Effraie Coudréenne

L’Effraie Coudréenne a pris son envol

Le premier conseil d’administration de l’association

A l’occasion de deux animations, en partenariat avec Mayenne-Nature-Environnement, la Nuit de la Chouette (2016) et les Oiseaux de nos Jardins (2017), des habitants avaient montré  un vif intérêt à l’observation de la nature et de la  biodiversité. Suite à ce constat,  M Gabriel Marais et Lionel Manceau, tous les deux passionnés d’ornithologie et Jean-Paul Bonsergent, responsable de la bibliothèque, ont muri le projet de créer une association naturaliste, rare en Mayenne. Le vendredi 2 février, après avoir échangé sur les statuts, le budget, la cotisation le nom et le logo , les dix membres de l’association ont validé à l’unanimité les statuts de l’Effraie Coudréenne. L’adresse mail :  effraiecoudreenne@gmail.com

Pour être membre:

adhésion famille/couple ……………….20 euros

adhésion adulte individuelle………….15 euros

adhésion étudiant ou sans emploi…10 euros

Adhésion enfant (-18 ans)………………5 euros

Deux dortoirs à moineaux ont été posés sur la façade de la bibliothèque afin qu’ils puissent nidifier dans des conditions sécurisées et favorables à leur reproduction.

La bibliothèque, siège social de l’association, a été choisi pour être  le lieu de rencontres, d’expositions et pour l’offre documentaire qu’elle offre. L’association proposera des observations  pour tout public afin   d’identifier les espèces qui nous entourent. Ces observations peuvent être effectuées dans le cadre d’une balade ou d’une visite sur un site communal.  Les personnes non adhérentes à l’association pourront participer à deux ou trois sorties-nature et ensuite il leur sera demandé d’adhérer.

Le bureau comprend deux co-présidents : M Gabriel Marais et Loïc Landais.

Le trésorier: M Lionel Manceau

les cosecrétaires : Jean-Paul Bonsergent et Alexis Landais

 vendredi 30 mars 2018. Sortie nature en nocturne !

 

Lionel Manceau endosse une cuissarde, tenue indispensable pour être au plus près des amphibiens dans la mare. A côté de lui, Loïc Landais, co-président de l’Effraie Coudréenne.

M Gabriel Marais et Lionel Manceau, adhérents de  l’association Mayenne-Nature-Environnement proposaient l’observation des hôtes d’une mare et de reconnaître les sons des rapaces nocturnes. Cette soirée était prévue avant la création de l’association de l’Effraie Coudréenne. Avant de se rendre sur place, Lionel Manceau a tenu une conférence sur les amphibiens avec l’appui d’un montage-photos personnel. Gabriel Marais , de son côté, a décliné les noms des rapaces vivant sur le territoire communal.  25 personnes dont plusieurs enfants  se sont rendues autour de la mare, sécurisée par les membres de l’association.  Chacun a pu admirer les caractéristiques des tritons crêtés et palmés, des grenouilles agiles et vertes. En revanche, sans regrets cependant, aucun oiseau de nuit n’a fait entendre son cri.  

 

L’Orchidée  sur le territoire de Coudray

Depuis trois ans, je réalise  l’inventaire des orchis mâle sur le territoire communal.

L’orchis mâle est à la fois l’orchidée la plus commune et celle qui fleurit le plus tôt en Mayenne. On l’a reconnait grâce à ses fleurs qui varient du violet au rose pâle, plus rarement blanche. les feuilles sont généralement tachetées de points violet à noir. Le genre « Orchis » provient du grec qui signifie « testicule » par la forme de des bulbes qui sont à la base de la plante.

Stations Orchis sur Coudray. Lionel Manceau

Généralement, on trouve cette espèce d’orchidées  sur le bord des talus et bermes de route mais aussi aux bords des chemins et boisements. Cette orchidée est commune car elle n’est pas exigeante en calcaire comme les autres espèces et a besoin de matière organique.

Certains diront que ces fleurs sentent « l’urine de chat » ! Si cette constatation peut permettre sa préservation…D’une part, elles sont plus belles dans leur environnement  et ne tiennent pas longtemps dans un vase. D’autre part, toutes les orchidées sauvages de France sont protégées…

 Voici les chiffres:

2016 : 699 pieds sur 18 stations

2017: 1099 pieds sur 23 stations

2018: 1248 pieds sur 31 stations

Lionel Manceau

 
Coucou ! Coucou !

Ce coucou gris fut pris en photo au Clos de Beauvais en 2017 par Gaby. Avec ses longues ailes et pointues et longue queue, le coucou a une silhouette faisant penser à un rapace.

Nous sommes nombreux à entendre le coucou mais peu d’entre nous réussissent à le voir !  Le coucou gris est présent de fin avril à septembre, il est un peu plus petit qu’un pigeon mais doté d’une longue queue ponctuée de blanc. La plupart des coucous sont gris-bleus.Cet oiseau nicheur est fréquent partout en Europe. On le rencontre chez nous dans les territoires les plus variés. Cet oiseau au comportement répréhensible voir détestable…pond des oeufs étonnamment petits et différemment colorés dans le nid d’autres oiseaux tels que la bergeronnette grise, l’accenteur-mouchet, le rouge-gorge, le rouge-queue noir et d’autres passereaux. En règle générale, la femelle pond toujours un oeuf dans un nid de la même espèce d’oiseau hôte. Pour cela, l’oiseau hôte ne doit pas encore couver. Le coucou dérobe en général un oeuf de cette couvée et le remplace par un des siens; ainsi, le nombre d’oeufs (celui du coucou inclus) ne change pas…Apparemment, l’oeuf du coucou se développe déjà dans le corps de la femelle afin que le jeune coucou éclose avant ses frères et soeurs d’adoption. Âgé de 8 à 10 heures à peine, le jeune coucou éjecte instinctivement les autres oeufs ou oisillons hors du nid.

 

 
Les hirondelles sont de retour !

Dans de nombreux pays, les hirondelles symbolisent le printemps, le bonheur, la fécondité et la fidélité. Pourtant, aujourd’hui, les populations d’hirondelles ne se portent pas au beau fixe, ce qui nécessite un réel respect de leurs nidifications. Certaines hirondelles ne réintègrent pas leur nid d’origine.

Une planchette, posée dessous le nid d’hirondelle, est une solution efficace et simple à installer.

 

La nuisance occasionnée par les fientes est globalement un frein à l’acceptation de l’espèce par nos congénères. L’Effraie Coudéenne, sollicitée par un particulier, est intervenue dès qu’un nid fut durablement occupé. Gabriel Marais a posé une planche sous le nid d’hirondelles, qui est le seul nid occupé cette année. Pourtant, 4 couples avaient  nidifié l’an passé à cet endroit.

 
 
 
Mais quel est donc le nom de ces   fleurs ?

Vous ne verrez pas le muscari à toupet et la fritillaire pintade sur le territoire communal. La Muscari à toupet est visible plutôt  dans le sud-est de la Mayenne, proche de Coudray et la gogane apparait dans les basses Vallées Angevines dont nous sommes voisins. Leur singularité mérite d’être soulignée et ainsi satisfaire votre curiosité botanique !

 

L’orchis bouc fleuri ne peut être confondu grâce à son épi floral très fourni et d’aspect échevelé

Découvert dans notre jardin, dans un endroit oublié….Photo Jean Paul

l’Orchis bouc a commencé à coloniser des sites herbeux plus ou moins perturbés par les activités humaines : accotements et talus des routes, anciennes pelouses des jardins. Ainsi, nombre de particuliers possèdent, souvent sans le savoir, des orchis bouc dans leur carré de gazon. Sans le savoir car si on ne sait pas reconnaître les rosettes de feuilles, la tondeuse à gazon les taillera comme le reste et la belle ne fleurira jamais tout en persistant grâce à ses organes souterrains. Une fois fleurie, on ne peut la confondre avec aucune autre plante à fleur ni autre espèce d’orchidée : un long épi échevelé, très fourni en fleurs verdâtres rayées de pourpre, chacune avec un très long labelle (l’un des trois pétales transformé) de 3 à 6cm de long torsadé en hélice sauf la pointe. Deux « nouveaux » milieux : une pelouse près d’une maison pas trop entretenue (dans le sens positif pour la biodiversité !).

Chaque fleur porte un long labelle torsadé qui émerge sous un « casque » verdâtre : impossible à confondre !

Belle occasion donc, si vous en trouvez dans votre pelouse, de les marquer individuellement avec un bâton : ainsi, au printemps suivant,  vous aurez la joie, peut-être, de la voir fleurir. L’orchis bouc  est assez rare en Mayenne. C’est une nouvelle espèce d’orchidée à Coudray…

 

 

 

 

 

Prairie de Soucelle-Villevêque (49). le 26 04 2018. photo Jean Paul

La nivéole de printemps (Amaryllidacées) est une fleur assez rare mais que l’on peut rencontrer dans les prairies, en plaine. Elle est souvent introduite dans les parcs et jardins près de villes. Sur la pointe des pétales, une tache jeune-vert avec des feuilles étroites et légèrement étroites.

 

 

 

 

Voici une plante extraordinaire ! Cette plante étrange se nomme lathrée clandestine. Sa tige est totalement souterraine et seul une bouquet de grandes fleurs violet foncé sort du sol. Sans feuilles vertes et donc incapable de tirer son énergie de la lumière pour fabriquer ses propres matières organiques, elles les tirent de la sève élaborée de son hôte, souvent  à proximité d’une souche d’un arbre coupé.  Elle croît souvent en grands peuplements dont l’aspect et la couleur sont spectaculaires. Elle est fréquente au bord des rivières, dans les bois humides.

L’orobanche du lierre. Jean Paul

 Comme la lathrée clandestine (voir ci-dessus), L’orobanche du lierre ne possède ni feuilles ni chlorophylle ; elle est très spécialisée car elle ne peut parasiter que le lierre, grâce à des suçoirs, qui se développent à partir de la semence juste après la germination. J’ai remarqué sa présence depuis des années dans le jardin, à proximité d’un mur de lierre. L’orobanche du lierre apparait parfois isolément mais aussi en groupe.

 
La muscari à toupet

Quelle curieuse fleur !

Le Muscari à toupet (Muscari comosum) est une plante bulbeuse de la famille des Asparagacées. Elle est cultivée comme plante ornementale. Elle appartient au genre Muscari qui compte une trentaine d’espèces originaires des régions méditerranéennes, dont plusieurs sont cultivées. Elle est appelée également : Queue-de-poireau, muscari chevelu, ail à toupet, poireau roux, Son nom « muscari » vient du latin botanique, formé sur « musc » à cause de l’odeur des fleurs du muscari musqué L’épithète comosum vient du grec coma et fait référence à la « coiffe » de fleurs stériles longuement pédiculées lui donnant cet aspect particulier.

La plante est commune  en France à l’état sauvage. Nous pouvons la voir plutôt dans le sud-est du département. A Bouessay, il est fréquent de l’admirer en parcourant les sentiers de randonnées (voir photo ci-contre).

 

 

 

La fritillaire pintade est une plante herbacée (famille des Liliaceae).

Prairies inondables de Feneu-Soulaire et Bourg (49)

Si elle fleurit dans les montagnes de l’Aubrac, dans les Pyrénées-Orientales en France, dans le Rouergue (vallée de l’Alzou), elle est bien présente dans la vallée de la Loire, dans les prairies fertilisées par les crues hivernales. (Basses vallées Angevines) Elle est indicateur de milieu humide.

La fritillaire pintade porte de nombreux noms : Bounet  d’évêque,  Cancane,  Chaudron, Cloche, Clochette, Coccigrole, Coquelourde, Damier, Lanterne, Œuf de vanneau, Œuf de pintade, Gogane, Pintadine.

Cantenay-Epinard (49)

La fritillaire pintade est une plante endémique européenne et elle est l’emblème de la ville d’Uppsala, en Suède.

Prairie (Le Grande Rivière) à Soucelles (49)

En France, la fritillaire pintade se retrouve dans quarante-trois départements français, surtout concentrés dans l’ouest. Pendant le printemps 2007, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) de l’Anjou a recensé environ 700 000 pieds de fritillaire pintade sur 80 communes du département de Maine-et-Loire. En Loire-Atlantique, lors d’un recensement en 2008, les volontaires de la LPO ont comptabilisé 596 962 pieds.La fritillaire qui apparait en avril est une fleur protégée. 

 L’Ancolie

l’ancolie bleue est la plus commune de nos talus mayennais

Les Ancolies, plantes à fleurs du genre Aquilegia, sont des renonculacées vivaces. Les fleurs sont élégantes. En Mayenne, il n’est pas rare d’en voir de couleur rose parfois mais plus généralement bleu. Ses cinq pétales sont comparées à cinq colombes, ce qui a fait de cette fleur un symbole religieux.

 

La fleur de cette ancolie rose nous évoque idéalement plusieurs colombes.

Pour certains, aquilegia vient du mot latin, aquilegium qui veut dire réservoir car si l’on observe bien l’ancolie, on aperçoit alors cinq petites colombes  (d’où son autre nom de colombine) qui semblent se désaltérer alliant ainsi l’ornithologie à la botanique. Pour d’autres, le nom du genre viendrait du latin aquila= aigle car les pétales de la fleur évoqueraient les éperons en forme de serre d’aigle.

 

Sur les sentiers de randonnée entre St Jean sur Mayenne et St Germain le Fouilloux, nous rencontrons de multiples bouquets d’Ancolie majoritairement d’une même couleur.

 

L’ancolie symbolise aussi la tristesse. Sa fleur ressemble à  un sceptre surmonté d’un capuchon à grelots considéré comme le symbole de la folie dont se servait  les bouffons de cour. L’ancolie fut associée à la mélancolie en raison de sa rime.

 

 

 

Sur le sentier de randonnée de St Germain-le-Fouilloux. Jean Paul

La Raiponce en épi ou phyteuma spicatum est une plante vivace qui pousse dans les prés, les bords de routes ou les bois, en sol acide.  Elle appartient à la famille des campanulacées. La tige est robuste, dressée et non ramifiée, elle peut atteindre 30 à 60 cm de haut. La floraison est curieuse, sous forme d’un épi dense de fleurs de petite taille mais prolongées par un long style portant un stigmate à deux cornes. Ces fleurs blanches sont  verdâtres, jaunâtres ou rarement bleuâtres. La raiponce est une plante médicinale cicatrisante. On peut consommer ses jeunes feuilles en salade, ses inflorescences non épanouies comme des asperges. Sa racine  est comestible.

 
 Le Hérisson, visiteur du soir

Petit hérisson découvert dans le jardin, sorti de nulle part comme par enchantement.Photo Jean Paul

Sur un chemin, rencontre fortuite avec un hérisson. Photo Jean Paul

Un autre petit Hérisson dans un jardin d’un particulier.Photo Lionel

Insectivore, le hérisson disparait de notre vue  pour hiberner en hiver. Unique mammifère pourvu de piquants en France.Il est facile à observer, car il est commun et fort peu discret….Le hérisson est surtout nocturne mais on peut apercevoir de jour les jeunes et les animaux malades. Il a un excellent odorat, il flaire et suit ses proies à la trace.   Le hérisson  est même devenu la mascotte des jardiniers  qui  le considèrent comme un allié, espérant qu’il débarrasse leurs plates-bandes de leurs limaces ravageuses. Aujourd’hui, ce vadrouilleur est protégé dans toute l’Union Européenne. La loi interdit de le détruire, de le transporter, de le naturaliser et de le mettre en vente. Le hérisson est présent partout sauf sur les îles d’Ouessant, d’Yeu et de Ré. Malgré leur protection, ils sont victimes des bouleversements de leur milieu de vie et  les populations sont partout en mauvais état de conservation. « En effet, on le rencontre plus souvent à l’état de paillasson sur le bitume. En cause, l’arrachage de nombreuses haies auprès desquelles il trouve refuge le jour et l’intensification du trafic routier« . Le hérisson vit n solitaire et ne défend pas un véritable territoire. Le hérisson vit volontiers dans le jardin surtout si vous le laissez tranquille vivre sa vie et il est inutile de chercher à le nourrir. « Prévoir régulièrement une soucoupe d’eau peut le fidéliser sur votre jardin. Il ne faut surtout pas lui donner ni du lait ni du pain, car même si le hérisson semble aimer,  cela lui donnera une diarrhée qui lui sera fatal  » nous communiquait  un passionné à propos du hérisson. Mais si vous  apercevez Monsieur le Hérisson, levez le pied !

 

 
 
 

Les fleurs de talus de nos chemins et petites routes

 

La fumeterre fut nommée Fleur de terre, Pied de Céline ou bien Herbe à la veuve

La Fumeterre officinale est une gracieuse plante au feuillage léger. Ses fleurs sont si caractéristiques qu’on ne peut les confondre avec une autre fleur. Son nom, dérivé du latin, signifie « fumée de la terre ». Il lui aurait été donné en raison de l’odeur âcre qui se dégage aussitôt qu’on l’arrache. Très commune en plaine, la Fumeterre se singularise par ses fleurs à nectar qui laissent indifférents les insectes. Les fourmis,friandes des graines,   se chargent de leur dispersion car elles ne les mangent pas toutes. La plante a été utilisée autrefois en médecine populaire d’où son qualificatif d’Officinalis.

 

 

 

 

La pulmonaire officinale (borraginacées) est nommée également herbe au poumon, sauge de Béthléem ou bien  coucou bleu car ses fleurs sont semblables à celles des Primevères. Au printemps, la Pulmonaire, fleur assez rare. déploie ses fleurs initialement roses mais qui virent au violet et au bleu au cours de la floraison. Les taches blanches décorant les feuilles de la pulmonaire officinale rappellent l’aspect des poumons malades et on utilisait autrefois ces feuilles dans le traitement des maladies pulmonaires.

 

Aujourd’hui Le coquelicot fait sa réapparition dans les champs de blé ou de lin.Voir photo. Jean Paul

Le coquelicot (Papavéracées)doit son nom à la couleur de sa fleur qui évoque la crête d’un coq. Il est nommé aussi le pavot des champs, le gravesolle…Quand au nom de papaver, il viendrait de « bouilli », les graines de coquelicot ayant été mêlées autrefois à la bouillie des enfants pour les endormir.La fleur est éphémère car elle ne dure qu’une jour à peine. De nos jours, les désherbants sélectifs l’ont peu à peu éliminé des champs, et ses graines échappent difficilement au tri et au nettoyage des semences. Le coquelicot s’est réfugié dans les terres remuées, au bord des voies ferrées et des autoroutes où il semble particulièrement se plaire. . Cette « mauvaise « herbe a été également utilisée depuis les temps les plus anciens pour ses propriétés médicinales.

 

 

 

Le silène dioïque  aussi nommé compagnon-rouge  (Caryophylllacées) orne au printemps de ses petites fleurs rose vif les bois frais et humides, les haies, les ravins et les chemins creux en particulier dans nos régions.Il ne vit pas sous le climat méditerranéen. la silène est pollinisé par les bourdons et les papillons diurnes et s’ouvrent le jour. Floraison d’avril à septembre.

 

 

La Marguerite des Près (Composées) mettent en fête prairies et pelouses aussi bien en plaine qu’en montagne jusqu’à septembre. Elle pousse à l’état sauvage dans toute la France.  Ses tiges feuillées étaient utilisées autrefois en médecine populaire contre les catarrhes ou les faiblesses du foie. A la campagne, on en mettait dans les étables et les niches pour chasser les puces. Appréciée par les insectes pollinisateurs, elle attire les petits butineurs comme les syrphes et les papillons. Du meilleur effet en bouquet champêtre, la marguerite tiendra au moins une semaine en vase. La marguerite ne réclame aucun entretien et pousse rapidement. Attention, elle peut rapidement devenir envahissante… »Je t’aime, un peu.. » Fort apprécié des amoureux, le jeu qui consiste à enlever un par un les pétales d’une marguerite permet de découvrir, si l’on est aimé par l’être cher. A chaque pétale correspond un sentiment. Le dernier pétale arraché est censé donner la bonne réponse…

 

La bourrache est la providence anti-âge de la femme, dit-on…On rencontre souvent la bourrache dans des friches mais elle pousse très bien dans un jardin cultivé.Une fois installée,  elle se ressème abondamment d’elle-même.  Ses magnifiques fleurs bleues produisent des graines d’une grande valeur diététique et cosmétique. La plante dont les fleurs sont comestibles s’utilise fraîche pour des cataplasmes ou des tisanes.Enfin, les jardiniers apprécieront car une de ses autres vertus déjà importantes serait de faire fuir les limaces…

La stellaire holostée (caryophyllacées)appelée aussi langue ou bec d’oiseau. Avec d’autres plantes à floraison printanières, la stellaire embellit les forêts et les talus avant même la croissance des feuilles des arbres. Son nom de genre  veut dire petite étoile. 

 

 La jacinthe des bois appelée aussi jacinthe sauvage et  le muguet bleu est une plante à spectaculaire floraison printanière qui abonde dans les sous-bois. Les fleurs sont parfois blanches ou roses. Sur cette photo, le papillon  l’Aurore et une mouche sont sous son charme.

 

La Vesce commune est très abondante dans les champs et les prés. C’est une bonne plante fourragère. Sa tige manque de rigidité mais s’accroche par ses feuilles munies de vrilles, aux plantes voisines. Il existe d’autres espèces entre autres Vicia fava, la fève alimentaire, cultivée depuis longtemps.

 

 

 

Le géranium à Robert est très fréquent dans nos régions tempérées.Son feuillage d’un vert frais se pare de petites fleurs roses pendant le printemps et l’été. A cause de sa couleur rouge vif et de sa teneur en tanins, cette plante fut employée au Moyen-âge pour stopper les hémorragies. A quel Robert son nom fait-il allusion ? Ce point reste mystérieux. Est-ce  une déformation du latin ruber, qui signifie « rouge » ou bien la plante est-elle dédiée à saint Robert, évêque de Salzbourg qui en aurait le premier enseigné les vertus thérapeutiques ? Elle fut nommée bec de grue en référence à la forme de son fruit. Le Géranium à Robert est facilement identifiable de mai à septembre.

 

 

Le lamier blanc est une fleur inoffensive bien qu’elle ressemble  à première vue à l’ortie, sans poils urticants.   Ses feuilles velues sont comestibles crues et cuites. Ses fleurs sont riches en nectar (odeur de miel) recherchées surtout par des bourdons à longues trompes. Elle fut nommée ortie folle, ortie blanche.

 

 

 

 

 

Cette vesce a fleuri dans le parterre devant la bibliothèque.Jean Paul

La Vesce cracca  (papilionacées) fleurit abondamment dans toute l’Europe. On la reconnait à ses longues grappes de fleurs. C’est une plante grimpante qui s’accroche grâce aux vrilles ramifiées se trouvant à l’extrémité de ses feuilles. Dans les temps anciens, elle était cultivée pour ses graines, à l’instar du blé. Dans l’un des évangiles, elle aurait été semée parmi le bon grain …par une main malveillante. Accusation peu fondée car le pouvoir de dispersion spontanée de la Vesce est très important. Elle fut nommée Jarosse ou Pois à crapauds.

 

Le saxifrage granulée apparait en même temps que la stellaire holostée. Le nom de  saxifrage, d’après Pline L’Ancien,  lui viendrait de son pouvoir  de briser les pierres .Elle est très fréquente sur notre territoire.

 
 

Cette chélidoine a fleuri dans un parterre de la bibliothèque

La Grande Chélidoine (Papavéracées)recherche les sols riches en azote.  Le nom de Chélidoine vient du grec Chélidon qui signifie « Hirondelle ». Cette plante fleurit à  l’arrivée des hirondelles et d’après la légende…les hirondelles en frottent les yeux des plus jeunes pour leur rendre la vue ! Le nom populaire d’Eclaire que la plante a conservé encore aujourd’hui témoigne bien d’un rapport avec la vue. Le suc jaune orangé qui s’écoule des tiges sectionnées, était prescrit dilué contre les affections des yeux. Mais cette pratique est dangereuse et les propriétés caustiques  de  ce  latex ont été longtemps prescrites également pour brûler les verrues.  On la nomme aussi : herbe aux verrues, éclaire, herbe de l’hirondelle.

Les oiseaux et les papillons annoncent le  retour du Printemps !

Ce papillon « le paon du jour » pris en flagrant délit …de vol par un ami.Photo Jean Paul

C’est  l’occasion d’écouter et d’observer les oiseaux dans notre jardin et dans les chemins. L’expérience aidant, il est possible de réaliser des photos de nombres d’entre eux. A l’évidence, une approche silencieuse et appropriée est recommandée mais parfois, une rencontre fortuite peut créer de divines surprises. C’est l’objectif de la  démarche de l’Effraie Coudréenne. Aussi, nous proposons d’ouvrir un album-photos qui s’étoffera au fil des mois….d’oiseaux, d’insectes, d’amphibiens, de papillons et de fleurs ! 

 

Cette bergeronnette sautillait sur un toit d’une maison, rue Principale.

La Bergeronnette des ruisseaux, nommée également Bergeronnette grise est la plus connue et la plus commune, de la taille d’un moineau. Tête, poitrine, gorge et nuque noires, en contraste avec le front, les joues et le ventre blancs. La Bergeronnette vit dans des paysages ouverts sans forêts et petites agglomérations. Elle parcourt le sol à pas précipités à la recherche d’insectes, avec de constants hochements de queue. Son chant est très doux.

 

 

 

 

A Coudray, plusieurs couples ont été vu dans le centre du village. Photo Jean Paul

Le Chardonneret élégant est  à peu près de la taille du moineau, multicolore, avec un masque rouge entouré de blanc et de noir. Son croupion est  blanc, queue noire, ailes noires à motifs jaunes et blancs. Son bec est très pointu. Le chardonneret vit dans les campagnes cultivées ouvertes, dans les jardins, les parcs et les vergers. Il affectionne  les semences de chardon qu’il picore habilement en grimpant sur la plante. D’après les statistiques récentes,iI figure parmi les espèces menacées dans les Pays de Loire.

 

 

 

 

Ce merle blanc, assez rare,  est atteint d’une maladie nommée leucite nullement mortelle mais sa couleur rend l’oiseau vulnérable aux yeux des prédateurs. Photo. M. A Viratelle. St Laurent des Mortiers.

Un autre merle tacheté de blanc, vu à plusieurs reprises devant le CPA St Joseph. Photo.Jean Paul

 

Le merle chante souvent depuis un perchoir élevé.photo Jean Paul

 

 

Le merle noir est bien connu et pousse son chant caractéristique, sonore et modulé, dès la fin de l’hiver surtout le matin et le soir.Le merle cherche en sautillant sur le sol des vers, des insectes et des fruits.

 

C’est un oiseau est une espèce commune dans notre région. Photo Jean Paul

Le pinson des arbres est de la grosseur d’un moineau et vit dans les haies des jardins, les parcs. Migrateur partiel. Il cherche fréquemment sa nourriture au sol. Son chant varié, avec ses fioritures finales, se fait entendre à partir du mois de mars et lancé depuis un perchoir haut placé. Le pinson fait partie des oiseaux les plus communs en France. En période de reproduction, on le retrouve dans tous les types d’habitats, du boisement au parc urbain en passant par le bocage dès lors qu’il y a des arbres. Il est considéré comme non menacé car il a su toujours s’adapter aux modifications de son environnement.

 

 

Impressionnant le regard du hibou  ! Clos de Beauvais.  photo Gabriel Marais

La mésange bleue montre son bec. Coudray. Photo Gabriel Marais. (12 03 2018)

Jardin à Coudray. 5 mai 2018

Si la linotte mélodieuse ne mérite en  aucune façon de servir d’emblème pour stigmatiser les étourdis, son nom est tout à fait justifié. Son chant est un gazouillis musical et varié  se composant de trilles de notes flûtées de sons délicats.  Cet oiseau a une âme de musicien. Coudray.photo Jean-Paul

 

 

La Mésange charbonnière est la plus grosse de nos mésanges.Coudray.21 02 2018 . Photo Jean Paul

Le Troglodyte mignon est  de couleur brun foncé, très petit, avec une silhouette en boule et une courte queue dressée. Il furète dans les sous-bois épais à la manière d’une souris, à la recherche  de nourriture. Coudray. Photo Jean Paul

L’Hypolaïs polyglotte est un visiteur d’été en France. Il fréquente les milieux ouverts, parsemés de buissons et d’arbres, les haies épaisses. Appréciant l’eau, il se rencontre très souvent dans les taillis épais bordant les rivières. Photo Lionel Manceau

Ce chardonneret élégant et ce verdier d’Europe cohabitent en bonne harmonie autour de quelques graines Coudray.Photo Lionel Manceau

 

Seule, la chance et le coup d’oeil d’un expert permet de réaliser une photo de la tourterelle des champs. photo Gabriel Marais

La tourterelle des bois est discrète, farouche et vivant à l’écart des habitations à la lisière des forêts, dans les bocages. Son plumage est plus varié. Au contraire de la tourterelle turque sédentaire, la tourterelle des bois est un migrateur au long cours nous quittant dès la mi-août pour rejoindre le Sahel sénégalais.

 

 

Dans un jardin à Coudray, le cétoine dorée grignote le pollen d’une fleur d’un murier.Photo Jean Paul

 

Malgré son état presque immobile lorsqu’il  grignote le pollen et le nectar d’une fleur, la cétoine dorée est capable de s’envoler d’un seul coup. Elle est très commune dans les jardins, sur les fleurs lorsqu’elle est adulte et dans le compost à l’état de larve. D’ailleurs, ces larves, des vers blancs, sont régulièrement détruites, par ignorance, alors qu’ elles sont très utiles pour la vie du compost qu’elles grignotent, enrichissent et brassent.

 

Vu ce matin, 8 juin 2018, dans un parterre, rue Principale.Photo Jean Paul

La Zérène du groseillier ou Phalène mouchetée, Abraxas grossulariata, est une espèce de lépidoptères de la famille des Geometridae,  du genre Abraxas et du sous-genre Abraxas.

 

 

Ce matin, l’écaille du Sénéçon était posé sur le mur d’une maison , Petite Rue. (31 05 2018)photo Jean Paul

L’Ecaille du Sénéçon appelée également goutte-de-sang.L’espèce est facilement reconnaissable, même en vol, grâce à son ornementation particulière. Il fréquente les pelouses et les pentes sèches, les carrières et les bois clairs. L’Ecaille vole début mai à août ou septembre.L’écaille bien qu’essentiellement nocturne vole aussi parfois durant la journée. 

 

 

L’Azuré, petit papillon bleu, aperçu sur une fleur de framboisier au jardin.photo Jean Paul

Dans un jardin de Coudray, ce flambé semble apprécier le bouquet de giroflées.photo Jean Paul

Le nom du « Flambé »  provient de la coloration de ses ailes jaunes pâles parcourues par des bandes noires. C’est l’un des plus grands papillons du département avec le macaon, il se reconnaît à ses deux longues queues noires aux pointes jaunes aux bouts de ses ailes postérieures. On voit souvent des flambés amputés à ce niveau-là. Son vol est ponctué de longues et fréquentes phases planées.

 

 

Superbe salamandre vue lors d’un repérage à Sancé pour la sortie nature en mars dernier. Belle rencontre. photo Alexis Landais

Sur une maison du bourg, le Verdier d’Europe et une tourterelle turque profitent d’un perchoir idéal.

Le Verdier d’Europe apprécie la végétation persistante des villes et villages pour l’installation de son nid. Les haies denses, notamment de thuyas,  les buissons taillés des jardins et des parcs des lotissements sont convoités par l’oiseau d’où sa relative proximité avec l’homme durant cette période.  Dans les Pays de Loire, il a été classé dans la catégorie « quasi menacée » de la liste rouge régionale. L’espèce a pu pâtir de la destruction de son habitat naturel notamment des vieilles haies bocagères. Le Verdier d’Europe mérite une attention particulière.

 

 

Le rouge-queue à front blanc est plus coloré que le rouge-queue noir. Il est devenu assez rare.Coudray. Photo Gabriel Marais.

Un rouge-queue noir fait la pause.. ce passereau est de la taille d’un moineau  dont le croupion et queue sont de couleur rouille pour les deux sexes. Coudray. Photo Jean Paul

Un rouge-queue juvenil. jardin du bourg.Jean Paul

 

 

 

Sphecode albilabri ou abeille-coucou.Jardin à Coudray. photo Jean Paul

Le Tircis est un papillon que l’on observe à proximité des arbres. Il est  très fréquent en Mayenne.Photo Lionel Manceau

La Mégère, femelle du Satyre, très commune en Mayenne.Photo Jean Paul

La grenouille verte. La star de nos étangs et nos mares est très présente sur notre territoire.  La Bédennerie, photo Lionel Manceau.

Petite grenouille prise sur un nénuphar dans une mare de Sancé.Photo Roselyne Lardeux

Les petites et grandes libellules émergent. Les zygoptères sont multiples et offrent une palette de couleurs très différentes. Photo Lionel Manceau

L’aurore est  facilement reconnaissable avec ses taches orange à l’extrémité des ailes du mâle qui évoquent le soleil levant d’où son nom d’Aurore. Chemin de Grande Valette.  Photo Jean Paul

La femelle de l’Aurore ressemble, les ailes écartées,  à un mâle de la Piéride de la Rave et à d’autres piérides.Petite Rue.Coudray.Jean Paul

 

Ce bombus cul rouge butine une fleur de la bourrache . Les couleurs contrastées du bourdon le protège des prédateurs. Jardin de Coudray. jean Paul

Cette abeille charpentière  fait son miel dans un cerisier de Coudray. Photo jean Paul

L’accenteur-mouchet est de la taille d’un moineau, brun-gris avec la tête et région du cou gris ardoise.Peu sociable. Coudray. Photo Jean Paul

La mésange bleue est le seul passereau bleu et jaune d’Europe et il se fait entendre dès les beaux jours d’hiver. Coudray.Photo.Jean Paul

Le lézard des Murailles (podarcis muralis), est une espèce de petit lézard commun en Europe.Très agile et rapide, il adore les bains de soleil .Coudray. Jean Paul

Le lézard vert vit environ 15 ans s’il ne succombe pas à ses prédateurs que sont les oiseaux de proie, les serpents et les chats sauvages. Photo Lionel Manceau

 

 


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