Histoire

 
Durant 40 ans, Abel Bigot a illuminé le ciel avec des feux d’artifice

Né à Coudray en 1929, Abel Bigot est intarissable sur les évènements qui jalonnèrent la vie communale. Durant les années 60, il devient l’artificier certifié des fêtes communales. « C’était mon  plaisir de regarder M Isidore Gerboin, cantonnier et artificier local. j’ai vite appris le fonctionnement et les règles de sécurité« . Les feux d’artifice étaient tirés autrefois place de Brancheraie où se trouvait une petite mare aujourd’hui remplacée par un parking et l’abribus, puis devant l’église et parfois sur le terrain de basket. L’artificier fixait les fusées à l’extrémité de longues perches numérotées de 3 à 4m. « L’allumage n’était pas électrique. On allumait au briquet une mèche qui descendait du sommet des perches ». La perche était ensuite remplacée par la suivante dans l’ordre prévu. Abel Bigot tirait ces feux bénévolement et lorsqu’il se déplaçaient  dans d’autre communes, les organisateurs lui offraient simplement le casse-croûte.

Le 1er mai 1976, le manège était installé place de la Brancheraie.

Doué de ses mains, Abel est aussi astucieux et modernise un procédé en fixant les mortiers sur une planche. Sur place, la remorque et l’ensemble étaient solidement arrimés au sol pour éviter toute mésaventure. Les méthodes évoluent et les premières fusées avec allumage électrique, piles et batteries font leur apparition.  Les déplacements d’Abel ont permis également  de rencontrer et d’inviter des propriétaires de manèges, de stands de tir et d’auto-tamponneuses à venir doper l’assemblée.En écoutant les réactions du public, Abel savait qu’il avait allumé dans la nuit les yeux des petits et des grands.

Jean Paul

Le Jury National a visité notre commune

Le jury national a apprécié l’environnement de l’école des Corylis.

Au cours de la visite, le jury s’est arrêté un instant devant la bibliothèque

Tous les trois ans, des membres du Jury National rendent visite aux Villes et Villages labellisées 4 Fleurs. Sur notre territoire national, Coudray figure parmi les 235 communes labellisées en France. Cette année, le jury était composé de Mme Martine Lesage, directrice du Conseil National des Villes et Villages Fleuris, de M Pierre-Jean Carpentiéro, ingénieur horticole, de Mme Joëlle Weil, de la Direction Régionale de l’Environnement d’Île-de-France et de M Philippe Louis, directeur des Espaces Verts d’Epinal (88). Avant de parcourir les rues et espaces verts de la commune, Joël Gadbin, maire, a présenté l’historique du fleurissement, les structures communales, les aménagements  et les réalisations depuis 2014. « Le jury a particulièrement apprécié le choix des couleurs des jardinières« précise le maire. Si le label Villes et Villages Fleuris reste attaché au symbole de la fleur, son champ d’action est aujourd’hui plus large en prenant en compte  la qualité d’accueil et le respect de l’environnement. L’opération Argent de Poche et la soirée citoyenne ont été très remarqué. Verdict en octobre prochain.

Le site de la Bedennerie fut au centre d’échanges fructueux sur son aménagement futur.

Jean Paul

Photos: Thierry Lepage

 La vérité sort de son  puits !

Le puits dans l’ancienne cour de l’école publique des Filles

Coudray, comme dans de nombreuses communes, possède encore de nombreux puits. De l’ancien français, puiz (fontaine-source), issu du latin puteus: trou profond creusé artificiellement revêtu de pierre en dedans.Si certains puits ont été comblés, et  la margelle et bâtisses détruites, d’autres sont toujours opérationnels. On tire aujourd’hui  l’eau à l’aide d’une pompe immergée. Le village, même situé sur une hauteur (63 m au-dessus de la mer) est parsemé de puits à usage personnel ou commun. Son usage a donné lieu à plusieurs conflits de voisinages et parfois fut au centre de délibérations municipales. Lors de la séance du Conseil municipal du 12 février 1911, il est question du puits de l’école des Filles (récente) et celui de l’école des garçons.  » En 1902,construction d’une classe avec cour, préau et jardin pour l’Ecole des garçons. L’année dernière, construction d’une école des filles avec le creusement d’un puits communal avec pompe actuellement soumis à l’approbation de M le Sous-Préfet, le Conseil propose de fournir de l’eau à une partie du centre-bourg pour libérer l’instituteur d’une très dure servitude, grosse d’inconvénients pour le présent et pour l’avenir puisque la petite pompe de l’école des Garçons (La Marelle aujourd’hui) fournit de l’eau potable à huit familles ».

L’ancien puits place de l’église.

Lors d’un conseil municipal, le maire avait sollicité un devis pour le creusement d’un puits communal sur la principale place de Coudray (voir photo). Un marché de gré à gré fut passé avec M Bordillon, entrepreneur à Château-Gontier.  Considérant que la partie est du bourg n’ a pas d’eau potable et qu’aux environs de l’endroit où le puits doit être creusé l’eau se trouve d’habitude à une profondeur de 7 à 8 mètres, le conseil approuve à l’unanimité le dit marché. Avant l’arrivée de l’eau potable, dans les années 1960, les habitants se ravitaillaient donc aux puits communs. « Souvent on faisait la queue pour tirer deux seaux d’eau et durant ce temps, les commérages allaient bon train… »

Le puits de la route d’Argenton.

Dans la rue d’Argenton, le puits,  toujours visible dans le mur, fut au centre d’un conflit entre le propriétaire du mur et les nombreux usagers de cette rue. Le maire et le conseil municipal ont du intervenir  pour débouter le propriétaire et en  laisser le libre accès . La généralisation des châteaux d’eau et des canalisations a le plus souvent transformé les puits  que l’on trouvait dans les espaces publics en ornements  décoratifs.

 

 

 

En deux mots,  l’histoire des trois châteaux de la commune
Château de Moiré

Château de Moiré

En automne, il est plus facile d’apercevoir ces  demeures discrètement cachées au bout d’une allée d’arbres ou  derrière des haies épaisses.Nous pouvons apercevoir le château de Moiré en prenant la route de Fromentières. Au milieu d’un petit bois, le château est édifié à 2 km au nord de Coudray. Il date de la fin du XIXè siècle. En 1414, Jean de La Roë possède les domaines , fief et appartenances de Moiré qui relèvent de la baronnie de Château-Gontier. Moiré reste dans la famille de La Roë jusqu’en 1573. Le château cité en 1735 par Cassini, est reconstruit au XIXè siècle. Restauré en 1890, le château est vendu en 1895 par M.  de Rasilly à M. du Rivau qui le conserve jusqu’en 1920, puis le lègue à son fils. M. Léon du Rivau et son fils Fernand furent élus maires de Coudray.

Château de Luigné

Château de Luigné

En prenant la route de Chatelain, sur votre gauche, derrière  une magnifique grille, vous apercevrez le château de Luigné (XVIè au XIXè siècles) dont le nom remonte à l’époque gallo-romaine. C’est un ensemble de constructions sobres, disposées en équerre. Le corps central est édifié sur des bases plus anciennes. A proximité, se distingue encore, au bord d’anciennes douves,une motte féodale. A cette terre seigneuriale est attaché le nom des Déan, famille connue depuis le XV è siècle.13 chateau de Luigné (2)Durant la Révolution,  Louise Olympe et sa fille Louise Déan de Luigné sont fusillées à Avrillé le 1er février 1794. En 1984, toutes deux sont béatifiées par le pape Jean-Paul II. Une plaque  commémorative rappelle cet évènement dans l’église de Coudray. En mai 1985, après les cérémonies, la demeure eut le plaisir  de pouvoir réunir les 120 descendants de Mme de Luigné. Trois générations de cette famille de Luigné se sont succédé à la  mairie de Coudray:   Charles François René (1821,1830),  René Toussaint (1850) et  René Henri Déan de Luigné (1884-1904).

Le Moulin-Raillé .Coudray

Le Moulin-Raillé

Château du Moulin-Rallier.Coudray (2)

Le Moulin-Raillé

Enfin, le Moulin-Raillé est situé, à gauche en prenant la route d’Argenton-notre-Dame. Ce château, bien caché dans une petite vallée ombragée,  est le plus discret. Il n’existe pas  de renseignements sur son origine mais  en revanche, un grand nombre de cartes postales anciennes permettent aux collectionneurs de l’admirer. Dans son dictionnaire,  L’abbé Angot cite un château et ferme. Mis en vente, la 13 frimaire an IX, sur M. Lehenault. Le ruisseau du Béron, né à la Haie-d’Anjou (Grez-en-Bouère) coule à proximité.

sources:

-Les Maires du Sud-Mayenne (depuis 1800)/Bruno Poirier

-La Mayenne: Châteaux, Manoirs et belles Demeures/ Gilbert Chaussis

-Patrimoine des communes de la Mayenne/ Editions Le Flohic.

-Dictionnaire de l’abbé Angot

 

 

 

 

Une Crèche Vivante fut mise en scène à la messe de minuit

une-creche-vivante-a-coudray-photo-mme-piquetDurant une dizaine d’années,  à l’initiative de Mme Claudine Cesbron, née  Avril,   une crèche vivante fut mise en scène régulièrement dans le cadre de la messe de Minuit. Les personnages étaient joués par des enfants du catéchisme ou de la paroisse.De 1983 à1994, plusieurs générations se sont succédé avec l’aide de Mlle Louise Toinon, efficace costumière et d’Abel Bigot pour les décors. Chcreche-vivante1988-2aque enfant devait répéter son rôle et apparaître dans un ordre précis sous la conduite discrète d’adultes. Cette reconstitution peut aller d’un simple regard amusé à un réel recueillement spirituel. L’évènement était important. L’église de Coudray était pleine car cette crèche vivante était la seule du pays de Château-Gontier.

 
 
 
 
Une FIGURE LOCALE à l’HONNEUR !

dsc06205Dans le dernier ouvrage « Graines d’Histoire du Haut-Anjou » édité par l’association Présence du Haut-Anjou , deux publications concernent notre commune. Le premier relate la vie peu banale et riche en péripéties de M.Francis Guilleux,  né à Coudray (1988-1968). Compagnon du Devoir du Tour de France, il devint meilleur Ouvrier de France dans l’art de la sellerie. Ce marcheur infatigable fut également  juge international de 6 Jeux Olympiques. Dans un second article, à propos des lavoirs du Haut-Anjou, notre lavoir communal , aujourd’hui disparu est sorti de l’oubli.  « Graines d’Histoire en Haut-Anjou » est  disponible dans les librairies.

Jean Paul

 
 
Dans l’église d’Auvers-le-Hamon, l’orgue chante à nouveau
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M Alain Boulais, organiste, a répondu solennellement aux invitations à l’occasion de la bénédiction de l’orgue

Le 6 décembre 1986, M Schmitt avait donné un 1er concert.

En présence de l’Association des Amis de l’Orgue et d’une nombreuse assemblée, l’orgue Schmitt a été béni dans l’église d’Auvers-le-Hamon. Le père Bruno Mézière a interpellé l’orgue à tuyaux sous la forme de 10 invitations qui constitue son importance car c’est le seul instrument traditionnel dont le son donne de l’éclat aux cérémonies de la liturgie. c’est l’aboutissement de 8 années de travaux de restauration depuis son transfert de Coudray où il avait été construit par M André Schmitt. Suite au décès du créateur, M. Alain Boulais, ami de M Schmitt, entreprit dans le cadre d’une association d’Auvers-le-Hamon d’installer l’orgue à tuyaux dans le choeur de l’église.transfere-en-2007-lorgue-schmitt-resonnera-enfin-dans-leglise-dauvers-le-hamon-2

 
 La salle Saint-Georges a donné vie aux Coudriers
De g à dr L.Pertué, L.Milet, C.Bouvier, L'abbé Leforestier, A. Folliot, A. Claude et à genoux, P.Duchêne et A. Lardeux dans Rouget le Braconnier. (1941)

De g à dr L.Pertué, L.Milet, C.Bouvier, L’abbé Leforestier, A. Folliot, A. Claude et à genoux, P.Duchêne et A. Lardeux dans « Rouget le Braconnier ». (1941)

La salle Saint-Georges a donné  vie à la salle des fêtes  des Coudriers, inaugurée le 10 mai 1982. Tout  a commencé le 6 février 1938, le conseil municipal autorise le curé Georges Leforestier ( curé de Coudray de 1937 à 1945)à transformer les dépendances (la grange et le poulailler)pour créer une salle de patronage. « Cette construction se fera à ses frais et à ses risques et périls » précisait le compte-rendu de la mairie.

La salle prendra rapidement forme grâce aux bonnes volontés et à l’entraide entièrement bénévole  dont on l’entoure. Aidé efficacement par les artisans locaux Dubier et Milet, accompagnés par d’autres paroissiens enthousiastes, le curé, après avoir débité avec son père les arbres offerts, montait les poutres et les tôles sur le toit.  La charpente actuelle date de cette époque.La salle,  contiguë au presbytère, communiquait avec la cuisine et permettait les allées et venues des acteurs.

Le presbytère et la salle actuelles des Coudriers. (vues du clocher)

L’ancien presbytère et la salle actuelle . (vues du clocher)

1er mai 1976.  En arrière plan, le façade de l’ancienne salle Saint -Georges.

L’incontournable »Rouget le Braconnier », en 1941,  fut parmi les premières pièces jouées sur la scène mais celle-ci ne sera interprétée qu’une seule fois durant l’occupation car  l’occupation allemande interdisait la port d’arme même factice.  Si les pièces de théâtre dont La dame au chapeau vert. Reste Paysan. Les piastres rouges.La terre qui meurt, furent régulièrement proposées au public, des séances de cinéma étaient aussi beaucoup appréciées. »Cette salle a été très remarquée, racontait Louis Milet, car elle possédait le chauffage central, des sièges pliants et en gradins; et de plus elle avait une excellente acoustique »

La troupe de Coudray

Derrière l’ancien presbytère, les comédiens attendent les « 3 coups » pour jouer « l’Abbé Pierre ».

La salle avait tout d’une grande salle de spectacle avec sa billetterie et ses gradins en pente avec des vraies chaises de cinéma récupérées par l’ingénieux curé Leforestier,  fort de nombreuses relations. Avant de fermer définitivement, le local fut le lieu de rendez-vous des jeunes jusqu’en 1960.

Jean Paul

 

L’ouverture de l’Ecole privée

06 rue de Daon école privée calvaireAprès avoir largement évoqué l’ouverture mouvementée de l’école publique des filles,  il est important de  citer également  l’histoire de l’école privée de la commune. Elle a reçu  plusieurs générations de filles dont certaines vivent toujours à Coudray.  Fréquentée assidument par une quarantaine d’élèves, elle proposait une classe unique avec tous les niveaux. Plusieurs institutrices se sont succédé jusqu’à la  fermeture définitive de l’école en juillet 1965.

Dans une délibération du conseil municipal du 16 septembre 1902 (…), le maire expose que depuis 21 ans, deux religieuses  de la Communauté de Briouze dirigent l’école libre des filles et informe les élus que la  location du bâtiment arrivait à son terme. Le 18 novembre, il est question d’une demande d’autorisation formulée par la Congrégation de fonder un établissement pour remplacer celui qui a été fermé en juillet.

Les enfants entourés des Soeurs de Briouze 1900

Les enfants entourés des Soeurs de Briouze 1900.Bâtiment annexe de la mairie.

Pendant plusieurs années, plusieurs habitations de la commune ont accueilli l’école des filles gérée par des religieuses. Leurs déménagements étaient consécutifs au souhait du propriétaire de reprendre ou vendre le logement.  D’après les souvenirs des plus anciens et en l’absence  de date , il est raisonnable de penser que les deux établissements (public et privé) ont vu le jour à la même époque, en 1910-1911. Le terrain sur lequel fut construite l’école route de Daon appartenait à un certain M Cassin de Bossoreil. Dans les documents officiels de propriété, aucune date ne  précise l’achèvement des travaux.

Dans les années 1940, l’abbé le Forestier, curé très entreprenant, avec quelques parents d’élèves forme le projet de construire un pensionnat pour accueillir les élèves trop éloignés de l’école dans de bonnes conditions. Le projet ne sera jamais finalisé pour défaut de procédure. Aujourd’hui, nous pouvons toujours apercevoir les anciennes toilettes et le préau. Afin de mieux connaître la vie de l’école, deux anciennes élèves ont évoqué leurs souvenirs. En 1925, Mlle Louise Toinon (97 ans) qui habitait aux Petites Chauvières, route d’Argenton-Notre-Dame, faisait la route matin et soir. Le midi, la mère de Mme Marchand, l’institutrice,  réchauffait les plats des enfants de  la campagne. Dans sa classe, elle se souvient d’Yvonne Rocher et d’Odette Coquereau de l’Angelotière. « Je me souviens de Mlle Heudebert qui a remplacé Mlle Marchand. A cette époque, le curé Geslin enseignait le catéchisme dans le local devenu aujourd’hui le salon de coiffure.Les garçons de l’école publique venaient nous y rejoindre ». communion privée 001Le  samedi matin, le curé remettait les bons points: « des petits cartons avec les points écrits dessus. Ensuite, nous choisissions les lots de la valeur des points reçus ». Le théâtre avait lieu sous le préau sous lequel évoluaient les acteurs. » Durant un ou deux ans, le presbytère a accueilli une classe pour les garçons avec un certain M Michaud, instituteur« . Mme Suzette Duchesne, née Deslande a été scolarisée deux années avec Mlle Marchand puis, jusqu’en 1932, Mlle Mézerette. « La classe commençait par une prière. J’ai appris les tables de multiplication en les chantant durant la récréation. Ensuite je suis allée pensionnaire durant 3 ans aux Ursulines, j’ai toujours regretté mon école de Coudray« .

Année 1955-56

Année 1955-56. A droite, Mme Marie-Thérèse  Bodinier, née Vilfeu.

Voici l’ordre chronologique des institutrices qui ont enseigné dans le bâtiment route de Daon : Mlle Marie Marchand, Mlle Mézerette, Mlle Letessier, Mlle Heudebert, Mlle Pipelier, Mme Marie-Thérèse Vilfeu, épouse Bodinier et enfin, Mlle Marie-Josèphe Becher, épouse Lamy.

Jean Paul Bonsergent

 

 

À Coudray, sept générations de Milet ont travaillé le bois

Louis Milet à la déligneuse 001

M Louis Milet à la déligneuse.

Métayers puis menuisiers
De Bierné à Angers, en passant par Coudray et Azé, sept générations de Milet ont travaillé le bois depuis la fin du 18ème siècle. L’ancêtre le plus lointain est né aux environs de 1700 à Entrammes. Cinq générations plus tard, François-Julien Milet, né le 26 août 1774 à la Troquerie à Meslay-du-Maine va rompre la tradition de métayers : habile de ses mains, il devient menuisier et chef de file de sept générations dans cette profession. Il s’installe à Bierné, probablement vers 1805, après son mariage. Cadet d’une famille de dix enfants, François, né en 1819, succéda à son père à l’atelier de menuiserie qui était situé rue du Prieuré. Octave-François, son fils, prendra sa succession et son frère Emile-Eugène, la direction de Coudray.
Plus d’un siècle à Coudray
DSC01237Depuis plus d’un siècle, cette famille d’artisans menuisiers-ébénistes demeure à Coudray.  « Installé en 1868, Emile-Eugène acheta dix ans plus tard un terrain, rue Principale et construisit une maison avec un étage. Une des grandes pièces du rez-de-chaussée servait d’atelier » raconte Jacques Milet. Emile-Eugène eut trois enfants. Arsène-Joseph, le cadet, resta à Coudray et succéda à son père. Il fonda une famille de six enfants, deux filles et quatre garçons, dont Louis, le cadet qui succédera à son père en 1938. Après la guerre, en 1945, il créera l’atelier bien visible au centre du bourg, le long de la Petite Rue. Jusqu’en 1987, année durant laquelle Jean-Paul, son fils aîné, décidera de construire un atelier plus grand, cette fois-ci à Azé.

Rue Principale. Photo prise avant la construction de l’atelier. Paul Denuault et Félix Poilane (?) (1945)

Son fils cadet, Jacques, s’installa d’abord à Candé, puis à Angers. « Mon fils, Damien ne déroge pas à ces valeurs artisanales que la famille nous a transmises. J’aime tout particulièrement le mot « Tradition » que j’ai voulu transmettre à Damien en plus de techniques proprement dites. Il a intégré parfaitement cette notion qui lui donne une certaine légitimité vis à vis de ses clients » témoigne Jacques Milet.

Investis dans la vie communale
janvier 1985 001Â Coudray, durant au moins cent ans la famille Milet fut représentée au sein du conseil municipal. Les ancêtres Emile et Arsène furent successivement premiers adjoints au maire. Plus tard, Louis Milet, Jean Paul et Jacques ses enfants, ont figuré également parmi les élus municipaux. Leur présence au centre du bourg a favorisé leur disponibilité à la vie communale et ils ont apposé leur signature lors des déclarations des naissances ou des décès. Certains anciens parlent encore soit d’une chambre à coucher, soit d’une salle à manger ou d’une cuisine, réalisée par le menuisier Milet.

M Ciron, père (1950). A l'arrière la maison Milet

M Ciron, père (1950). A l’arrière la maison Milet

Les habitants vivaient au rythme de la vie des artisans : comme en écho, l’enclume du forgeron Ciron répondait aux ronronnements de la scie à ruban ou de la raboteuse, dans la rue Principale. Aujourd’hui, Damien Milet, fils de Jacques, perpétue la tradition d’artisan de menuisier-ébéniste, à Angers. « Le bois chez nous c’est une histoire de famille. Durant deux siècles, mes ancêtres se sont transmis le goût du travail bien fait et le respect du client. J’ai repris le flambeau d’artisan avec l’objectif de promouvoir également cette bonne réputation de famille » explique Damien.atelier menuiserie MILET, rue Prinicipale, 1945-1986
Pour cette famille de menuisiers, c’est un bel arbre généalogique avec lequel elle a réalisé de beaux meubles. Il est remarquable par sa longévité dont les racines sont ancrées dans l’histoire locale. Cet arbre s’est développé bien droit autour d’une unique passion : le travail du bois.
Jean Paul Bonsergent.

La minoterie de Coudray

La Boule d'Or 001

Durant 80 ans, une minoterie a existé au cœur du village de Coudray, gérée à l’origine par la famille Deslandes dès 1905. Jusqu’en 1985, le commerce fut tenu par M et Mme Duchesne, descendants de la famille.
En 1905, M. Charles Deslandes produisait de l’huile
C’est une histoire de famille. Tout d’abord, M. Charles Deslandes, né à Argenton-Notre-Dame, se marie à Coudray en 1891, et le jeune couple vivra plusieurs années au Chêne-Marion, fermette proche de la boulangerie, dans le bourg. En 1905, les Deslandes deviennent propriétaires de l’hôtel de la Boule d’Or, café-tabac, débit de boisson et qui produisaient également de l’huile alimentaire. Dans la cour derrière l’hôtel, la meule en pierre, tirée par un cheval, produisait l’huile de colza et de noix, épluchées par plusieurs familles, habitant la commune pour améliorer leur ordinaire « Je me souviens de Mmes Bucher et Cousin à qui on apportait les noix à écraser » raconte Mme Suzanne Duchesne, (93 ans) arrière-petite-fille de Charles, née à Coudray en 1922. En 1921, le couple Charles Deslandes quitte la rue principale et aménage au Léard, petite ferme à l’entrée du bourg et Ernest lui succède au café-tabac et au moulin. Ernest décide d’arrêter la production d’huile et crée la minoterie de céréales secondaires et graineterie « Il y avait du riz, navet et le son que nous allions chercher au Moulin de Formusson chez M.Gerbouin et sinon pour d’autres fournitures, comme la luzerne et le trèfle, chez Lecoq à Angers ». A l’entrée de la rue du Bac de Ménil, le meunier a possédé d’abord un moulin à essence, électrique ensuite et un aplatisseur pour la farine d’orge et d’avoine pour le nourrissage et engraissage des porcs ou des lapins « Le moulin à farine produisait uniquement la farine de graines des céréales secondaires, pas le blé, précise Mme Duchesne. La grande porte de la minoterie et les anneaux de fer pour attacher les chevaux rappellent aujourd’hui son existence.

Quatre générations dans la même maison

En 1960, M. Paul et Suzanne Duchesne prennent la destinée du café-tabac et de la minoterie « La clientèle d’Ernest nous est restée fidèle et les agriculteurs venaient d’Argenton-Notre-Dame, Azé, Daon, Chatelain et Coudray » précise M. Duchesne. A l’époque, Coudray comptait trois épiceries et quatre cafés : le café Dubier (L’Amphitryon aujourd’hui), le café Ciron, au centre du bourg, et le café Antoine, route d’Argenton. « Après les moissons, nous avions énormément de travail. Les sacs de blé pesaient 100kg ! Plus tard, j’ai apprécié l’apparition de ceux de 50 kg» se rappelle M. Duchesne. Durant plusieurs années, quatre générations vont cohabiter. Tout d’abord, Marie-Louise, née Geslot veuve de Charles Deslandes, puis Marie-Alice née Roinet, veuve d’Ernest, Suzanne née Deslandes, épouse de Paul Duchesne et enfin, Guy, Jean-Paul et Anne-Marie, leurs enfants. « Durant dix ans, nous avons vécu tous ensemble. Ce ne serait plus envisageable ni souhaitable aujourd’hui, reconnait Mme Duchesne. La minoterie, le café-tabac, et l’hôtel de la Boule d’Or dont le nom est encore visible sur le fronton, se situait au numéro un de la rue Principale, face au café « le p’tit Coudray » aujourd’hui. « Etant buralistes, nous rédigions les acquits officiels de distillation, qui était faite par un certain Coquereau ». La distillation était réalisée, route d’Argenton-Notre-Dame, face au Grand-Soreau, à côté du ruisseau. Aujourd’hui, M et Mme Duchesne habitent place du Chêne, (cela ne s’invente pas !) en retrait de la rue Principale.

A l’angle de la rue Principale, le café Duchêne. Année 1975-80

Lorsque Paul a pris sa retraite, les moulins ont été achetés par un agriculteur qui, avec beaucoup d’autres, produisaient alors leur propre farine et aplati. Si la boulangerie fournit toujours son pain au même lieu, la Boule d’Or a définitivement fermé ses portes en 1985. Durant des années, l’hôtel fut aussi le lieu de repas de famille et la façade de l‘immeuble figure sur nombreuses photos de mariage.

Dans l’intimité familiale, entourés de leurs enfants et des petits-enfants, M et Mme Duchesne fêteront prochainement leurs 70 ans de mariage qui fut célébré à Coudray le 5 septembre 1945. Fêter les noces de platine est un évènement particulièrement rare et précieux comme ce métal. Dotés tous les deux d’une belle mémoire, M et Mme Duchesne aiment volontiers partager leurs souvenirs, permettant aux plus jeunes de mieux connaitre l’histoire de leur village. Nous leur adressons tous nos vœux de bonheur !
Jean Paul Bonsergent

Aux Enfants de Coudray. Morts pour la France. 1914-1918

 

Cérémonie du 11 nov 1950 1

Cérémonie aux Monuments aux Morts à Coudray (1950)

 Monuments aux Morts.Coudray (54)

Année 1914 :

LAUMONIER Léopold, né le 19 octobre 1889 à Argenton-Notre-Dame (53). Il avait 25 ans. Mort sur le terrain le 22 août 1914 à Virton (Belgique).

POITEVIN Joseph, né le 24 juillet 1882 à Niafles (53). Il avait 32 ans. Tué à l‘ennemi le 10 septembre 1914, à Chaumont sur Aire (Meuse).

MALHERAULT Alexandre, né le 31 mai 1882 à Coudray au lieu-dit « L’Etang » (53). Il avait 32 ans. Tué à l’ennemi, le 24 septembre 1914, à Cressy (Somme).

PICHOT Jules, né le 19 mai 1890, à Azé, (53) à la Truberdière. Marié avec Marguerite Moussu le 25 novembre 1913, à Coudray. Les deux frères, Jules et Louis ont épousé les deux soeurs.  Il avait 24 ans. Tué à l’ennemi le 24 septembre 1914 à Liancourt Josse. Mont Didier (Somme).

PINSON Paul, né le 23 octobre 1881, à Meslay du Maine (53). Il avait 33 ans. Tué à l’ennemi le 12 octobre 1914 à Roye (somme).

Cimetière américain de Montfaucon (51)

Année 1915

BUFFET Henri, né le 16 novembre 1893 à Marigné-Peuton (53). Il avait 22 ans. Tué à l’ennemi, disparu, le 29 avril 1915 à Brielen (Belgique).
BODIN Arthur, né le 21 février 1883 à Laval (53). Il avait 32 ans. Mort sur le terrain, le 27 septembre 1915 à l’Epine de Vedegrange (Marne).
TETIER Albert, né le 9 juin 1884, à Coudray. Ses parents habitaient dans le bourg. Son père, Jean Tetier, était domestique et sa mère couturière. Il avait 31 ans. Mobilisé  le 31 août 1914, et réformé le 1er décembre 1914. Il est mort , à Coudray, le 10 décembre 1915 de tuberculose pulmonaire.

Site internet 2014 (3)

 

 

 

Année 1916 :

LEON Eugène, né à la Terrinière de Ménil le 5 aout 1880.  Cultivateur à Coudray en 1900 et incorporé au 124e Régiment d’Infanterie le 21 novembre 1914.  Réformé pour imminence de tuberculose en  1915,   il décéda à Coudray le 20 mars 1916. Il avait 36 ans.

Louis Merlet CoudrayMERLET Louis, né le 20 juin 1895, à Coudray, à la Bellangerie. Il avait 21 ans. Tué à l’ennemi le 21 juin 1916 au Bois-Fumin. Canton de Charnie (Meuse).

PICHOT Louis, né le 8 avril 1888, à La Rousselerie, de la Jaille-Yvon (49). Marié avec Marthe Moussu, à Coudray le 25 novembre 1913. Louis et son frère, Jules avaient  épousé les deux soeurs. Il avait 28 ans. Mort suite à ses blessures de guerre le 3 août 1916 à Braux Sainte Cohière. Ambulance n°5 (Marne)

TURQUAIS Pierre Joseph, né le 8 mars 1883, à Terreneuve, à Saint Sauveur- de-Flée (49). Il avait 33 ans. Tué à l’ennemi, en octobre 1916 à l’est de Morval (Somme)

 

Année 1917:

Cimetière de DouaumontBOIVIN Marcel, né le 30 avril 1897 à Coudray (53), à la Grande Valette. Il avait 20 ans. Mort suite aux blessures de guerre le 20 mai 1917.Ambulance 2/72. Mourmelon-le-Petit (Marne)

FOUILLER Gabriel Auguste, né le 18 novembre 1879, à Coudray. Il avait 38 ans. Mort sur le terrain le 26 juillet 1917 au Mont Haut (Marne).

Année 1918 :

RUAULT Arthur, né le 2 octobre 1892, à Coudray (53), à la Mottenaie. Il avait 26 ans. Mort suite à ses blessures de guerre, le 21 août 1918. Ambulance n° 22, à Vatry (Marne). Il est  inhumé dans le cimetière de Fère-Champenoise.

GANDON Constant Victor, né le 8 novembre 1880, aux Buffetières, à Grez-en-Bouère (53). Marié le 26 novembre 1907, à Coudray, avec Alice Leroy. Il avait 38 ans. Mort de tuberculose pulmonaire, contactée dans le service le 29 septembre 1918. Hôpital (n° 39) de Solesmes (Sarthe).
POIRIER Georges, né le 22 septembre 1897, à la Puronnerie, à Peuton (53). Il avait 21 ans. Tué à l’ennemi, par éclat d’obus le 27 juillet 1918 dans le secteur du Bois-Noir, au nord-est de Prosnes (Marne). Il est inhumé à la Nécropole Nationale de Sept-Saulx, en Champagne-Ardennes. (21 km de Reims)

Deux autres soldats natifs de Coudray sont morts  lors du conflit. Leurs noms figurent sur le Monument aux Morts de leur lieu de résidence :

Gourand Henri, né le 23 juillet 1886 à Coudray, dans le bourg. Domicilié à Fromentières, il avait 28 ans.Mort des suites de ses blessures à l’Hôpital n°28, à Paris (16ème) le 24 septembre 1914.

Guillet Henri, né le 3 avril 1872, à la Métairie de la Mottenaie, à Coudray. Il s’est marié à Paris le 24 janvier 1903. Il est mort le 3 octobre 1918, de la grippe infectieuse contractée dans le service,  à l’hôpital mixte d’Amiens (somme). Il avait 46 ans.

 

DSC06475 Avec la complicité de mon frère Alain.

Pour le centenaire de la Guerre 14-18

Jean Paul Bonsergent.

 

Les « 4 Fleurs » à Coudray…C’est toute une histoire !

DSC01007Avant d’obtenir la quatrième Fleur, associée aux trois premières sur les panneaux placés aux entrées du village,   il y a eu d’abord évidemment la première  ! Car  Coudray a vu fleurir ses « 4 fleurs » grâce aux  réflexions, améliorations  et d’investissements financiers de la commune ou des particuliers. Dans les années 1980, le maire et la municipalité, Jean-Charles Beucher, se sont lancés dans cette aventure à l’époque totalement novatrice  !  » A l’initiative de M.Beucher,  le comité  » Village que j’Aime  » voit le jour  en 1976.  La commune de Coudray participe au 3ème Concours National des « Village que j’Aime » et obtient le Coq d’argent, 1er prix régional des Pays de Loire, le 13 mai 1977 à Montaigu (85), et en 1983, à Malansac, en Bretagne ». (voir le site de l’Association).

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Diplôme remis par le Comité National des Villes et Villages Fleuris.1984.

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1er Prix régional des Pays de Loire. 13 mai 1977.

Coudray : village à fleur de pot. Le 4 janvier 1988, un article paraît dans le journal Ouest-France,concernant une étude menée par Nadia Boudemagh-Nassivera, étudiante en sociologie de l’université de Nantes.Cette étudiante a multiplié les contacts avec la population et a mis en évidence le rôle majeur de la fleur dans la commune. « Le modèle Coudréen comme elle le définissait alors,  n’a ni été imité, ni diffusé et beaucoup de maires se demandent comment Coudray a réussi à recréer cette ambiance de village. »  Car Coudray s’est doté d’un véritable patrimoine esthétique et social (…).  Les plus anciens de la commune comme les nouveaux arrivants s’identifiaient au succès  qui étaient indirectement le leur. Une vraie dynamique alors  était lancée, rénovation du bâti, plan paysager avec 15 km de haies replantées (Prix Orchidées en 1994) et développement du fleurissement.

Première remises des Remises des récompenses aux habitants., sous la présidence de M Jean-Charles Beucher, à l'initiative de cette aventure.

Une des premières remises des récompenses,  sous la présidence de M Jean-Charles Beucher maire de Coudray, à l’initiative de cette aventure.

 

 

 

 

 

 

 

Le village de Coudray n’a pas de  patrimoine ancien,mis à part l’ancien presbytère( XVIIè), ni de caractère particulier et il n’est pas traversé par  la rivière La Mayenne, mais grâce à une volonté commune et l’implication réelle des habitants, le village obtient la 1ère Fleur en 1989, la seconde en 1990, puis la 3ème Fleur en 1992. La commune est en constante évolution : D’un bourg agricole, la commune est devenue une zone d’habitations pour la population travaillant à Château-Gontier.

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Route d’Argenton. Passage du jury, accompagné de M.Jean-Charles Beucher.

 

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(1998). Très remarqués à l’entrée du village, le jardin et la maison fleuris de M et Mme Chabrun furent souvent à l’honneur.

Avec Alain Rossignol, élu maire en 1995 , dans la continuité de la précédente municipalité, la commune s’engage dans un aménagement plus global en ne se limitant pas au seul fleurissement. En 1996,  l’effacement des réseaux électriques, les aménagements de sécurité avec du mobilier urbain,  la rénovation des entrées du bourg et les plantations de haies dans les lotissements ont modifié profondément l’aspect du village.

La population a pris connaissance  des appréciations du jury régional,  dans le bulletin municipal n°26 (an 2000): « Le nouvel aménagement du centre bourg  rend le fleurissement lumineux. Les jardinières de bois s’intègrent parfaitement à l’environnement. L’entrée de la commune sur la route de Château-Gontier est conçue avec soin.(…) »

M Joël Gadbin, adjoint, accompagné de Frédéric Paillard, agent communal.

Challans. 20 septembre 2002. M Joël Gadbin, adjoint, accompagné de Frédéric Paillard, agent communal, reçoit le diplôme du jury régional.

Coudray devient attrayant: Au cours du printemps-été 2003, à l’initiative de « Maine Anjou Rivières » et des transports Herrouet, plus de 1000 personnes ont sillonné le village pour admirer le fleurissement. Le jury régional propose la commune pour l’obtention du label d’excellence. En juillet 2004, Coudray reçoit pour la seconde fois le jury national et récompensé en obtenant le label. Grâce à la production de plants réalisée par les employés communaux,le budget est maitrisé et la commune reçoit pour la seconde fois en 2006, le 1er Prix Départemental du Fleurissement de Printemps. La commune a poursuivi ses actions par la plantation d’arbres (école, lotissement, entrée bourg), de végétaux en pleine terre sous bâche ou sous écorces.

Remise du Prix du-Concours National mars 2005.Pavillon Gabriel

En mars 2005, M Alain Rossignol, maire, et M Joël Gadbin, adjoint,  sont allés au Pavillon Gabriel à Paris pour recevoir le  Prix du Concours National.

Remise 4 fleurs 7 mai 2005

7 mai 2005. Avec  M Jean Arthuis, président du Conseil Général, M Alain Rossignol, maire,  présente  le label « 4 fleurs » à la population.

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2006. Coudray est récompensé pour le fleurissement de Printemps. Régis, Didier, et Frédéric , les employés communaux sont félicités par M. Alain Rossignol, maire, et M. Joël Gadbin, adjoint au fleurissement.

Le Jury National de retour à Coudray en août 2014.

Pour la troisième fois,  Coudray reçoit le Jury National le 19 août 2014 pour valider le label d’excellence. Depuis 2004, la commune figure parmi les 223 « Villes et Villages fleuris » labellisés « 4 Fleurs « .

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Le 11 mai 2007,au Genest St Isle, M Joël Gadbin, adjoint, avait reçu  le Prix Départemental des mains de M Jean Arthuis, président du Conseil Général.

 La commune a répondu aux objectifs du Conseil National, émis lors de son précédent passage en 2011, choisissant un fleurissement de type arbustif. Maisàl’évidence, le fleurissement n’a plus le même sens aujourd’hui. « La jeune génération propose des choix décoratifs différents et consacrent moins de temps à l’entretien extérieur et, aujourd’hui, l’esprit de concours a  disparu. »constate M Joël Gadbin, nouveau maire de Coudray.   Reçu par Mme Elisabeth Chevreul, adjointe, le jury national a   découvert les aménagements urbains et paysagers  dont certains sont liées aux conseils réitérés des jurys successifs.

« Un fleurissement généreux et de qualité »

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19 août 2014. Le Jury National et la commission fleurissement.

La décision officielle du Jury national tant attendue est parvenue en mairie. Lors du conseil municipal, M. Joël Gadbin, maire, a lu le courrier qui confirme le label. En août dernier, les membres du jury ont apprécié le bon accueil et la volonté de la nouvelle équipe municipale de poursuivre la démarche entreprise pour valoriser le village. « La commune attache une grande importance à la bonne pratique environnementale pour ses espaces. Le fleurissement est généreux et de qualité. Un travail important est conduit à Coudray ». Suite à ce constat encourageant, le Jury propose quelques pistes d’améliorations pour les années à venir. « Nous sommes évidemment satisfaits  des appréciations du jury. Nous attendions  avec une certaine impatience la confirmation officielle.  » explique le maire, Joël Gadbin.

Jean Paul Bonsergent

Le 7 et 8 Août 1944 : La bataille de  Coudray

Plaque commémorative.(posée en 2004)

Plaque commémorative posée en 2004.

Deux mois après le débarquement, le 7 et 8 août, Coudray va vivre des heures angoissantes car le village sera au centre de combats dont l’issue aurait pu être plus dramatique avant d’être enfin libéré. Voici le déroulé des faits:  des  extraits de « Cinq années de vie  et de guerre en pays Mayennais » de M Marc Valée, ainsi que  des témoignages de Coudréens présents sur les lieux. Cet article est  ponctué de photos prises le 14 mai 2005, dans la cadre d’un Rallye du Souvenir  organisé par le Pays de Château-Gontier avec l’ASETAS VCCM, (véhicules de collection civile et militaire). L’Association des Anciens Combattants avait accueilli le convoi de 15 véhicules  à Coudray. (photos: J.M Mulon, et J.P Bonsergent)

Passage du rallye Mai 2005.

Passage du rallye Mai 2005.

Le dimanche 6 août au soir, les allemands en fuite (on se bat de l’autre côté de Château-Gontier, sur les hauteurs de Bazouges et route de Craon) occupent le village en grand nombre. Des soldats se dirigent vers le presbytère afin d’obtenir les clés du clocher qui est une poste d’observatoire idéal. Le curé Le Forestier la leur refuse en leur disant que la clé est chez le maire, M Du Rivau, qui habite à 2 km de la commune. La distance semble finalement les rebuter et ils abandonnent leur projet. Le lundi 7 août, dès le matin, 300 S.S occupent Coudray et les environs. Vers midi, 1500 à 2000 soldats d’infanterie de marine s’installent route de Château-Gontier et  route de Daon. Des engins de guerre sont mis en position, la ligne avancée est située à 2 km vers Château-Gontier. Les derniers habitants quittent avec anxiété le bourg vers les fermes. « Mon père, boulanger avait été réquisitionné par les allemands pour faire du pain, et cuire des poulets ! Mais dans la journée, il nous a rejoint à Longue Noë,  avec M Deslandes qui tenait le café» Certains vont se cacher dans des tranchées creusées plusieurs jours auparavant pour se protéger des bombardements.rallye du souvenir 14 mai 2005 « Les allemands étaient de plus en plus nombreux sur la commune, et dans les bois d’Ingrandes et de Moiré. Nous nous sommes réfugiés à la ferme de la Longue Noë qui appartenait à M Cosson, adjoint au maire,  et dont les agriculteurs s’appelaient Durand. Nous étions 50 personnes regroupées dont plusieurs enfants. Les enfants de l’instituteur Le Flohic avaient la coqueluche. Parmi nous, il y avait  Mme Marie Chéhère, la sacristine et à chaque tir d’obus, elle nous faisait dire un chapelet !! Parfois, nous apercevions les allemands qui partaient à travers champs. M et Mme Piquet, habitant la ferme de l’Etang toute proche, nous ont rejoints car la cheminée de leur maison était tombée suite à un obus. » se souvient Mme Suzette Duchesne, qui avait 22 ans en 1944. « Nous étions des enfants un peu insouciants comme tous les enfants, M Durant nous rappelait à l’ordre en faisant claquer son fouet! »se souvient Roger Ménard, 9 ans en 1944. « A la Foucaudière, nous avions creusée une tranchée  mais comme les allemands occupaient les lieux et avec les voisins, la famille Ruault de la Thénardière, nous sommes allés se cacher aux abords du Moulin-Raillé. Resté  sur place, mon père était  descendu dans la tranchée. Tout à coup, il aperçoit un allemand , mitraillette au bras, qui semble-t-il, veut s’y cacher aussi. Tombant nez à nez avec mon père, le soldat fait demi-tour et il n’est jamais revenu ! » se souvient Abel Bigot.

Devant la mairie, les "GI" du rallye écoutent le récit de la bataille de Coudray

Devant la mairie, les « GI » du rallye écoutent le récit de la bataille de Coudray

Trois hommes, le curé Le Forestier, et l’instituteur public, M le Flohic accompagné de l’ouvrier boulanger Robert Minzière, réussissent à  atteindre Château-Gontier. L’instituteur et le jeune mitron longeront la Mayenne jusqu’à Azé, en évitant les tirs des allemands en grand nombre au niveau du bois d’Ingrandes. Le curé prendra le chemin opposé par le chemin des Epinettes, et la route de Fromentières. Leurs renseignements conjoints furent très précieux et  confirmés par les observations aériennes de la Task Force, la présence ennemie était évidemment dangereuse pour Château-Gontier.

commémoration de la Libération Aout 2014Il y aura peu de témoins oculaires des combats qui vont se dérouler ensuite. Les rares habitants restés dans le village se calfeutraient même si les soldats leur avaient imposés de laisser leur porte grande ouverte. « Cachée derrière les volets, j’ai eu le temps de voir les allemands qui sortaient de la cave de l’instituteur, en face. Ils emportaient des bouteilles ! » : racontait Mme Marie-Josephe Simier, née Picoulier. « Réfugiés à la Longue Noë, nous entendions très bien les sifflements des tirs au-dessus de nos têtes, la ferme étant en creux » précise Roger Ménard, 9 ans en 1944. Certains l’échapperont belle ! C’est le cas de M Henri Bertin.  Il est pris ce jour-là dans une patrouille allemande dans le petit chemin (appelé aujourd’hui chemin de la Croix), en essayant de regagner une tranchée dans laquelle il s’était réfugié. Le jeune homme par sa taille,  et son air désinvolte, est pris pour un anglais. Il connait la langue allemande mais l’émotion est telle qu’il répond en anglais. Il est fouillé et on trouve sur lui une chanson de la RAF. Pour eux, pas de doute possible, c’est un « tommie » et il est emmené à l’arrière   de l’atelier Ciron le forgeron (parking du restaurant scolaire) . Les soldats attendent l’ordre d’exécuter durant une bonne demi-heure, ce qui a dû paraître interminable pour le jeune français.  Finalement, il survivra à cette dramatique situation. Un obus fusant les renverse tous, et tuent les exécutants. « Mon père, revenu à la boulangerie, a entendu la déflagration, vu le chef allemand sortir dans la rue, en se tenant le ventre, traverser  et s’effondrer mort » raconte Roger Ménard.  M Henri Bertin s’en sortira, blessé par un éclat de la bombe »Mes parents et moi  qui était infirmière, l’avons pris  en charge  à la maison. Il avait été blessé grièvement au thorax »  se souvient M Simone Bluy, (92 ans). Leur grande maison , située à l’entrée du village avait été aussi  choisie par les allemands pour sa situation stratégique. « Ils s’étaient installés dans le grenier, et tiraient par la fenêtre mansardée d’où ils avaient la vue sur la route de Château-Gontier. La cheminée est même tombée, quelle frayeur ! « 

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7 août 2014. Commémoration de la libération de Château-Gontier.

Par la route de Ménil, des troupes américaines atteignent Daon dont le pont est inutilisable depuis le dimanche 6 août. Une colonne américaine partie d’Azé arrive vers 18h45 à la hauteur du château d’Ingrandes et la ferme attenante du Domaine, à 2 km de Coudray. Une stèle rappelle le drame de l’assassinat de quatre hommes, arrêtés quelques heures auparavant. Parmi eux, Pierre Bruneau, et Marcel Gustave Guédon, avaient été arrêté et enfermé dans le moulin Deslandes. Parvenant à s’échapper, ils tentent de revenir vers Château-Gontier. De nouveau arrêtés, ils seront exécutés avec deux autres civils à la hauteur de la  propriété d’Ingrandes C’est l’occasion d’échanges de coups de feu et grand nombre d’allemands, regroupés dans le petit bois, sont faits prisonniers.Les américains se regroupent, repartent, dépassent Ingrandes et prennent la ferme d’Aigremont, et des hauteurs du Domaine canonnent le bourg jusqu’à la nuit. Quelques maisons sont endommagées, les hangars de la Gaignerie brûlent, et la toiture de la ferme de la Brancheraie est endommagée. « Les traces des éclats d’obus sont encore visibles dans un mur, et le propriétaire, M Raimbault avait utilisé des bouchons de liège pour boucher les trous dans le parquet. Ils y sont toujours !! » : raconte M Abel Bigot, propriétaire aujourd’hui.

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1944.Drapeaux aux fenêtres. rue Principale

 

 

 

 

 

 

De  nombreux allemands dont le commandant sont tués.  A environ 800 mètres de l’agglomération, lorsque les américains empruntent la côte raide de Coudray, trois de leurs tanks sont touchés et mis hors de combat. La colonne du colonel Tackeray n’en dispose plus que trois. L’infanterie est alors lancée à l’assaut des positions ennemies et subit des pertes humaines dont un américain Alvin Berg, originaire de l’Illinois. Finalement, dans la nuit, les alliés se replient et bivouaquent à Azé. N’ayant plus de chefs, Les allemands en profitent pour quitter le bourg et le mardi 8 août au matin, les troupes alliées reviennent  par la route de Chatelain à Coudray où elles ne rencontrent aucune résistance. « Nous étions surpris par le calme et le silence. Tout à coup,  mon père et moi entendons des bruits de moteurs. Nous avons eu très peur car nous pensions revoir les allemands, mais non ! C’était un convoi américain !  » rappelle  Abel Bigot.  Après avoir fouillé les habitations, ils poursuivent les soldats vers Daon, et Cherré où des combats violents  se déroulent au carrefour dit de la Salle, entre Champigné et Contigné.  Coudray est libéré. Une page d’histoire se tourne avec la liberté retrouvée.

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1944. Les habitants fêtent la Libération (photo Duchesne)

Jean Paul Bonsergent

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Aout 2014. Mme Suzanne Duchesne, M Roger Ménard (debout) et Abel Bigot n’ont pas oublié les événements du 7 et 8 août 1944.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il était une fois le MilleClub

Club du foyer-club. Nom donné à l'époque de sa création en 1969

Club du foyer-club. Nom donné à l’époque de sa création en 1969.

A l’occasion de sa rénovation récente , voici son histoire peu banale. La jeunesse française aspire à plus de liberté. Le Ministre de la Jeunesse et des Sports, M.François Missoffe propose aux communes qui le souhaitent un projet appelé « opération 1000 clubs ». Il s’agit de permettre aux jeunes « inorganisés » de construire leurs propres lieux de vie sociale comme une « sorte de café », de lieu de rencontre pour les jeunes. Le Mille-Club : Un équipement de loisirs, une structure légère livrée en kit pour une surface de 150 m² et pouvant accueillir jusqu’à 200 personnes peut être attribuée par l’Etat sous la condition d’un montage effectué à titre gracieux par les jeunes et la constitution d’une association. Le projet est porté par le maire-instituteur M Jean Charles Beucher.  Coudray est une petite commune rurale et le dossier, grâce à l’opiniâtreté de son maire, est retenu par le Préfet. L’opération connaît un certain succès auprès de la population. « J’avais 15 ans. Nous étions fiers de participer aux travaux d’une maison pour les  jeunes. Ce n’était pas rien ! Nous étions en vacances scolaires et nous aidions les ouvriers de chez Gruau. Le bâtiment se montait comme un jeu de mécano » se souvient Alain Houdayer.

En centre, M et Mme Neveu, entouré de Joël et Evelyne Hallopeau.De l'entreprise Gruau M Neveu était intervenu sur le chantier en 1969.

En centre, M Daniel Neveu et son épouse , entourés de M et Mme Joël et Evelyne Hallopeau. Monteur chez Gruau M Daniel Neveu était intervenu sur le chantier en 1969, et Joël Hallopeau fut le dernier président du club des jeunes, en 1975.

En 1976, M Ritouet et Gerboin devant le Mille-Club.

Interrogés, certains coudréens,  présents en 1969, se souviennent : « Le Mille club était la fierté de Monsieur Beucher Pour un petit village comme Coudray à l’époque, c’était la preuve évidente de son dynamisme. Nous, on sortait de notre pseudo foyer de jeunes, nommé « chez George’s », créé dans l’ancienne salle paroissiale St George, aujourd’hui salle des Coudriers. L’arrivée du Mille Club était donc pour le maire une façon de régulariser  les choses. Au fil des années, il y a eu, de mémoire, quelques réfractaires au nouveau fonctionnement. Et puis il faut dire aussi que notre noyau de potes vieillissait et portait son attention vers d’autres horizons.» raconte Jacques Milet. « Dans le groupe historique, pour mémoire, il y avait Rémy et Alain Chevreul, Jean Yves Poitevin et ses soeurs Marylou et Marie-jo. Les frères Leduc, Hesdin et Jacqueline Chabrun, Gisèle et Nicole Marin, Alain Bouvier,  Jean Louis Bigot,  Alain Houdayer, Joël Hallopeau et  Evelyne Ménard, et d’autres que  j’oublie certainement »se rappelle Hubert Claude. Une entreprise intervient pour le gros œuvre et les jeunes participent aux travaux.  « Nous avions 1000 h pour monter le « 1000 club ». l’ambiance était particulièrement bonne à Coudray. Une dizaine de jeunes motivés venaient trier les pièces détachées, se souvient M Daniel Neveu, monteur, certains parents donnaient la main dont un menuisier qui avait son atelier tout proche, et qui ne refusait pas son aide technique!« . Le club va vivre plusieurs années, et les jeunes fréquentent assidument le local où ils peuvent utiliser le labo-photos, un baby-foot, une table de ping-pong, et une bibliothèque.« Ayant constaté rapidement qu’ils n’étaient plus les seuls bénéficiaires du Mille-Club, certains  se sont démotivés et ont désertés les lieux. Rapidement après la création du club, beaucoup d’entre eux se sont mariés car on se mariait jeune à cette époque ! « ajoute Hubert Claude.

Les aînés de la commune se rencontre toutes les semaines pour la belote. (Photo 1980)

Les aînés de la commune y viennent toutes les semaines pour la belote. (Photo 1980)

Dans les années 8o-85, les enfants assis autour des tables au Mille-Club

Dans les années 8o-85, les enfants assis autour des tables au Mille-Club

 

 

 

 

 

 

 

 

Plantation de l'arbre. 3 mars 2000

Samedi 3 mars 2000. Les enfants des Corylis ont participé à la plantation de l’arbre du Millénaire.

Car,  le Mille-Club devient également la cantine scolaire et le lieu de certaines réunions communales. Evidemment, certains élus et parents ont fait part de leur étonnement . A cette époque, Coudray ne possédait ni  salle des fêtes, ni restaurant scolaire. L’intérêt général a pris le pas sur le souhait exprimé des jeunes d’en conserver l’usage prioritaire. « Nous devions ranger impérativement après notre passage car les enfants venaient y manger tous les jours, ajoute Joël Hallopeau, l’un des derniers présidents, en 1975, et nous organisions régulièrement des soirées sans problème « .

Objet d'entretiens permanents,le Mille-club a changé plusieurs fois de couleurs

Objet d’entretiens permanents, le Mille-club a changé plusieurs fois de couleurs.

Plusieurs Mille-Clubs sont apparus à Laval, à Villaines-la-Juhel, à  Ambrières-les -vallées, et à Loigné-sur-Mayenne . « Après notre intervention à Coudray, nous sommes devenus l’équipe de spécialistes et l’entreprise nous envoyait sur des chantiers analogues. A Coudray, les jeunes ados étaient plus concernés, plus motivés que ceux rencontrés en milieu urbain, à Laval » ajoute M Daniel Neveu. La plupart des Mille-Clubs construits à cette époque a disparu aujourd’hui. Celui de Coudray  très utilisé, a bénéficié de soins attentifs constants. Durant plus de quarante ans, ce bâtiment en kit a fédéré la vie sociale de la commune  et fut le témoin de rencontres, de fêtes diverses, de nombreux centres aérés pour des générations d’enfants et le lieu de rendez-vous quotidien des écoliers pour le repas du midi.

26 juillet 2014. Réception des travaux.

26 juillet 2014. Réception des travaux.

En 2013, le maire M Alain Rossignol et le conseil  municipal ont décidé sans hésitation de le rénover, de réduire la facture énergétique, et d’améliorer le confort par une mise aux normes.  Les travaux  ayant été engagés par la précédente municipalité et achevés sous la nouvelle, la réception des travaux  a eu lieu en présence des deux conseils municipaux.Aujourd’hui, l’aspect extérieur a été modifié avec la création d’une loggia, et certaines baies vitrées ont disparu, sans oublier l’accès aux personnes à mobilité réduite.

En présence de Mme Emmanuelle Fresnay, les entreprises et artisans, et les élus.

En présence de Mme Emmanuelle Fresnay, les entreprises et artisans, et les élus.

Le 26 juin 2014, en présence de Mme Emmanuelle Fresnay, sous-préfète, de M Lucien Aubert, représentant le Communauté de Communes,de M Alain Rossignol, de M Gadbin, maire , des entreprises et artisans, des élus d’hier et d’aujourd’hui a eu lieu la réception officielle des travaux. Habillé de neuf, une nouvelle vie commence pour ce bâtiment « historique ».

Jean Paul Bonsergent.

Coudray,  d’hier à aujourd’hui

Origine du nom : De l’anDSC02514cien français, coudre, « coudrier ». Une coudraie désigne un bois ou un bosquet planté de noisetiers. Les latins l’appelaient colorus, ou corylus, sous l’influence du gaulois collo (1503). Puis, on l’appela le coudrier, et ensuite,  il fut éliminé par noisetier. Notre salle des fêtes se nomme les Coudriers depuis sa création en 1982. Dans le même ordre d’idée,   les Coudréens, suite à un vote, choisirent d’appeler l’école publique « les Corylis ». Instituteur à Coudray, en 1894, M Alphonse Dauguet évoque une autre hypothèse : « Coudray (colridum) semble venir de Collis (colline droite). Le bourg est en effet situé sur un plateau qui domine la rivière » .

Ce lieu faisait  partie des terres essartées au moment des grands défrichements. Dans les écritures, la commune apparaît vers 765 car un certain Gille lègue en partie la terre de Coudray au monastère de Prüm, en Rhénanie. Le cartulaire du Ronceray mentionne la cure, sous le nom Décima de Codreio en 1126 ;  et la paroisse du Couldray est citée en 1398. Dans un aveu de 1539, François Bourré déclare qu’il est seigneur de la terre et seigneurie de Coudray, près de Château-Gontier.La paroisse  porte ensuite divers noms, dont Coudray-Geniers  (du nom d’une famille de Geniers), et Coudray-sur-Maine en 1793. L’un deux, saint-Julien-le-Martyr du Coudray, évoque l’évêque du Mans qui christianise la région  au IIIè siècle. On y pratique alors la culture de la vigne, du froment, du seigle, de l’avoine et du blé noir.  Un mémoire du XVIIIè siècle mentionne que la vigne recouvrait encore 1/10 de la superficie de la paroisse.

Sous la révolution, huit habitants de Coudray se virent traduits devant la commission révolutionnaire. Interné aux Capucins de Laval, leur curé, Charles-Pierre Dubois, s’évada. Ce furent les gardes  nationaux d’Entrammes et de Villiers qui l’arrêtèrent et le ramenèrent à Laval le 18 août 1792. Jusqu’en 1795, la commune est aux mains des Chouans de la division Coquereau.  Le maire est réfugié à Château-Gontier le 31 août 1795. Un certain Chéhère qui en faisait fonction fut fusillé, assure-t-on, par les chouans, sans qu’on dise à quelle date. (…)

Ancienne route de Château-Gontier à Angers. Chemin qui passe par le moulin de la Bavouze, et le Tertre

Ancienne route de Château-Gontier à Angers. ( Chemin qui passe par le moulin de la Bavouze, et le Tertre)

Le  territoire de la commune, l’un des plus petits du département,  s’étale sur une surface de 1101 ha. Limité au sud par le Béron  qui reçoit lui-même celui du Papinais, au nord par le ruisseau du Choiseau. En 1843, Coudray comptait 48 fermes. Localités de nom ancien : Luigné, Moiré, Sancé, Diodon, Fontenelles.

    Source historique : -Dictionnaire de l’Abbé ANGOT -Le Patrimoine des Communes de la Mayenne. FLOHIC Editions. -La Mayenne de Village en Village. Claude  CHAUSSIS (Tome 2) -Haut-Anjou. 20.07. 2012. Extrait « Votre commune vue par un instituteur »

MONOGRAPHIE COMMUNALE :
M. Alphonse DAUGUET.

En 1899, M Alphonse Dauguet, instituteur, a réalisé une monographie de Coudray. Ce travail lui avait été commandé par le ministère  de l’éducation Nationale. Pour nous aujourd’hui, c’est un arrêt sur image riche en renseignements, sur le village, son environnement,  et ses habitants. Il est possible maintenant de consulter ce document sur le site des Archives départementales de la Mayenne. Voici un extrait (…).

Le Bourg :

Monographie communale. Plan réalisé par A.Dauguet

Monographie communale. Plan réalisé par A.Dauguet

Le bourg de COUDRAY est situé sur un plateau à une altitude de 70 mètres. La rue principale est bordée de maisons proprettes placées à la suite des unes des autres. Elles sont bâties en pierres de pays recouvertes d’un enduit ; les moellons qui encadrent les portes et les fenêtres leur donnent un aspect gai qui plaît ; elles sont recouvertes d’ardoises. L’intérieur se compose, en général, d’une cuisine servant en même temps de chambre à coucher, d’une chambre froide et d’une décharge ; toutes ces pièces sont carrelées de briques. Ces maisons sont au nombre de 97, dont 7 sont inoccupées ; les 90 autres sont habitées par 94 ménages. On compte 32 maisons habitées par leurs propriétaires, 76 n’ayant qu’un rez-de-chaussée, et 21 avec un étage.

Vue sur l'église, en venant de Daon.

Vue sur l’église, en venant de Daon.

C’est la route nationale 159 bis qui forme la rue principale. Venant de Château-Gontier, elle traverse le bourg de l’ouest à l’est jusqu’en face de l’église ; à cet endroit, elle tourne brusquement à angle droit pour sr diriger en droite ligne vers le sud. De la place de l’église, partent le chemin de grande communication n° 48 qui conduit à Argenton, et le chemin vicinal ordinaire de COUDRAY à CHATELAIN. Sur la rue principale, à peu près au centre du bourg, du côté septentrional le chemin rural n°14dit la Petite Rue., il se poursuit jusqu’au chemin qui conduit à CHATELAIN. Le bourg ne possède aucun monument remarquable. La seule distraction que l’habitant puisse offrir est une visite du jardin potager. Grâce à M Frédéric Bir, instituteur à l’école publique des Corylis,  nous avons lu des extraits de la monographie communale de M Dauguet dans plusieurs bulletins municipaux.

Jean Paul Bonsergent

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