduit ; les moellons qui encadrent les portes et les fenêtres leur donnent un aspect gai qui plaît ; elles sont recouvertes d’ardoises. L’intérieur se compose, en général, d’une cuisine servant en même temps de chambre à coucher, d’une chambre froide et d’une décharge ; toutes ces pièces sont carrelées de briques. Ces maisons sont au nombre de 97, dont 7 sont inoccupées ; les 90 autres sont habitées par 94 ménages. On compte 32 maisons habitées par leurs propriétaires, 76 n’ayant qu’un rez-de-chaussée, et 21 avec un étage.

Vue sur l'église, en venant de Daon.

Vue sur l’église, en venant de Daon.

C’est la route nationale 159 bis qui forme la rue principale. Venant de Château-Gontier, elle traverse le bourg de l’ouest à l’est jusqu’en face de l’église ; à cet endroit, elle tourne brusquement à angle droit pour sr diriger en droite ligne vers le sud. De la place de l’église, partent le chemin de grande communication n° 48 qui conduit à Argenton, et le chemin vicinal ordinaire de COUDRAY à CHATELAIN. Sur la rue principale, à peu près au centre du bourg, du côté septentrional le chemin rural n°14dit la Petite Rue., il se poursuit jusqu’au chemin qui conduit à CHATELAIN. Le bourg ne possède aucun monument remarquable. La seule distraction que l’habitant puisse offrir est une visite du jardin potager. Grâce à M Frédéric Bir, instituteur à l’école publique des Corylis,  nous avons lu des extraits de la monographie communale de M Dauguet dans plusieurs bulletins municipaux.

Jean Paul Bonsergent

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