Effraie Coudréenne

L’Effraie Coudréenne

La bibliothèque, siège social de l’association, a été choisi pour être  le lieu de rencontres, d’expositions et pour l’offre documentaire qu’elle offre. L’association proposera des observations  pour tout public afin   d’identifier les espèces qui nous entourent. Ces observations peuvent être effectuées dans le cadre d’une balade ou d’une visite sur un site communal.  Les personnes non adhérentes à l’association pourront participer à deux ou trois sorties-nature et ensuite il leur sera demandé d’adhérer.L’adresse mail :  effraiecoudreenne@gmail.com

Le bureau comprend deux co-présidents : M Gabriel Marais et Loïc Landais.

Le trésorier: M Lionel Manceau

les cosecrétaires :  Alexis Landais  assure le suivi des infos pour les adhérents et Jean Paul Bonsergent celui du site internet communal et la presse.

L’association a proposé plusieurs sorties nature depuis sa création (comptes-rendus ci-joint)ainsi qu’un album-photos sur la faune et flore rencontrés en priorité sur le territoire communal. Les adhérents peuvent partager  leurs découvertes

En 2019, la Nuit de la Chouette, c’est un mois de fête !

Le 2 mars 2019 et durant tout le mois, nous célèbrerons ensemble la 13e édition de la Nuit de la Chouette. Depuis maintenant plus de 20 ans, la LPO organise tous les deux ans cet évènement exceptionnel pour connaître les chouettes et hiboux mais également leurs compagnons de la vie nocturne.

Clos de Beauvais, un moyen-duc se cache dans les branches. photo  Gabriel Marais.

 

Le succès de cet événement d’éducation à l’environnement est assuré grâce aux nombreuses structures relais qui proposent une multitude de sorties nature, conférences, projections, atelier de construction de nichoirs, autant d’activités gratuites et ouvertes à tous ! Fêtons tous ensemble la 13ème Nuit de la Chouette ! En envoyant une photo et un commentaire à Jean Paul.

L’Effraie Coudréenne, associée à cet évènement, vous invite le samedi 2 Mars 2019 à 20h00, à la bibliothèque. L’exposition « Plumes de Nuit » sera proposé dans la bibliothèque. Avant la sortie nocturne préparée par Gabriel Marais, Lionel Manceau et Alexis Landais, un diaporama sur les espèces de rapaces nocturnes mayennaises sera  projeté accompagné d’explications et renseignements.

Places limitées (réservations 06 76 65 63 88 ou 06 43 22 62 02) Prévoir des vêtements chauds, des bottes ou chaussures de marche et une pile électrique.
 
Deux articles de presse sur les pièges à frelons asiatiques.

L’un est paru dans le O.F en février 2018 et le second vient de paraître ce vendredi 8 février dans le H.Anjou. Ces deux articles font état de deux manières de piéger les frelons asiatiques par des habitants de Segré et de Candé. 

Pour faire le portrait d’un oiseau (par Jacques Prévert)

Peindre d’abord une cage avec une porte ouverte ensuite

quelque chose de joli, quelque chose de simple, quelque chose de beau

quelque chose d’utile pour l’oiseau.

Placer ensuite la toile contre un arbre dans un jardin, dans un bois

ou dans une forêt derrière l’arbre sans rien dire sans bouger….

 

Parfois l’oiseau arrive vite

mais il peut aussi mettre de longues années avant de se décider.

Ne pas se décourager : attendre

attendre s’il le faut pendant des années

la vitesse ou la lenteur de l’arrivée de l’oiseau


Bruant-zizi-9-10-06-2018

n’ayant aucun rapport avec la réussite du tableau.

Quand l’oiseau arrive s’il arrive

observer le plus profond silence

attendre que l’oiseau entre dans la cage et quand il est rentré

fermer doucement la porte avec le pinceau puis…

effacer un à un tous les barreaux

en ayant soin de ne toucher aucune des  plumes de l’oiseau

faire ensuite le portrait de l’arbre

en choisissant la plus belle de ses branches pour l’oiseau

peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent, la poussière du soleil

et le bruit des bêtes de l’herbe dans la chaleur de l’été et puis attendre que

l’oiseau se décide à chanter

Linotte mélodieuse. jardin de Coudray

Si l’oiseau ne chante pas. C’est mauvais signe

signe que le tableau est mauvais mais s’il chante c’est bon signe

signe que vous pouvez signer.

Alors vous arrachez tout doucement une des plumes de l’oiseau

et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le jardin est maintenant un refuge L.P.O

En décembre dernier, la plaque officielle de refuge L.P.O a été présentée aux enfants par M Gabriel Marais, président de l’Effraie Coudréenne. Dans le cadre des T.A.P encadrés par Chloé et Nathalie, animatrices, les enfants viennent régulièrement au refuge (530m2), terrain inoccupé mis à disposition par la municipalité et qui se situe idéalement dans l’environnement immédiat de l’accueil périscolaire, de l’école des Corylis et de la  bibliothèque. « Un refuge LPO (Ligue de Protection des oiseaux) est une zone déterminée où nous nous engageons à respecter la charte définie par la Ligue de la Protection des Oiseaux. » explique Gabriel Marais.  Le but de ce refuge est d’être un concentré de solutions et d’astuces pour l’entretien d’un jardin par des gestes simples: tas de de pierres, bandes enherbées (auxiliaires du jardins) « Dans le jardin, les enfants ont installé une « maison pour hérisson », des refuges à insectes. Ils ont commencé un tas de bois, refuge idéal pour une multitude d’espèces ». Des actions favorisent ainsi l’installation des auxiliaires du jardinier dans sa lutte contre les ravageurs.  Depuis plusieurs mois, après la restauration des bandes de culture, Gabriel, Lionel, Loïc ,Alexis  et Jean-Paul aménagent le jardin aromatique en particulier avec de la menthe, thym, laurier-sauce, bourrache.

Des arbustes variés tels que le houx, noisetiers ont été plantés ainsi que des supports dont un totem, pour recevoir  des mangeoires différentes et nichoirs à oiseaux. Depuis l’ apparition des mangeoires, (leurs nombres évitent une rivalité entre eux !),  les oiseaux en particulier les chardonnerets, les mésanges bleues et à longue queue, des verdiers d’Europe réinvestissent cet espace. Plusieurs poules réapparaitront dans le poulailler, inoccupé depuis quelques années, et sera cogéré par plusieurs adhérents de l’Effraie Coudréenne.

Accompagnés de Nathalie et de Chloé, les enfants ont préparé le « repas » des oiseaux en mélangeant des graines de tournesol écrasées , des cacahuètes et des noix brisées avec de la graisse de  végétaline dans des petits récipients. Une fois démoulées, ces « boules » sont accrochées  au totem. Lors de leur visite, les enfants s’approchent doucement du jardin pour tenter d’observer les oiseaux…mais chut….!

Elle est chouette, l’Effraie des clochers !
Girouette.Azé (53)

L’effraie des clochers est aujourd’hui menacée et en constante diminution depuis les années 1970. Elle fut longtemps  victime des superstitions imaginaires de l’Homme et à l’origine  de nombreuses légendes liées à  ses chuintements, ses cris stridents et son vol fantomatique. Souvent voisine des églises et donc des cimetières qui les entouraient alors,  l’effraie inspirait autrefois crainte et horreur. Cette mauvaise réputation de la « Dame Blanche » lui a valu d’être clouée sur les portes des granges pour conjurer le mauvais sort .  Heureusement les superstitions ont disparu  et la présence de l’effraie des clochers témoigne de la qualité d’un milieu. « C’est le nom choisie par l’association L’effraie Coudréenne pour permettre de faire connaitre ce rapace nocturne, familier de  notre village« . Elle recherche les vieux bâtiments isolés, des granges, des combles de maisons ou des églises. Ce n’est pas une espèce forestière, elle chasse en milieu ouvert, dans les paysage bocagers, parmi les prairies, les vergers traditionnels, aux abords des villes et villages. Un projet d’un nichoir pour l’effraie des clochers est en cours d’exécution dans le clocher.

 » Plusieurs individus ont été repérés autour de la bibliothèque où leurs pelotes de réjection sont régulièrement collectées« . Celles-ci sont intéressantes pour étudier le contenu principal de ses repas.  Elle mange principalement des campagnols mais aussi des mulots, musaraignes et autres petits animaux (Grenouille, oiseaux…). Malheureusement les menaces pesant sur les populations d’effraie des clochers sont très souvent  liées à des comportements humains.  En revanche, de nombreux  particuliers ont choisi des représentations  de chouettes et hiboux  en décoration murale ou sur le toit de leur maison. Chouette effraie ou chouette hulotte ? Il ne faudrait pas  les confondre car elles ont chacune un rôle différent. la hulotte n’avait pas bonne réputation au Moyen Âge car on lui attribuait des pouvoirs maléfiques : l’Eglise, en premier, l’associait à la mort et à la sorcellerie. On trouvait bizarre en effet que ce rapace chasse la nuit et se cache le jour….

Dans une niche de façade, cette chouette surveille les allées et venues. Le Bourgneuf à Fromentières.

Pousser des cris d’orfraie signifie pousser des cris aigus, perçants, épouvantables....A deux lettres près, la pauvre Orfraie a été, à tort, accusée d’épouvanter  les gens par des cris stridents, dès le XVIè siècle…mais ce rapace n’est nullement le coupable; il s’agit en fait de  la chouette « effraie »! Il y a une confusion au niveau des noms. Les hululements de cet oiseau nocturne effrayaient, en effet, petits et grands. Et même si le pygarque,à queue blanche,  a été lavé de tout soupçon, l’expression lui colle aux plumes. En revanche, dans « Harry Potter à l’école des sorciers« , Harry Potter ne pouvait trouver mieux qu’une chouette en guise de cadeau pour son onzième anniversaire ! (Extraits « Les mille secrets des OISEAUX ».Rustica)

 

La symbolique du  chardonneret   ?

En visitant une galerie de peintures Renaissance, un visiteur attentif  remarquera que l’enfant-Jésus tient  un chardonneret dans la main. Voici une des réponses sur cette présence symbolique….
 
La Vierge au chardonneret est un thème récurrent de l’iconographie chrétienne, apparu dans la statuaire gothique française au XIIIe siècle, et qui a connu une immense fortune dans la peinture italienne du Trecento et de la Renaissance.

 

Un chardonneret élégant perché sur le chardon cardère qu’ il affectionne particulièrement.

Le chardonneret passe pour être né dans le chardon. Son nom latin carduelis dérive du mot cardus qui signifie « chardon ». Cette plante que l’oiseau mange et qui évoque la couronne de Jésus  évoque la couronne d’épines de la Passion.Son front rouge symbolise les taches de sang versées. Dictionnaire des symboles  (Brepols,1992). voilà ce qui explique la présence du chardonneret  dans de nombreuses icônes chrétiennes.
Cette symbolique est confirmée  dans le livre de Louis Charbonneau-Lassay : Le bestiaire du Christ / Milano : L. J. Toth Reprint, 1974. 

Le rouge-gorge.Jardin de Coudray.Photo J.Paul
Le pinson posé sur un arbre face à la bibliothèque.Photo J.Paul

 

 

On raconte que le chardonneret, le rouge-gorge et le pinson, pris  de compassion tous les trois, devant les souffrances de Jésus, se mirent activement en devoir de retirer une à une  les pointes  épineuses posées sur sa tête. Tous les trois auraient été blessés par ces épines, encore  couvertes de sang  et certaines parties de leurs corps en sont restées soigneusement marquées : le chardonneret aurait ainsi gagné la coiffe rouge de sa tête, le rouge-gorge et le pinson leur pectoral couleur de sang…

Jean Paul

 

Carel Fabritius. Le Chardonneret. Mauritshuis, La Haye.1654

Dans la main de cet enfant, jeune membre de la dynastie Médicis, le portraitiste Bronzino (1503-1572) niche un oiselet, sans doute un chardonneret, signe de la fragilité de l’enfance.
Les oiseaux de Coudray dans leur habitat

 Vendredi 29 novembre 2018.

Après la conférence, certains participants ont raconté leurs propres expériences.

« L’Effraie Coudréenne  avait proposé  une conférence à la bibliothèque de Coudray. Le thème de cette soirée était « les oiseaux et leur habitat sur  la commune de Coudray » .  Une soixantaine d’espèces sur les 127 identifiées sur notre commune a été présentée  à l’aide d’un diaporama, réalisé par Lionel Manceau. Chaque espèce a eu une petite description, accompagnée  le plus souvent d’une anecdote. Les oiseaux n’ont pas été présenté et regroupé  par habitats. D’une part,  le village est pourvu  de nombreux jardins, de murs et de dessous de toits. Et d’autre part, la campagne sur une étendue assez vaste et est composée  de corps de fermes, de haies arborées, de haies basses (ronces, genets, aubépine…), de prairies, de cultures, de zones humides, de ruisseaux et de  mares… Ravies de cette soirée, les personnes ont félicité les membres du bureau de l’Effraie Coudréenne pour leur implication pour  faire  découvrir nos amis les oiseaux ».

Compte-rendu d’Alexis Landais.

 

Une belle « chasse »aux papillons  à la Bédennerie
Lionel a répondu aux questions sur la longévité des papillons et les lieux où l’on peut les apercevoir…

Malgré une chaleur caniculaire (était-ce bien raisonnable ?), Lionel, Alexis, Marie-Claire, Marie-Antoinette, Gabriel et Jean Paul ont pris le chemin de la Bédennerie. Lionel, muni de son filet à papillons, nous a montré des qualités sportives méconnues pour les prendre au vol en évitant évidemment de les abîmer. Parmi les papillons ou rhopalocères qui furent identifiés, pas moins de 15 espèces,  certains portent des noms des plus curieux comme la carte géographique,le satyre, Robert-le-diable, la goutte de sang. D’autres noms sont plus poétiques comme le collier du Corail ou le paon du Jour. En revanche, comme dans le jeu des sept familles, il y a les Piérides : la piéride du Chou, de la Rave et du Navet. Dans la prairie d’herbes hautes, d’autres papillons furent également identifiés comme le Procris, le Demi-deuil, le Tircis et le Myrtil. et les petits papillons bleus nommés l’Azuré de la Bugrane et des Nerpruns.

Aux abords de l’étang, il a été possible pour Lionel  de prendre délicatement plusieurs libellules et de les identifier dont l’orthrétum réticulé, le crocothémis écarlate et enfin le gomphe gentil. Rien qu’en les écrivant,ces noms extraordinaires  sont des vrais romans !.  les belles libellules si légères et fragiles ont repris leur vol sitôt la photo prise !

chenille de l’Ecaille du Séneçon à Coudray :Photo Jean Paul

La Chenille

« Le travail mène la richesse. Pauvre poète, travaillons !

La chenille en peinant sans cesse devient le riche papillon » Guillaume Apollinaire

 Anonyme

 

 Une sortie-nature qui a comblé les participants.

Un couple de pies-grièches écorcheurs vu huit jours plus tôt à Coudray .Photo Jean Paul

Le samedi 16 juin  2018, plusieurs adhérents ont suivi Gabriel et Lionel sur différents sites du territoire communal. Auparavant, Lionel avait procédé à des repérages et situer  plusieurs espèces d’oiseaux. Le nombre important d’oiseaux vu lors de l’après-midi a dépassé les espoirs les plus fous….Preuve s’il en est besoin, que notre territoire abrite des espèces ignorées du plus grand nombre des habitants de la commune. Muni de jumelles et d’un appareil photos, chacun a pu observé  ces oiseaux grâce aux conseils et précisions ornithologistes de nos guides. Nous avons vu la pie-grièche écorcheur, le bruant zizi, jaune et proyer….l’oedicnème criard….l’hypolaïs polyglotte et un couple de huppes fasciées. Une sortie que chacun souhaite  renouvelée dans l’avenir.

 

 

Le Bruant Proyer, aussi appelé Proyer d’Europe figure parmi les 127 oiseaux répertoriés sur le territoire de Coudray.  Sa couleur est assez terne, plus sombre au dessus, plus clair en dessous, gris-brun avec de nombreuses stries longitudinales brun-foncé rappelant une alouette. La femelle a le même coloris que le mâle, ce qui est une exception chez les bruants. Cet oiseau n’a pas de caractères distinctifs particuliers, mais l’absence de blanc aux rectrices externes le distingue des autres bruants. La construction du bec est assez remarquable: fort, conique, avec le bord de la mandibule  supérieure recourbé en dedans. A la mandibule  supérieure, une dent s’emboite dans une encoche de la mandibule  inférieure.

 
vendredi 30 mars 2018. Sortie nature en nocturne !

 

Lionel Manceau endosse une cuissarde, tenue indispensable pour être au plus près des amphibiens dans la mare. A côté de lui, Loïc Landais, co-président de l’Effraie Coudréenne.
Superbe salamandre vue lors d’un repérage à Sancé pour la sortie nature en mars dernier. Belle rencontre. photo Alexis Landais

M Gabriel Marais et Lionel Manceau, adhérents de  l’association Mayenne-Nature-Environnement proposaient l’observation des hôtes d’une mare et de reconnaître les sons des rapaces nocturnes. Cette soirée était prévue avant la création de l’association de l’Effraie Coudréenne. Avant de se rendre sur place, Lionel Manceau a tenu une conférence sur les amphibiens avec l’appui d’un montage-photos personnel. Gabriel Marais , de son côté, a décliné les noms des rapaces vivant sur le territoire communal.  25 personnes dont plusieurs enfants  se sont rendues autour de la mare, sécurisée par les membres de l’association.  Chacun a pu admirer les caractéristiques des tritons crêtés et palmés, des grenouilles agiles et vertes. En revanche, sans regrets cependant, aucun oiseau de nuit n’a fait entendre son cri.  

 

L’Orchidée  sur le territoire de Coudray

Depuis trois ans, je réalise  l’inventaire des orchis mâle sur le territoire communal.

L’orchis mâle est à la fois l’orchidée la plus commune et celle qui fleurit le plus tôt en Mayenne. On l’a reconnait grâce à ses fleurs qui varient du violet au rose pâle, plus rarement blanche. les feuilles sont généralement tachetées de points violet à noir. Le genre « Orchis » provient du grec qui signifie « testicule » par la forme de des bulbes qui sont à la base de la plante.

Stations Orchis sur Coudray. Lionel Manceau

Généralement, on trouve cette espèce d’orchidées  sur le bord des talus et bermes de route mais aussi aux bords des chemins et boisements. Cette orchidée est commune car elle n’est pas exigeante en calcaire comme les autres espèces et a besoin de matière organique.

Certains diront que ces fleurs sentent « l’urine de chat » ! Si cette constatation peut permettre sa préservation…D’une part, elles sont plus belles dans leur environnement  et ne tiennent pas longtemps dans un vase. D’autre part, toutes les orchidées sauvages de France sont protégées…

 Voici les chiffres:

2016 : 699 pieds sur 18 stations

2017: 1099 pieds sur 23 stations

2018: 1248 pieds sur 31 stations

Lionel Manceau

 
Les oiseaux et les papillons annoncent le  retour du Printemps !
Ce papillon « le paon du jour » pris en flagrant délit …de vol par un ami.Photo Jean Paul

C’est  l’occasion d’écouter et d’observer les oiseaux dans notre jardin et dans les chemins. L’expérience aidant, il est possible de réaliser des photos de nombres d’entre eux. A l’évidence, une approche silencieuse et appropriée est recommandée mais parfois, une rencontre fortuite peut créer de divines surprises. C’est l’objectif de la  démarche de l’Effraie Coudréenne. Aussi, nous proposons d’ouvrir un album-photos qui s’étoffera au fil des mois….d’oiseaux, d’insectes, d’amphibiens, de papillons et de fleurs ! 

 

Cette photo d’une grive litorne dans une haie qui borde l’aire de jeux.Lotissement des Euches.Jean Paul
Récemment, ces grives litornes ont été aperçu dans un pré à la sortie du village, route de Daon.

Un peu plus grande que le merle, la grive litorne est la seconde grive européenne de par la taille. Elle est plus colorée que ses cousines, avec une tête et un croupion gris, un dos marron et des ailes rousses avec des sous-alaires blanches et une queue presque noire. Originaires d’Europe du nord, les grives litornes sont des visiteuses hivernales qui arrivent en octobre ou novembre, mais actuellement l’espèce est en expansion vers le sud. À la fin de l’automne, les troupes de grives litornes signalent leur arrivée par des cris bruyants. Si les hirondelles annoncent le printemps, les litornes annoncent la venue de l’hiver. Elles peuvent rester dans leur territoire d’hivernage jusqu’en mars ou avril.« L’an passé, une colonie avait été vu au-dessus de Soeuvres, route de Fromentières »

La litorne niche en petites colonies dont les membres sont agressifs vis-à-vis des intrus ; l’homme, les chats, les pies s’approchant trop près des nids sont attaqués en piqué et parfois bombardés avec des fientes. D’une manière générale, elles se comportent comme des merles. Les vols de grives litornes envahissent les champs où elles recherchent les limaces, les araignées et les insectes. Elles se nourrissent également des baies d’aubépine, de houx, de sorbier, d’if. Lorsqu’elles fréquentent un jardin, elles sont souvent aperçues en compagnies d’autres espèces de grives. Largement répandue partout en France en hiver.

 

 

 

 

 

Un rouge-gorge juvénile. photo Gabriel Marais (2016)

Le Rouge-gorge est à peu près de la taille d’un moineau, sphérique et brun olive. Ventre blanchâtre et poitrail et face rouge. Il est reconnaissable avec son plastron de couleur ! Migrateur partiel, on peut entendre son chant perlé la soir, jusqu’en hiver, émis depuis son perchoir. Il picore au sol les insectes et les araignées en été, les baies en hiver.

 

Ce rouge-gorge semble poser, conscient d’être l’objet d’une vive attention. Photo Jean Paul (2014)

 

La Huppe Fasciée
Voici le couple de huppes fasciées, très occupé à chercher sa nourriture. Ces oiseaux sont magnifiques ! Photo Jean Paul

 Hier soir, dimanche 1er juillet, j’ai vu un couple de huppes fasciées dans notre jardin au c entre du bourg où j’avais mis de l’eau dans un seau ! Un réel bonheur qu’elles se soient attardées à boire et chercher leur nourriture sous mes yeux. La huppe fasciée est un oiseau au long bec gracile légèrement arqué, avec une huppe érectile de plumes roussâtres au bout noir, un dos arlequin teinté de jaunâtre, une poitrine orangée, enfin un vol saccadé et bondissant.

Le couple est resté dix bonnes minutes dans le jardin. Reviendront-elles ?

La huppe fasciée niche dans toute la région. Un couple près de la ferme de Sancé avait été vu lors de notre sortie nature. Un couple avait été aussi repéré près des Hameaux et dernièrement dans le  jardin d’un maison (lotissement des Euches). La huppe fasciée fréquente les lieux ouverts à semi-ouverts où la végétation est rase. Elle niche dans une cavité qui peut être naturelle (loge de pic, arbre mort) qu’artificielle (tas de pierre, trou dans un mur). Protégée , la huppe fasciée n’est menacée ni en France ni dans les pays de Loire. Portant,les paysages que fréquente la huppe fasciée ont fortement évolué depuis les années 60 et ses habitats ont diminué. La disparition des zones où elle installe son nid est aussi un facteur important de régression.

 

 La Bergeronnette grise

Cette bergeronnette sautillait sur un toit d’une maison, rue Principale.

 

La Bergeronnette des ruisseaux, nommée également Bergeronnette grise est la plus connue et la plus commune, de la taille d’un moineau. Tête, poitrine, gorge et nuque noires, en contraste avec le front, les joues et le ventre blancs. La Bergeronnette vit dans des paysages ouverts sans forêts et petites agglomérations. Elle parcourt le sol à pas précipités à la recherche d’insectes, avec de constants hochements de queue. Son chant est très doux.

 

 

 

 

Le Chardonneret élégant
Vu sur un acacia, lotissement de la Bédennerie. photo Jean Paul

C’est vrai qu’il beau, ce Chardonneret élégant est  à peu près de la taille du moineau, multicolore, avec un masque rouge entouré de blanc et de noir. Son croupion est  blanc, queue noire, ailes noires à motifs jaunes et blancs. Son bec est très pointu. Le chardonneret vit dans les campagnes cultivées ouvertes, dans les jardins, les parcs et les vergers. Il affectionne  les semences de chardon qu’il picore habilement en grimpant sur la plante. D’après les statistiques récentes,iI figure parmi les espèces menacées dans les Pays de Loire.

Site du Coupeau. St Berthevin (53). (17 08 2018).Jean Paul

Certains chardons semblant avoir été dépiautés, un oiseau est passé par là, c’est le chardonneret que l’on dit élégant. C’est l’un des oiseaux le plus vivement coloré de nos jardins. Il doit son nom à cette attirance particulière pour les graines de chardon. En fait, il s’attaque à toutes les plantes à épines que les autres oiseaux granivores respectent en général. Outre les chardons, les cardères  ou les petites têtes  de bardane ne lui résiste pas, il a aussi une préférence pour les graines de oeillets d’Inde notamment.

notes: Guides des curieux de nature. Vincent Albouy. (Ed. Delachaux et Niestlé)

 

 

Ce merle blanc, assez rare,  est atteint d’une maladie nommée leucite nullement mortelle mais sa couleur rend l’oiseau vulnérable aux yeux des prédateurs. Photo. M. A Viratelle. St Laurent des Mortiers.
Un autre merle tacheté de blanc, vu à plusieurs reprises devant le CPA St Joseph. Photo.Jean Paul

 

Le merle chante souvent depuis un perchoir élevé.photo Jean Paul

 

 

Le merle noir est bien connu et pousse son chant caractéristique, sonore et modulé, dès la fin de l’hiver surtout le matin et le soir.Le merle cherche en sautillant sur le sol des vers, des insectes et des fruits.

 

C’est un oiseau est une espèce commune dans notre région. Photo Jean Paul

Le pinson des arbres est de la grosseur d’un moineau et vit dans les haies des jardins, les parcs. Migrateur partiel. Il cherche fréquemment sa nourriture au sol. Son chant varié, avec ses fioritures finales, se fait entendre à partir du mois de mars et lancé depuis un perchoir haut placé. Le pinson fait partie des oiseaux les plus communs en France. En période de reproduction, on le retrouve dans tous les types d’habitats, du boisement au parc urbain en passant par le bocage dès lors qu’il y a des arbres. Il est considéré comme non menacé car il a su toujours s’adapter aux modifications de son environnement.

 

 

Impressionnant le regard du hibou  ! Clos de Beauvais.  photo Gabriel Marais
Vu et entendu au jardin à Coudray. 5 mai 2018.Photo Jean Paul

La  linotte mélodieuse ne mérite en  aucune façon de servir d’emblème pour stigmatiser les étourdis, son nom est tout à fait justifié. Son chant est un gazouillis musical et varié  se composant de trilles de notes flûtées de sons délicats.  Cet oiseau a une âme de musicien. l

 

 

L’Hypolaïs polyglotte est un visiteur d’été en France. Il fréquente les milieux ouverts, parsemés de buissons et d’arbres, les haies épaisses. Appréciant l’eau, il se rencontre très souvent dans les taillis épais bordant les rivières. Photo Lionel Manceau

 

Seule, la chance et le coup d’oeil d’un expert permet de réaliser une photo de la tourterelle des champs. photo Gabriel Marais. La tourterelle des bois est discrète, farouche et vivant à l’écart des habitations à la lisière des forêts, dans les bocages. Son plumage est plus varié. Au contraire de la tourterelle turque sédentaire, la tourterelle des bois est un migrateur au long cours nous quittant dès la mi-août pour rejoindre le Sahel sénégalais.

 

 

 

 

Ce Thécla a été découvert devant l’habitation de Lionel. A titre posthume, ce papillon rare en Mayenne nous éclaire sur sa présence à Coudray.Photo LIonel

Le Thécla du Bouleau. C’est l’espèce de thècle  la plus grande. Rarement visible, le dessus est marron avec une grande tache orange incurvée sur les ailes antérieures de la femelle. Chez les deux sexes, une longue queue postérieure orange marginée de noir et de blanc donne à cette espèce une silhouette gracieuse et incomparable. C’est une espèce fréquentant les habitats semi-ouverts, bocage préservé, lisières et friches parfois les jardins.Considérée comme peu commune, il est fort probable que ce statut évolue favorablement dans les années à venir…

Sources des notes:Papillons de la Mayenne (M.N.E)

 

 

Le papillon nommé Carte Géographique

Forme estivale. Chemin de Freigné (49). photo Jean Paul

Cette espèce présente une variation saisonnière forte. En période printanière, le papillon a le dessus des ailes orangées avec taches noires et blanches. Et la génération estivale est plus sombre. le dessus des ailes est brun noir avec une bande au milieu. Cette espèce apprécie les lisières, clairières, haies, fossés et bords des cours d’eau. Elle est aujourd’hui très commune en Mayenne et a été observée dans 154 communes.

La Piéride du navet

Souvent confondue avec la Piéride de la Rave (voir ci-dessous), la Piéride du navet s’en distingue par a présence de nervures noires. La femelle possède deux paires de taches noires sur le dessus de ses ailes antérieures, alors que le mâle n’en possède qu’une, souvent presqu’effacée chez les mâles de première génération.

 

 

Sphecode albilabri ou abeille-coucou.Jardin à Coudray. photo Jean Paul
Le Tircis est un papillon que l’on observe à proximité des arbres. Il est  très fréquent en Mayenne.Photo Lionel Manceau
La Mégère, femelle du Satyre, très commune en Mayenne.Photo Jean Paul
La grenouille verte. La star de nos étangs et nos mares est très présente sur notre territoire.  La Bédennerie, photo Lionel Manceau.
Petite grenouille prise sur un nénuphar dans une mare de Sancé.Photo Roselyne Lardeux
L’aurore est  facilement reconnaissable avec ses taches orange à l’extrémité des ailes du mâle qui évoquent le soleil levant d’où son nom d’Aurore. Chemin de Grande Valette.  Photo Jean Paul
La femelle de l’Aurore ressemble, les ailes écartées,  à un mâle de la Piéride de la Rave et à d’autres piérides.Petite Rue.Coudray.Jean Paul

 

L’accenteur-mouchet est de la taille d’un moineau, brun-gris avec la tête et région du cou gris ardoise.Peu sociable. Coudray. Photo Jean Paul
Le lézard des Murailles (podarcis muralis), est une espèce de petit lézard commun en Europe.Très agile et rapide, il adore les bains de soleil .Coudray. Jean Paul
Le lézard vert vit environ 15 ans s’il ne succombe pas à ses prédateurs que sont les oiseaux de proie, les serpents et les chats sauvages. Photo Lionel Manceau
Photo Gabriel

Le terme orvet fait référence en français à plusieurs espèces de lézards − non venimeuses − de la famille des Anguidae dont les pattes sont atrophiées. Les orvets sont des lézards qui, en raison de leur mode de vie fouisseur, sont devenus apodes (ils ont perdu leurs pattes). Ils atteignent de 30 à 130 centimètres de long selon les espèces et chassent au sol et parfois sous le sol de petits animaux de taille adaptée (principalement des invertébrés comme des arthropodes, gastéropodes, larves…) pour se nourrir. Ils aiment les endroits chauds.

 
                                     L’Effraie Coudréenne a pris son envol
Le premier conseil d’administration de l’association

A l’occasion de deux animations, en partenariat avec Mayenne-Nature-Environnement, la Nuit de la Chouette (2016) et les Oiseaux de nos Jardins (2017), des habitants avaient montré  un vif intérêt à l’observation de la nature et de la  biodiversité. Suite à ce constat,  M Gabriel Marais et Lionel Manceau, tous les deux passionnés d’ornithologie et Jean-Paul Bonsergent, responsable de la bibliothèque, ont muri le projet de créer une association naturaliste, rare en Mayenne. Le vendredi 2 février, après avoir échangé sur les statuts, le budget, la cotisation le nom et le logo , les dix membres de l’association ont validé à l’unanimité les statuts de l’Effraie Coudréenne. L’adresse mail :  effraiecoudreenne@gmail.com

Pour être membre:

adhésion famille/couple ……………….20 euros

adhésion adulte individuelle………….15 euros

adhésion étudiant ou sans emploi…10 euros

Adhésion enfant (-18 ans)………………5 euros

Souvenirs de Dominique et Bernard Galopin
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