Effraie Coudréenne

L’Effraie Coudréenne

La bibliothèque, siège social de l’association, a été choisi pour être  le lieu de rencontres, d’expositions et pour son offre documentaire. L’association proposera des observations  pour tout public afin  d’identifier les espèces qui nous entourent. Ces observations peuvent être effectuées dans le cadre d’une balade ou d’une visite sur un site communal.  Les personnes non adhérentes à l’association pourront participer à deux ou trois sorties-nature et ensuite il leur sera demandé d’adhérer.L’adresse maileffraiecoudreenne@gmail.com

Belle girouette d’une famille de chouette, photographiée près de Segré (49).

Le bureau comprend deux co-présidents : M Gabriel Marais et Loïc Landais.

Le trésorier: M Lionel Manceau

les cosecrétaires :  Alexis Landais  assure le suivi des infos pour les adhérents et Jean Paul Bonsergent celui du site internet communal et la presse.

L’association  propose régulièrement  des  sorties-nature depuis sa création (papillon, orchidées, ornitho, botanique).

 

Un oisillon tombé du nid : que faire ?
Samedi 27 juin.Marion et Matthieu ont interpellé Lionel et Gabriel au sujet de cet oisillon…tombé du nid dans leur jardin.le voyiez-vous ?

Comment réagir lorsque l’on recueille un oiseau blessé ou un oisillon abandonné et/ou tombé de son nid. Que faire si l’on a trouvé ou recueilli un oisillon ?  « Il n’y a peu  de chose à faire à mon avis si ce n’est de le poser sur un endroit non loin, difficile d’accès pour les chats et un peu caché, sur une branche dans un arbre par exemple si c’est possible, sur un toit, les adultes viendront le nourrir, ils trouveront l’endroit grâce aux plaintes du petits. Au fil de jours et de la croissance des oisillons, le nid devient trop petits, les jeunes le quittent ou en tombent, ils sont alors très vulnérables. Cela dure une semaine ou deux,le temps qu’ils puissent voler sur quelques mètres pour se mettre à l’abri » précise gabriel Marais.

Il faut intervenir le moins possible

Grive musicienne ou jeune merle noir, il est trop pour le savoir. Celui-ci est visiblement prêt à s’envoler. Quelques nourrissages et puis s’envolera…. si le chat ne passe pas par là !!!

Il est toujours préférable de laisser un oisillon là où il a été trouvé, ou de le placer à proximité immédiate dans un arbre, un buisson ou en muret si l’endroit est exposé aux intempéries, à la chaleur, aux prédateurs (chats), aux dérangements ou aux véhicules. 
Si l’oisillon est déjà emplumé, les parents continueront à s’en occuper car ils restent toujours en contact avec lui visuellement et/ou par des cris. Les petits emplumés quittent naturellement leur nid, même s’ils ne volent encore pas bien, et ils peuvent alors sembler « perdus » ou en détresse : c’est le cas par exemple des jeunes merles ou des chouettes.

«  C’est donc bien un jeune turdidé: Grive musicienne ou Merle noir ce n’est pas évident à cet âge car ils se ressemblent tous les deux. Le plus simple quand on retrouve un oisillon tombé du nid et qui ne vole pas encore, est de le mettre en hauteur à l’abri des prédateurs de telle sorte à ce que les parents l’entendent et puissent venir le nourrir. Je ne conseille jamais de garder l’oiseau chez soi et d’essayer de le « sauver » en lui donnant à manger, en général ça termine toujours mal de cette façon ! » Lionel Manceau.

N’hésitez pas à interpeller Lionel ou Gabriel à ce sujet. 
Jean Paul

 
Une vie de coccinelle à sept points

Gardez dans votre jardin un petit carré d’orties, de capucines… Ce sont des plantes utiles au jardin….Et voici pourquoi !!!

Sous une feuille d’ortie, des oeufs de coccinelles

Comme certains papillons, au printemps, la coccinelle pond ses œufs entre autres sous les feuilles des orties. Les œufs sont jaunes, les uns auprès des autres, pondus souvent non loin des pucerons. Ils éclosent 5 à 6 jours après la ponte. Afin de prendre des forces rapidement, les premières larves mangent les restes de leur œuf puis les œufs qui sont à proximité. Mieux vaut éclore en premier chez les coccinelles. Après cette première collation elles cherchent rapidement des pucerons.

En 20 jours, au bout de 4 mues et après avoir dévoré environ 260 pucerons, les larves se transforment en nymphe et 8 jours plus tard la véritable coccinelle apparaitra. Il faudra attendre plusieurs heures pour admirer sa couleur définitive. Sitôt prête la nouvelle venue se mettra en chasse de pucerons. Elle complètera son menu avec du pollen, du nectar récolté sur les fleurs, des petits insectes, des spores de champignons… Il faut qu’elle fasse un maximum de réserves sous forme de graisse pour passer l’hiver.

Les larves se transforment en nymphes

C’est l’automne, notre Catherinette (un des multiples noms donnés aux coccinelles à 7 points) cherche un endroit où se cacher et se protéger pour l’hiver. Une fissure dans le bois ou la roche, des feuilles amassées au bas d’une haie, dans un tas de bois ou de cailloux et même dans nos maisons. Elle doit trouver un endroit non inondable pour passer les 5 prochains mois. Au printemps, elle commencera sa vie d’adulte, les femelles pondront environ 1500 œufs durant la saison et mourront pour la plupart d’entre elles avant l’automne.

nymphe de la coccinelle à 7 points

Nymphe de la coccinelle à 7 points

Afin de pouvoir observer facilement les différentes étapes de la vie des coccinelles, gardez dans votre jardin un petit carré d’orties, de capucines… Ce sont des plantes utiles au jardin et qui participent à l’équilibre écologique du potager. Elles peuvent être également utilisées en cuisine.

Il existe un grand nombre de coccinelles, plus de 120 en France réparties en fonction du climat et de l’altitude. Certaines viennent d’Asie entre autres, importées par l’homme pour servir de lutte biologique contre les pucerons, malheureusement, ces espèces se sont adaptées et sont maintenant en compétition, voir prédatrices des espèces locales.

Source : Hulotte n° 108 et 109.Photo

Photos et texte : Gabriel Marais

 

Propylea quatuordecimpunctata appelée la coccinelle à damier, est  une petite coccinelle présente en Europe. Elle est parfois appelée coccinelle à 14 points.

 

coccinelle-Harmonia-axiridis : Les élytres sont ornés de zéro à 19 points.

La Catherinette est l’un des multiples noms donnés aux coccinelles à 7 points.

 

 

 

Les principales caractéristiques de l’étourneau sansonnet
Etourneau juvénil dans le jardin : 6 juin 2019. Photo .Jean Paul

 Étymologie  d’étourneau : « Sturnus » signifie « étourneau » en latin. Du bas latin sturnellus, du latin classique sturnus, issu d’une racine indo-européenne *st_r que l’on retrouve dans sterne

Étymologie de sansonnet : Ce terme pourrait dériver de Samson ;  sassonet « crible », l’oiseau étant criblé de petites taches  ou de chansonnet, de chansonnette, « petite chanson » car il apprend facilement à siffler et même à prononcer quelques mots (bon imitateur).

Son plumage est remarquable avec ses reflets métalliques du vert au violet. 23 mars 2020. Dans le cerisier du jardin.

Pourquoi l’étourneau ? Cet oiseau est  très familier dans notre environnement !!! Lors d’un reportage, un ornithologue vantait l’une des ses qualités, l’imitation. J’ai voulu en savoir plus et le faire partager….

L’étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) est un oiseau omnivore qui appartient à la famille des Sturnidae et à l’ordre des Passériformes. En France, comme partout ailleurs, on peut l’observer couramment dans l’environnement urbain autant qu’en campagne. Dans les villes, les étourneaux sansonnets sont d’ailleurs si nombreux qu’ils sont de plus en plus fréquemment jugés envahissants. Rappelez-vous à Laval, il y a quelques années.Les étourneaux représentent donc  une nuisance avérée car ils créent des dégâts sur les bâtiments et les voitures notamment en zones urbaines du fait de l’importance des fientes faisant suite au passage d’un grand groupe d’étourneaux sansonnets. « C’est surtout l’acide urique que ces déjections contiennent qui abîme la peinture des carrosseries et les constructions. »

  Ils sont assez agressifs dans un but de défense, ils peuvent se montrer plus effrayants qu’ils ne le sont en poussant des cris stridents en tout genre et plus encore en se déplaçant en groupes impressionnants.

Le plumage du sansonnet  est gris anthracite et semble ponctué de taches crème. Ainsi, on peut y percevoir des reflets métalliques  et son plumage semble bien plus noir à certaines époques.

Son cri évolue en fonction des situations.

En écoutant l’étourneau, vous serez étonné : Ce peut être un chant, un grincement, un son assimilable à un bourdonnement ou bien encore une succession de cliquetis, de sifflements et même de gazouillis. Plus étonnant encore, l’étourneau sansonnet est un véritable imitateur qui reproduit certains bruits de notre environnement quotidien tels qu’une sonnerie de téléphone, un claquement de porte, une sonnette ou carillon, et il ne se prive pas d’imiter les cris et chants d’autres espèces d’oiseaux.

Extraits choisis pour vous.Jean Paul

 
Vivre à Coudray ! C’est  chouette !
L’une des chouettes s’est régulièrement perchée sur cette cheminée dans laquelle elle s’est glissé parfois…

« Depuis plusieurs semaines, habitant dans la rue Principale,  nous sommes les spectateurs privilégiés des allers et venues de deux Chouettes Chevêches sur le toit de la maison d’en face. L’une ou l’autre apparaissait en début de nuit, puis durant la nuit en se  faisant bien entendre. Nous avions craint de ne plus les revoir lors le déconfinement. Dimanche 24 mai, vers 6 h du matin,  le mâle était toujours présent sur le toit, visiblement pas pressé d’aller se coucher. Les premières voitures, le passage des cyclistes, ne l’ont aucunement perturbé. La chouette est allée plusieurs fois sur la cheminée pour regarder à l’intérieur…. Je l’avais remarquée à cet endroit et la femelle y serait sans doute en train de  couver. »Jean Paul

La chouette chevêche est surnommée également la chouette aux yeux d’or.

Dans le petit fascicule édité par Mayenne Nature Environnement dans lequel Gabriel et Lionel sont intervenus,   j’ai trouvé  tous les  renseignements essentiels sur cette petite chouette devenue une voisine, que j’observe parfois au milieu de la nuit..ou par hasard le matin à l’aube: « (…)En alerte, elle se dresse sur ses pattes, sa tête aplatie pivote de 270°. (C’est impressionnant !). Cela se distingue alors nettement. Ses yeux sont jaunes et la pupille noire. Son regard peut prendre plusieurs expressions. (…) Souvent à proximité de l’homme, elle apprécie en particulier les anciens bâtiments agricoles en pierres où elle trouve une cavité pour nicher.

Avant de rentrer définitivement dans un trou sous le toit, la chouette apprécie les premiers rayons du soleil…

Notre département accueille  une population importante de chevêche. (…) Son avenir est lié au maintien de l’élevage extensif et des prairies. Les collisions routières représentent une part importante de la mortalité. 

Extraits:  Les Rapaces Nocturnes de la Mayenne. Mars 2019

Jean Paul

 

Dimanche 28 juin 2020. Il fait grand jour. L’une des chouettes est posée et visiblement, elle nourrit ses petits.

 

 

 

 

 

Un autre couple de chouette a été repéré depuis plusieurs années aux alentours du terrain de football. Lionel les a  vues et entendues le soir  à plusieurs reprises…Récemment, en me promenant en début d’après-midi, je fus très surpris d’apercevoir une chouette sur le grillage. Je me suis approché doucement…et elle a attendu que je fasse plusieurs photos avant de  s’envoler…Pas pressée…mais prudente !

A Sancé, une petite chouette s’est  envolée de son nid pour découvrir le monde !

 

Faut pas pousser la chouette, si petite soit-elle, dans les orties !Photo Roselyne Lardeux

 

Rassurez-vous la petite chouette s’est sortie de ce mauvais pas toute seule  Photo Roselyne Lardeux
 
 
 
Durant deux mois, les animaux étaient plus sereins

Lors du confinement, Eric Médard, photographe animalier, a remarqué une faune plus paisible qu’en temps normal. Certains comportements des animaux qu’il observe ont changé. Voici des extraits de l’article que M.Pichard lui a consacré, paru dans le O.France du lundi 25 mai 2020.

« J’avais l’impression que les oiseaux chantaient moins fort, qu’ils avaient une sorte de stress en moins ». La présence moindre a permis à certains animaux de se réapproprier l’espace. . «  Il y avait beaucoup plus d’animaux sauvages à proximité des routes que d’habitude ». Comme chacun d’entre nous, il a remarqué avec plaisir l’absence d’avions dans le ciel. Pendant un temps, plus de pollution visuel qui zébrait le ciel de traces blanches…ni  de bruit.

La faune va être de nouveau dérangée

Dans cet article, Patrick Mur, directeur de l’association de Mayenne-Nature Environnement constate également  « (…) il y a des espèces notamment des oiseaux qui ont niché ou se sont accouplés dans des endroits où l’on n’avait pas l’habitude de les voir  ». .Dans un communiqué intitulé « Déconfinemet : conseils pour s’émerveiller tout en respectant la nature » France nature Environnement et six autres associations invitent chacun de nus à la plus grande vigilance. « Le retour partiel à la vie professionnelle et aux loisirs pour des millions de citoyens risque de provoquer la destruction involontaire d’animaux et de plantes sauvages qui ont investi certains espaces pendant le confinement. Deux mois loin de l’Homme suffisent à modifier des comportement.

 
 
 
Les papillons réapparaissent dans notre environnement

 

 

 

Les ailes du Flambé, surnommé le Voilier, sont fortement rayées de noir. Ce grand papillon se distingue avec ses « queues » singulières. En ce moment, il est suffisamment occupé pour qu’on puisse l’approcher.15 05 2020 J.Paul

 Les Papillons

De toutes les belles choses
Qui nous manquent en hiver,
Qu’aimez-vous mieux ?

Moi, les roses ;
Moi, l’aspect d’un beau pré vert ;
Moi, la moisson blondissante,
Chevelure des sillons ;
Moi, le rossignol qui chante ;
Et moi, les beaux papillons !

 

Le papillon, fleur sans tige,
Qui voltige,
Que l’on cueille en un réseau ;
Dans la nature infinie,
Harmonie
Entre la plante et l’oiseau !…

 

La couleur jaune vif du citron mâle suffit à le reconnaitre, même en vol. Les papillons apprécient les fleurs de centranthe ou valériane. Pte Rue..J.Paul

Quand revient l’été superbe,
Je m’en vais au bois tout seul :
Je m’étends dans la grande herbe,
Perdu dans ce vert linceul.
Sur ma tête renversée,
Là, chacun d’eux à son tour,
Passe comme une pensée
De poésie ou d’amour !

 

Gérard de Nerval.

 

 

 

Le Piéride de la rave est l’un des papillons les plus répandus en Europe.L’aile antérieure présente deux points noirs au recto. Ce Piéride apprécie également la centranthe. Ptite Rue. J.Paul

 

 

 

 

 

 

 

Le Gazé est l’un des papillons européens le plus facile à identifier.Sa forme, la netteté et l’ornementation de ses ailes,  avec ses nervures noires bien dessinées, sont caractéristiques. Saulges.14/05/20.Lionel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les mésanges sont étonnantes et bosseuses !
On devine un mésange qui s’envole du tube carré au centre de la photo.

Habitant à vol d’oiseau (de mésange !) de l’autre côté de la Mayenne,  Jérôme, adhérent de notre association, a observé dès le début du confinement, des mésanges bleues qui s’affairaient autour d’un poteau EDF, proche de la maison. « J’étais intrigué, ne voyant pas l’emplacement d’un nid possible dans cette haute construction de fer et béton ». Enfin, Jérôme, tenace observateur et fin limier, a eu la clé de l’énigme sur leurs innombrables allers-retours  autour du poteau électrique. « J’ai vu un oiseau sortir d’un tube carré métallique (voir photo !) qui fait donc office de nid !,  je ne sais pas si ce lieu de nidification insolite est courant chez la mésange ». Les mésanges apprécient les nichoirs fait maison mais, astucieuses, elles n’hésitent pas à améliorer le confort à l’intérieur des boîtes aux lettres et d’autres endroits improbables tel  ce tube aérien sur un poteau électrique. Elles font preuve d’une efficacité redoutable !

 

Sur le ton de l’humour, le lieu serait idéal  pour y  installer une webcam !  « En effet, rien de plus simple : l’électricité est déjà sur place ! Le transfo EDF est à côté, et trouver 12 V va être facile mais je ne suis pas volontaire pour le câblage ! ».   Ce tube, où les mésanges ont établi  leur nid, est ouvert aux deux extrémités Un autre couple à proximité offre aussi un joli spectacle, cette fois dans une cavité d’une émousse, site plus sécurisant et naturel. « Oui, elles sont étonnantes ces mésanges et même attachantes par leur beauté ! J’ai remarqué aussi que parfois elles pouvaient s’attendre pour repartir. Je n’ai pas observé pour l’instant qu’elles repartaient avec les excréments ». Le rythme de nourrissage est impressionnant,  le couple de Charbonnières (d’où l’expression aller au charbon !) n’arrête pas et même sous la pluie. «  Quelle énergie pour nourrir la progéniture !« 

photo.M.Clavreul

Et bien effectivement, ce cas de nidification est assez commun chez de nombreuses espèces d’oiseaux, bien souvent les mésanges, mais aussi les étourneaux, rapaces nocturnes sans oublier les rapaces diurnes et cigognes qui construisent bien souvent leur nid sur les armatures en fer des pylônes de ligne haute tension dans ce cas cela est moins grave pour eux… « Mais pour ceux qui nichent dans les tubes en fer c’est un risque et notamment dans les tubes verticaux c’est d’ailleurs pourquoi c’est une obligation d’y mettre des petit capuchons  car une mortalité importante  avait été signalée par les associations de protections de la nature« précise Lionel.

Actuellement, à Coudray,plusieurs nichoirs abritent des nichées prometteuses de mésanges bleues et charbonnières. Les deux de l’hôtel à moineau (murs de la bibliothèque)sont aussi occupés, sans oublier les nombreux couples sous la toiture de la bibliothèque ainsi que 2 ou 3 couples d’étourneaux sansonnets. Pour la 2ème année, un couple d’effraie qui adore ce haut lieu de culture. niche dans la cheminée  où les martinets étaient l’an passé.

Jérôme, Lionel et Jean Paul

La mésange évacue les couches-culottes
Une des mésanges évacue un « sac poubelle ».Ph.J.Paul

 

Une autre mésange charbonnière qui fait également le ménage du nichoir.Photo M.Clavreul

Le nettoyage du nid (voir photo ) est un comportement répandu mais peu étudié chez les oiseaux. Les parents retirent les coquilles brisées, les œufs non éclos, les oisillons morts, les objets étrangers et les sacs fécaux. Ces derniers sont des poches de mucus blanchâtres qui contiennent les déjections des oisillons . Les parents les récupèrent, les transportent sur plusieurs mètres puis les jettent, ou même parfois les mangent. On ne connaît pas encore avec certitude les objectifs de ce comportement : il pourrait permettre de maintenir l’hygiène du nid pour éviter les risques de maladies et de parasitage et/ou éviter d’attirer l’attention des prédateurs (odeurs, traces). Après une présentation des sacs fécaux (définition, production et élimination), nous recensons leurs fonctions possibles.

A bientôt.Jean Paul (30/04/2020)

 

Hiboux et chouettes, porte-malheurs ?

Hiboux et chouettes n’apportent ni le malheur, ni le bonheur et sont depuis longtemps reconnus comme utiles en raison de leur grande aptitude à chasser mulots et campagnols qui, certaines années, ravagent les jardins. Dans la Grèce antique, la chouette était l’oiseau de la sagesse, fidèle compagne de Pallas Athéna, déesse de la guerre, de la sagesse, des artisans, des artistes et des maîtres d’école.

Pourtant, hiboux et chouettes étaient autrefois mal considérés dans les campagnes lorraines. En effet, il faut savoir qu’au cœur des hivers rigoureux, la faim leur fait pousser des cris déchirants, si bien que les paysans des siècles derniers, vivant dans la terreur des grandes famines, les accusaient de les annoncer et d’en être responsables. Pour les punir et conjurer le mauvais sort, on les clouait vivants sur la porte des granges. En fait, ils étaient les premières victimes du froid et de la faim. 

Par ailleurs, la vie nocturne de ces rapaces les entachait de pactes diaboliques et jouait en leur défaveur dans la croyance populaire. 

De même, à l’époque où il n’y avait pas encore d’électricité et où les gens se couchaient tôt pour économiser les bougies, seules les maisons où l’on veillait des malades ou des mourants étaient éclairées. Attirée par la lumière, la chouette voletait autour de la maison en poussant son cri. Parfois même, elle se posait sur le rebord de la fenêtre. Les personnes angoissées qui veillaient un être cher traduisaient son cri en « viens avec…. ». C’est pourquoi, dans l’Est-mosellan, la chouette est appelée Tod-Vogel ou Toten-Vogel (oiseau de mort). 

 
 
L’arum tacheté

Au cours d’une promenade, j’ai vu cette plante curieuse sur le bord du chemin de l’ancien cimetière. C’est un arum tacheté ! La “fleur” apparente n’est pas une fleur, c’est une “spathe”, typique des Arums, en forme de cornet, vert jaunâtre, parfois violet, qui entoure “les fleurs”, minuscules.Les fruits, verts au début, deviennent rouges corail à maturité, très attirants et très beaux. Ils sont réunis en épi compacte au sommet de la tige.

Malgré la forte toxicité de la plante, les racines (tubercule), riches en amidon, auraient été consommées durant les périodes de famine, après avoir été bouillies très longuement et en ayant changé souvent l’eau de cuisson pour éliminer leur âcreté.Autrefois, il en a été extrait de la fécule, dont l’usage alimentaire a été signalé par Parmentier et Dioscoride.

Tous les arums contiennent des raphides d’oxalate de calcium et une essence âcre, substances qui sont très irritantes et rubéfiantes.Le contact de leur sève avec les muqueuses ou les yeux est dangereux.

Toute la plante est toxique, mais le danger vient particulièrement des baies.Le danger principal vient surtout ses fruits qui sont très attirants et hélas un peu sucrés.Ces fruits sont très irritants et peuvent produire des troubles digestifs, nerveux et cardiaques parfois mortels.

A suivre…Jean Paul

 

Ces fruits peuvent produire des troubles digestifs, nerveux et cardiaques parfois mortels.Chemin de la Croix. 02 07 2020.

 

 

 

Durant ce confinement , observons  la nature  de chez soi !
L’un des mésanges a trouvé de  la mousse au pied du nichoir.Jean Paul

Récemment, j’ai repéré les allers-venues d’un couple de mésanges charbonnières vers notre nichoir qui n’avait plus de locataires depuis plusieurs années.

 La Mésange charbonnière s’installe volontiers dans les  nichoirs mis à sa disposition dans les arbres ou dans les haies du jardin surtout lorsque celui-ci est peu fréquenté. (L’association du mot charbonnière est donné à l’animal dont le poil ou le plumage présente des parties noires telle cette mésange.  « exemple: Le chant discordant d’une mésange-charbonnière dont surgit bientôt le front noir, la gorge bleue, blanche et or (Vailland, Drôle de jeu,1945, p. 126).

Dans un ronde bien rythmée, les mésanges vont et viennent préparer le nid .Jean Paul

 La saison de reproduction débute par la parade nuptiale du mâle dont on entend le chant  très distinctement et très tôt.  Pour trouver une femelle,  il hérisse ses plumes pour avoir une crête sur la tête et bombe le torse pour montrer sa bande pectorale noire. Une fois les formalités nuptiales accomplies, le jeune couple  de mésanges charbonnières va alors débuter un ballet incessant entre le nichoir et l’espace environnant. Parfois, elles s’absentent un certain temps ou alors, elles choisissent la mousse  trouvée à proximité. Puis viennent l’accouplement et la ponte.

 Le noisetier s’est étoffé et protège mieux le nichoir. les mésanges après avoir inspecté les alentours rentrent directement dans le nichoir. C’est un beau spectacle ! Aujourd’hui, 9 mai 2020, étant visiblement prêts à sortir du nichoir,  les oisillons se sont envolés…J’ai encore entendu les « parents » ce matin, mais je ne me suis pas levé pour les regarder s’envoler !!! Maintenant, le jardin est très silencieux….les mésanges et les piaillements des oisillons affamés me manquent. J’entendais souvent l’un ou l’autre mésange annoncer son arrivée. Durant ce temps de confinement, ces mésanges nous ont offert un réel spectacle en direct de la  nature. Reviendront-elles pour une deuxième couvée ? Jean Paul

 

 

Comme ses congénères à l’intérieur du nichoir, l’un des oisillons est visiblement prêt à l’envol…

 

Le nichoir est vide….à nouveau silencieux. Le couple le réutiliseront-t-il dans un proche avenir ?
 
SORTIES NOCTURNES-Février et Mars 2020

 Pour ces sorties et écoutes de rapaces nocturnes, nous respectons le même protocole que celui mis en place pour l’inventaire de ces mêmes oiseaux de 2015 à 2018. Afin de ne pas déranger les oiseaux, nous rappelons que « la repasse », enregistrement des chants, ne doit pas être utilisée juste par curiosité. Une soirée à cette période pendant un temps court ne perturbe que très peu les chouettes et hiboux et nous sert à sensibiliser sur leur présence. Renouveler l’opération nuirait à leur tranquillité et les perturberait dans leur activité de chasse entre autres.

Mercredi 12 février, sortie nocturne aux Sourdières à Ménil

Présents : Jérôme, Nadine, Marie, Jean-Paul, Edith et Gabriel.

Date

Sortie

Nbre de
personnes

Adhérents

Non
adhérents

Adultes

Enfants
< 14 ans

Enfants
> 14 ans

12 février 2020

Rapaces nocturnes

6

6

 

6

 

 

 

Météo : vent faible, nuages clairsemés, pas de pluie, température 6 à 8°, éclairage nocturne par Château-Gontier à 2km.

Départ 20h00 de la bibliothèque de Coudray.

Au début de la sortie, au niveau du pas de la porte de la maison de Jérôme on entend le Hibou-moyen duc. Jérôme nous conduit à son jardin, environ 100m devant sa maison bien dégagé des habitations. Début de la repasse AM1 vers 20h45. Durée de l’écoute 30 min environ (suffisamment distant de la rivière pour que son bruit ne nous gêne pas) :

  • 2 Chevêches d’Athéna répondent par des cris très espacés à partir de la phase 2 jusqu’en phase 5
  • 3 Hulottes au loin probablement sans rapport avec la repasse. Chants (2 mâles) et cris (1 femelle) à l’ouest vers la route d’Angers, chant (1 mâle) au sud-est vers Coudray nettement au-delà de la Mayenne.
  • 1 Effraie des clochers à deux reprises seulement en phase 1 et 4, peut-être aperçue en vol en phase 2.
  • Au moins un chevreuil à l’ouest à une centaine de mètres peut-être.

Jérôme nous propose ensuite une balade vers la Bavouze, rien à signaler, quelques sons non identifiés. Observation avec Marie au travers d’une trouée dans les nuages de la grande ourse avec le pointeur, de la petite ourse avec l’étoile polaire et du dragon. Retour chez Jérôme vers 22h00.

Partage au coin du feu d’une boisson et d’un pain d’épice fabriqué à L’Huisserie.

Merci à Jérôme pour son accueil.

 

Mercredi 26 février 2020, sortie nocturne à Fontenelle à Coudray

Présents : Agnès et Rémy, Lionel, Michel, Edith et Gabriel.

Date

Sortie

Nbre de
personnes

Adhérents

Non
adhérents

Adultes

Enfants
< 14 ans

Enfants
> 14 ans

26 février 2020

Rapaces nocturnes

6

6

 

6

 

 

Météo : pas de vent, pas de pluie. Ciel étoilé, Température 4 à 5°

Départ 20h00 de la bibliothèque de Coudray. Une Effraie des clochers traverse en vol la route de Daon un peu avant le chemin.

Ecoute de la repasse non loin de la maison. Réponse de 2 Chevêches d’Athéna (cris) et d’une Hulotte mâle (chant), qui est venue au-dessus de nous. Contact auditif avec une Hulotte femelle (cris) non loin. Après 35 à 45 min d’écoute observation des mares de Fontenelle grâce à Lionel : un triton crêté, des larves de salamandre (point blanc au niveau des pattes), de grenouilles vertes, de notonectes (insecte d’eau), de gammares (crustacé).

Merci à Agnès et Rémi pour leur accueil, la dégustation du gâteau près du poêle était très agréable.

 

Les sorties du 27 février chez Sylvie et Christophe à Chatelain, du 4 mars Chez Elisabeth et Alain avec Justine à Azé et du 5 mars chez Marie à Château-Gontier ont été annulées la météo n’étant pas favorable.

 

 

 

 

SAMEDI 14 DECEMBRE 2019SORTIE ORNITHO

Munis-des-jumelles,les-participants-ont–observé-les-oiseaux-et-s’enrichir-des-connaissances de Gabriel Marais.

Météo : légère pluie au début puis temps dégagé le reste de la matinée. Persistance du vent. Amélie,fille d’adhérents ,nous apporte un nid de Pie bavarde très bien conservé, tombé d’un arbre de chez son papi. Le nid est un assemblage de terre rouge et de brindilles avec de l’herbe à l’intérieur. Après une visite rapide du refuge de la bibliothèque où nous avons  vu des Pinsons des arbres, Mésanges bleues, Mésanges charbonnières et Chardonnerets élégants à la mangeoire du tilleul, départ de la Bibliothèque à 9 heures 45 pour prendre la direction du moulin du Gué au niveau du barrage avant le bac. 16 participants.

Observations pendant la sortie :

  • Oiseaux :
    • Espèces vues
      • 1 grande Aigrette

      • 40 Vanneaux huppés en vol

      • > 5 Alouettes des champs en vol au niveau de Grande Valette

      • 2 Tariers pâtres : 1 femelle (à l’aller posée) 1 mâle (au retour en vol)
      • 6 Bergeronnettes grises (ferme La Lubinière)
      • Pinsons des arbres non comptés (ferme La Lubinière)
      • Moineaux domestiques non comptés mâles et femelles (ferme La Lubinière)
      • 5 Corneilles noires (dont 3 chemin du bac de Ménil)
      • Mésanges bleues (chemin au bord de la Mayenne, contact auditif)
      • Mésanges charbonnières (chemin au bord de la Mayenne, contact auditif)
      • 1 Geai des chênes (au retour entre la Lubinière et Grande Valette en vol)
      • Quelques oiseaux non identifiés (Lionel, Alexis, à l’aide !)
    • Espèces mentionnées
      • La grande aigrette (2019)

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

        Chevêche d’Athéna (chouette), quartiers de résidence des plusieurs individus de cette espèce de ce côté-ci du village.

      • 1 Busard Saint Martin (observable vers Grande Valette).
      • Pics épeiche et vert (communication par chant et tambourinage surtout pour l’épeiche).
      • Différences entre Corbeau freux et Corneille noire :
        • Le Corbeau freux : base du bec grise, silhouette trapue, en vol extrémité de la queue arrondie, en groupe parfois très nombreux.
        • La Corneille noire : bec noir, silhouette plus « élégante », en vol extrémité de la queue carrée, solitaire ou en petit nombre.

 

  •  

    Mammifères

     

    • 1Chevrette à Grande Valette

Au retour : Pause au retour chez Edith et Gabriel pour observation des mangeoires et de l’abreuvoir entre autres. Café, thé, gâteaux.

  • Espèces vues à la mangeoire, l’abreuvoir ou sur le terrain de Lujusco chez Gabriel et Edith (Les photos ne sont pas du jour)
    • Verdiers d’Europe (à la mangeoire)
    • Mésanges bleues
    • Mésanges charbonnières (également au nichoir, façonne l’entrée)
    • Rouge-gorge familier
    • Moineaux domestiques
    • Chardonnerets élégants

 

Importance de nettoyer régulièrement mangeoires et abreuvoirs afin d’éviter les contaminations. Approvisionnement régulier des mangeoires pendant les périodes de froid.

Echanges et discussion :

  • Discussion sur les refuges LPO particuliers :

    Respect de la charte sur les conditions de création d’un refuge LPO

    • Le coût : 35,00€ lors de la création pour le colis d’accueil puis 10,00€ par an.
    • Intérêts : reconnaissance de la préservation de zones par des particuliers

Pour la création d’un refuge LPO voir avec Gabriel ou sur internet     refuges. LPO.fr    (refuge LPO particulier), des plaquettes sont également disponibles à la bibliothèque.

  • la tarier pâtre femelle.Grande Valette.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Entretien d’un terrain pour améliorer la biodiversité :

               Fauchage tardif : le long des haies, sur des petites zones réparties sur une pelouse tondue.

    • Tas de bois et tas de pierres proches du potager (refuge pour certains auxiliaires du jardinier)
    • Ramener les feuilles le long des haies
    • Application pour iphone ou tablette, site internet :
      • net : biologie de l’espèce, répartition géographique, chants et cris.
      • birdnet : l’application donne l’identification de l’espèce à partir du chant
      • quiz sur les oiseaux : audiothèque de chants, jeux avec plusieurs niveaux de difficultés… Une version gratuite avec 30 espèces, une version payante avec 150 espèces (< à10,00€).
        Mésange charbonnière (LPO).Jean Paul

 

SAMEDI 2/11/ 2019 – SORTIECHAMPIGNONS

 

               
             

 

Départ de la Bibliothèque de Coudray à 10 heures 10.  Nous nous sommes dirigés par le chemin de la Croix, en longeant le lotissement de la Bédennerie et arrivés  à la zone humide de la Bédennerie où nous avons déterminé quelques espèces. Nous avons poursuivi par la route de Fromentières, au carrefour des Epinettes pour emprunter le chemin communal longeant le bois de Moiré.  Ayant pris du retard par rapport à l’horaire prévu, nous avons emprunté le chemin goudronné de Moiré (privé), pour rejoindre directement la route de Châtelain. Arrivés dans le bourg,  nous avons pris la « Petite rue ». Nous étions de retour à la bibliothèque à 12 heures 15″.  Gabriel

 

C’est bien un scléroderme orangé et non une truffe bien sûr  Gabriel

 

Voici plusieurs photos des champignons identifiés que nous avons vus lors de la sortie :

 

La clavaire élégante: il faut être très prudent car s’il existe dans ce genre des espèces comestibles, la majorité est de qualité médiocre dont certaines véritablement vénéneuses. Ne jamais cueillir les spécimens vieux et décolorés.

 

 

 

 

 

clitocybe-améthyste

 

 

 

 

 

L’amanite phalloïde (ou Oronge ciguë verte) est l’un des champignons les plus dangereux à l’origine de nombreux empoisonnements mortels.

 

 

 

 

 

 

 

 

L’amanite panthère est un champignon vénéneux dangereux à l’origine de nombreux empoisonnements.

 

 

 

 

 

 

 

 

La russule charbonnière ou bise violette :Les russules sont des espèces comestibles au goût douceâtre.

 

 

 

 

 

 

 

Langue de boeuf ou fistule hépatique. Sans pied sur chênes et châtaigniers.saveur un peu âpre.Comestible

 

 

 

 

 

 

 

 

La pézize,peut-être peziza vesiculosa, close et globuleuse, s’ouvrant par une perforation apicale arrondie puis se déchirant sans jamais s’étaler. Marge enroulée, irrégulièrement déchirée.Sans intérêt comestible

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Crédit Agricole est un chouette partenaire

En  présence de Mr Dominique Dutertre, directeur du Crédit Agricole du faubourg de Château-Gontier, Joël Gadbin, maire de Coudray, les adhérents de l’association, Mrs  Gabriel Marais et Loïc Landais, co-présidents, ont rappelé les objectifs de l’association créée en 2018. « L’Effraie coudréenne est née de la volonté de ses adhérents de partager des moments d’observation de la nature et de rechercher des solutions simples pour favoriser la biodiversité dans son environnement.  ». En avril 2018, dans le cadre du  concours « j’aime mon Asso » organisé par le Crédit Agricole, une aide locale de 400,00€ avait  été accordée et M Dominique Dutertre avait souhaité soumettre le même  projet au niveau départemental. Le projet « refuge LPO » a été primé  dans la catégorie nature et  l’association a reçu un prix de 1000,00€. « Je félicite le travail de l’association. Passionnés, vous avez toujours associés les enfants et les adultes dans vos démarches environnementales. Grâce à vous, ces enfants, riches de vos enseignements, prendront le relais »  a déclaré le maire Joël Gadbin. Grâce à cette aide, plusieurs projets vont être réalisés : grâce à l’achat de matériel informatique et  d’une caméra dont le public a apprécié la démonstration  de C.Debarges, adhérent à l’Effraie coudréenne,  des images en direct des différents nichoirs dont celui de la chouette Effraie dans le clocher de l’église  vont pouvoir être réalisées. « Je souhaite un bel envol pour votre chouette association »  confiait  D. Dutertre non sans humour en conclusion de son propos. Outre la poursuite de l’aménagement du jardin, l’association réalisera des panneaux explicatifs sur les méthodes de jardinage, sur les espèces animales fréquentant les lieux.

 
« Sauvetage d’une chouette Effraie Coudréenne !
Cette girouette coudréenne rappelle la présence de la chouette Effraie au coeur de la nuit à Coudray

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Nous avons été appelé dimanche 1 septembre 2019  en fin d’après-midi par notre voisine, qui entendait quelque chose dans sa cheminée, mais n’osait pas ouvrir la trappe.  J’ai tout de suite pensé à une chouette et notamment à l’Effraie des clochers, sachant que cette espèce a niché dans la cheminée de la bibliothèque juste à côté, cette année,  pour la deuxième année consécutive. Je me suis donc rendu sur place ouvrir la trappe de la cheminée et je suis tombée sur une chouette Effraie… Celle-ci était encore en forme malgré les  3 jours(minimum)coincée dans le conduit.  Après avoir étudié  l’oiseau, j’ai vu  que c’était un mâle adulte, celui-ci avait perdu presque 50 grammes en quelques jours par rapport à la masse moyenne d’un mâle adulte selon les études scientifique réalisée sur cette espèce. J’ai décidé d’attendre la nuit tombée pour la relâcher. Elle n’a pas demandé son reste et s’est envolé comme si de rien n’était… 

Morale de l’histoire : la mise en place d’un grillage en haut des conduits de cheminée peut permettre d’éviter cette mésaventure. « . Lionel Manceau

 

 

 

La maquette a reçu un  prix  « Coup de Cœur » au  concours Biodiville.

Dans le cadre du concours National « La biodiversité près de chez nous », Mme Catherine Martin avait  rédigé un document expliquant la démarche des enfants (6 à 9 ans) dans le cadre des Temps d’Accueil Périscolaire sur la thématique « La Biodiversité dans notre Village« . En partenariat avec l’Association « l’Effraie Coudréenne » qui a créé un refuge LPO et à Papillons (voir H.Anjou 29 mars), les enfants interviennent régulièrement dans ce jardin qu’ils ont  idéalement reconstitué sur une maquette. (Le poulailler, refuge à hérisson, tas de pierre et de bois, terrarium, refuges à insectes et paillage du jardin). «  Depuis leurs premières interventions dans le jardin-refuge, ils ont pu déjà observer  la présence d’un hérisson et le va et vient incessant des oiseaux autour des mangeoires » constate Gabriel Marais, naturaliste local.

Grâce aux photos réalisées, ils prennent conscience de la vie animale qui gravite autour d’eux, des changements dus aux rythmes de la nature avec la création d’un livre retraçant toutes leurs interventions avec Chloé, Nathalie et Faïda, les animatrices. « Depuis vos interventions sur cet espace, vous avez appris beaucoup sur la nature. Vous en  êtes devenus les ambassadeurs auprès votre entourage et de ceux que vous rencontrerez ». explique Joël Gadbin, maire. La maquette réalisée par les enfants, exposée dans le hall de la garderie, a reçu un prix « coup de Cœur » du jury. « Comment ne pas être ravi de votre travail ? Vous avez un rôle important dans la vie de cet espace mis à notre disposition par la mairie.  Quel changement depuis vos premières interventions ! »  constate Gabriel Marais, naturaliste. Effectivement, en découvrant  le jardin LPO, on peut aujourd’hui y lire comme dans un livre ouvert sur la  Biodiversité.

  Lundi soir, la remise officielle d’un joli livre reçu  en récompense de leur action a eu lieu en présence du maire et des intervenants.

 
 

La mare abrite une vie sauvage aquatique très particulière !

L’an passé, une première soirée « amphibien » avait été organisée par M.N.E et l’association naissante l’Effraie Coudréenne (voir H.Anjou 6/04/2018). Le samedi 13 avril, après une petite présentation théorique, 9 adhérents de l’association, ont suivi Lionel Manceau, naturaliste, autour de la mare  d’une exploitation agricole de Coudray. « Nous avons observé des tritons crêtés, dont les mâles seulement portent  une crête sur le dos et des grenouilles vertes » précise Lionel. Le vaste groupe des amphibiens, compte plus de 40 espèces en France parmi lesquelles 21 sont présentes dans les Pays de la Loire. Les plus communes, le crapaud commun, les grenouilles vertes, le triton palmé utilisent une large gamme de milieux. « Le crapaud n’est pas le mâle de la grenouille mais une autre espèce d’amphibien» explique Antoine (9 ans). A l’occasion de la journée de la Terre qui a eu lieu le 22 avril dernier, un coup de projecteur a été porté sur ces zones humides vitales et pourtant aujourd’hui  menacées car elles disparaissent trois fois plus vite que les forêts. Cette soirée « amphibien » s’inscrit naturellement dans cette démarche pour  sensibiliser le public sur la richesse de la faune qui vit dans ces zones humides.

Au cours de la soirée, même les yeux baissés vers la mare,  les participants ont entendu la rainette verte, mais également le rossignol philomène, un coucou, l’oedicnème criard et des effraies des clochers.

 

L’orchidée au cœur de la sortie du Printemps

Dimanche matin, plusieurs adhérents de l’Effraie Coudréenne ont découvert les orchidées sauvages  avec Lionel Manceau, naturaliste local. « 1249 pieds d’orchis mâle ont été comptabilisés sur les bermes des principaux axes routiers de Coudray ». Depuis trois ans,  le naturaliste réalise  l’inventaire des orchis mâles sur le territoire communal. « Orchis » provient du grec « orkidion » qui signifie « testicule » par la forme des bulbes qui  entrent dans la fabrication de nombreux philtres d’amour. De nombreux mythes et légendes sont associés aux orchidées qui étaient utilisées pour leurs propriétés supposées aphrodisiaques.

On repère dès le mois de mars ses rosettes de feuilles aux taches foncées.

« L’orchis mâle est à la fois l’orchidée la plus commune et celle qui fleurit le plus tôt en Mayenne ». Ses fleurs, très communes sur le bord des routes et des chemins, varient du violet au rose pâle, plus rarement blancs et ses feuilles sont généralement tachetées de points noirs. « Dans nos régions, on l’appelait Pentecôte en raison de son époque de floraison ». Mayenne-Nature-Environnement a édité un petit fascicule sur « Les Orchidées de la Mayenne » en mars 2017. Ce petit livre de poche permet de connaitre  les 28 espèces d’orchidées sauvages répertoriés dans le département, par leur taille et leur couleur.

 Au cours de la sortie, Lionel a nommé aussi toutes les fleurs et plantes qui abondent dans les fossés dont les primevères, les stellaires et saxifrages, les violettes, les lierres terrestres et les curieuses fumeterres officinales. « Sur une toute petite distance il existe une variété incroyable de fleurs et de plantes qui réapparaissent au même endroit à chaque printemps » Les petits et grands ont appris parmi d’autres observations que le plantain lancéolé dont la feuille rappelle celle d’une lance, a des propriétés calmantes  en cas de piqûres d’orties. « Cette sortie nature  fut un moment de découverte et de partage enrichissant pour moi » confiait Marie-Antoinette, approuvée par Céline qui a ajouté « Ce fut une balade très agréable avec un conférencier captivant ».

Avant de conclure cette matinée printanière, Lionel  et les participants ont visité le jardin LPO en expliquant les objectifs des différents aménagements depuis sa création.

 

 

Les enfants aménagent le jardin pour accueillir les insectes et papillons

2018 11 19 A l’occasion de la pose de la plaque L.P.O sur le préau de la bibliothèque, les enfants avaient présenté les premiers aménagements dont le vivarium.

Depuis sa création , Lionel Manceau, naturaliste,   intervient régulièrement  dans le jardin le weekend  et il  a proposé à l’équipe d’encadrement  et aux enfants de s’associer à un concours national sur le projet  « Biodiversité près de chez nous« . Ce projet, soutenu par l’équipe, est depuis la rentrée scolaire  porté  par des enfants de 6 à 9 ans dans le cadre des Temps d’Accueil Périscolaire de la commune. Au fil du  temps , le jardin s’est beaucoup  trans formé et certains oiseaux  ont même apprivoisé les lieux: Les mésanges ont trouvé des nichoirs à leurs goûts et les pigeons ont retrouvé leur nid dans le tilleul.  

La thématique retenue pour l’année scolaire 2018-2019 est « La Biodiversité dans notre Village ».  En partenariat avec l’Association « Effraie Coudréenne », les enfants ont été associé à la création d’un jardin-refuge LPO et  à Papillons. .

Pour la plus grande joie des enfants, un couple de mésange a choisi le nichoir du tilleul qu’il est facile d’observer.

Depuis la rentrée, en compagnie de  Gabriel Marais, naturaliste, de Chloé et de Nathalie, les deux animatrices, les enfants ont assimilé facilement les objectifs et les enjeux d’ un jardin LPO  et  participent aux aménagements  des différents espaces qu’ils ont reproduit  sur une maquette (voir photo): refuge à hérisson, tas de bois, tas de pierres, terrarium, refuges à insectes, paillage du jardin, hôtel à insectes et mangeoires à oiseaux, avec l’approvisionnement durant l’hiver, Enfin, création d’une bande fleurie pour les papillons. Ils sont très attentifs aux évolutions de la   nature et à  la biodiversité animale : un hérisson a pris ses quartiers dans un refuge qu’ils avaient créée sous les conseils de Gabriel Marais.  Régulièrement, les enfants remarquent  la diversité  des insectes dans l’hôtel à insectes.

Sur une maquette,les enfants ont reproduit fidèlement les éléments du jardin, les parterres, le totem aux mangeoires et le poulailler où ne manquent  que les poules !

Ils notent  également les transformations de la nature avec des prise de photos en particulier du tilleul tout au long de l’année. Un livre retracera  toutes leurs interventions. Ce projet est très intéressant pour les enfants et les animatrices qui prennent conscience de cette  vie animale méconnue et insoupçonnée qui gravite dans notre environnement.

Le dossier du projet a été rédigé par Mme Catherine Lenain . La réponse  à ce concours sera dévoilée courant avril , après la sélection des meilleurs chef-d’œuvre réalisés par les enfants de toute la France. 

 

Comme les oiseaux, les papillons ont leur refuge

Après-avoir-posé-la-nouvelle-plaque,-les-enfants-ont-participé-à-l’aménagement-d’un-hôtel-à-insectes.

Le jeudi 21 mars, M Gabriel Marais, accompagné de Chloé et Nathalie, animatrices, a présenté la plaque « Refuge à papillons » aux enfants. L’Effraie Coudréenne a développé ce  projet de création d’un refuge à papillons sur le terrain à proximité de la bibliothèque, devenu également un refuge LPOen novembre 2018. Dans le cadre du TAP, les enfants fréquentent et entretiennent régulièrement ce petit espace avec les conseils de Gabriel Marais, naturaliste. Dorénavant, dans le respect du cycle biologique des papillons, les enfants apprendront à connaitre les plantes et fleurs idéales  à  conserver ou semer dans le petit jardin où un espace fleuri est prévu. Ces plantes ‘’hôtes’’ permettent aux chenilles des papillons de se nourrir, de déposer leurs œufs et ainsi aux futures chenilles de se nourrir.

En 2019, la Nuit de la Chouette, c’est un mois de fête !

Durant tout le mois, nous célèbrerons ensemble la 13e édition de la Nuit de la Chouette. En partenariat avec la bibliothèque municipale l’association « L’Effraie Coudréenne » a proposé une 2ème nuit de la Chouette à Coudray (voir H.A 8 avril 2016)

Après avoir accueilli les participants, Gabriel Marais explique le déroulement de la soirée a

L’Effraie Coudréenne, associée à cet évènement, a  proposé  » La nuit de la  Chouette »le samedi 2 Mars 2019 à 20h00,dans la salle du Mille-Club.  Cet événement grand public a pour but de faire découvrir les rapaces nocturnes et montrer pourquoi ils sont menacés et comment les sauvegarder. « Dans les bassins d’eau de pluie, il faut laisser en permanence un bâton qui servira de perchoirs pour les oiseaux et rapaces nocturnes pour éviter les noyades ».  Dans la salle du Mille-Club,  les membres du bureau, Gabriel Marais,Loïc Landais, Lionel Manceau, Alexis landais et Jean Paul Bonsergent ont accueilli les nombreux participants (52) venus de  Laval, Segré, Miré, Ch.Gontier, St Laurent des Mortiers, St Michel de Feins.  Chacun d’entre eux ont donné les informations très  attendues sur les rapaces nocturnes vivants sur le territoire communal en utilisant un diaporama ; l’exposition »Plumes de nuit »empruntée à M.N.E et enfin une présentation des plumes et de plusieurs pelotes de réjection, récoltées près des perchoirs des oiseaux. « L’Effraie avale la souris tout entière dont les  sucs digestifs  va dissoudre l’animal sauf les poils et les os. Puis, la chouette va la rejeter par le bec après l’ingestion des proies. L’analyse de son contenu permet aussi de mieux connaitre le régime alimentaire de l’oiseau ».

Lionel Manceau montre plusieurs pelotes d’effraies récoltées sous le préau de la bibliothèque

Durant ce temps d’échanges, les naturalistes locaux ont répondu aux nombreuses questions sur les comportements des oiseaux de la nuit. Les  conditions météorologiques n’étant pas très  favorables, les organisateurs ont préféré rester sur la commune pour tenter de capter  les chants des chouettes hulottes,  chouettes effraie ou chevêches. «  Les mâles chantent et les femelles crient ». Le vent et la bruine n’ont pas démotivés les grands et les petits  qui,  en silence, se sont déplacés sur plusieurs sites  proches de l’école. Après avoir entendu les enregistrements (nommé  repasse) de chants de quatre rapaces, chacun a tendu l’oreille. Des vols d’effraies ont été aperçus  entre les arbres mais  des réponses des mâles et femelles des chevêches ont pu être entendues. Visiblement ravi de cette promenade nocturne, l’ensemble des participants a remercié les naturalistes locaux, qui savent si bien transmettre leur passion sur ces oiseaux de nuit.

 Une belle « chasse »aux papillons  à la Bédennerie
Lionel a répondu aux questions sur la longévité des papillons et les lieux où l’on peut les apercevoir…

Malgré une chaleur caniculaire (était-ce bien raisonnable ?), Lionel, Alexis, Marie-Claire, Marie-Antoinette, Gabriel et Jean Paul ont pris le chemin de la Bédennerie. Lionel, muni de son filet à papillons, nous a montré des qualités sportives méconnues pour les prendre au vol en évitant évidemment de les abîmer. Parmi les papillons ou rhopalocères qui furent identifiés, pas moins de 15 espèces,  certains portent des noms des plus curieux comme la carte géographique,le satyre, Robert-le-diable, la goutte de sang. D’autres noms sont plus poétiques comme le collier du Corail ou le paon du Jour. En revanche, comme dans le jeu des sept familles, il y a les Piérides : la piéride du Chou, de la Rave et du Navet. Dans la prairie d’herbes hautes, d’autres papillons furent également identifiés comme le Procris, le Demi-deuil, le Tircis et le Myrtil. et les petits papillons bleus nommés l’Azuré de la Bugrane et des Nerpruns.

Aux abords de l’étang, il a été possible pour Lionel  de prendre délicatement plusieurs libellules et de les identifier dont l’orthrétum réticulé, le crocothémis écarlate et enfin le gomphe gentil. Rien qu’en les écrivant,ces noms extraordinaires  sont des vrais romans !.  les belles libellules si légères et fragiles ont repris leur vol sitôt la photo prise !

chenille de l’Ecaille du Séneçon à Coudray :Photo Jean Paul

La Chenille

« Le travail mène la richesse. Pauvre poète, travaillons !

La chenille en peinant sans cesse devient le riche papillon » Guillaume Apollinaire

 Anonyme

 

 Une sortie-nature qui a comblé les participants.

Un couple de pies-grièches écorcheurs vu huit jours plus tôt à Coudray .Photo Jean Paul

Le samedi 16 juin  2018, plusieurs adhérents ont suivi Gabriel et Lionel sur différents sites du territoire communal. Auparavant, Lionel avait procédé à des repérages et situer  plusieurs espèces d’oiseaux. Le nombre important d’oiseaux vu lors de l’après-midi a dépassé les espoirs les plus fous….Preuve s’il en est besoin, que notre territoire abrite des espèces ignorées du plus grand nombre des habitants de la commune. Muni de jumelles et d’un appareil photos, chacun a pu observé  ces oiseaux grâce aux conseils et précisions ornithologistes de nos guides. Nous avons vu la pie-grièche écorcheur, le bruant zizi, jaune et proyer….l’oedicnème criard….l’hypolaïs polyglotte et un couple de huppes fasciées. Une sortie que chacun souhaite  renouvelée dans l’avenir.

 

 

Le Bruant Proyer, aussi appelé Proyer d’Europe figure parmi les 127 oiseaux répertoriés sur le territoire de Coudray.  Sa couleur est assez terne, plus sombre au dessus, plus clair en dessous, gris-brun avec de nombreuses stries longitudinales brun-foncé rappelant une alouette. La femelle a le même coloris que le mâle, ce qui est une exception chez les bruants. Cet oiseau n’a pas de caractères distinctifs particuliers, mais l’absence de blanc aux rectrices externes le distingue des autres bruants. La construction du bec est assez remarquable: fort, conique, avec le bord de la mandibule  supérieure recourbé en dedans. A la mandibule  supérieure, une dent s’emboite dans une encoche de la mandibule  inférieure.

Les oiseaux et les papillons annoncent le  retour du Printemps !
Ce papillon « le paon du jour » pris en flagrant délit …de vol par un ami.Photo Jean Paul

C’est  l’occasion d’écouter et d’observer les oiseaux dans notre jardin et dans les chemins. L’expérience aidant, il est possible de réaliser des photos de nombres d’entre eux. A l’évidence, une approche silencieuse et appropriée est recommandée mais parfois, une rencontre fortuite peut créer de divines surprises. C’est l’objectif de la  démarche de l’Effraie Coudréenne. Aussi, nous proposons d’ouvrir un album-photos qui s’étoffera au fil des mois….d’oiseaux, d’insectes, d’amphibiens, de papillons et de fleurs ! 

 

La Huppe Fasciée

Voici le couple de huppes fasciées, très occupé à chercher sa nourriture. Ces oiseaux sont magnifiques ! Photo Jean Paul

 Hier soir, dimanche 1er juillet 2018, j’ai vu un couple de huppes fasciées dans notre jardin au c entre du bourg où j’avais mis de l’eau dans un seau ! Un réel bonheur qu’elles se soient attardées à boire et chercher leur nourriture sous mes yeux. La huppe fasciée est un oiseau au long bec gracile légèrement arqué, avec une huppe érectile de plumes roussâtres au bout noir, un dos arlequin teinté de jaunâtre, une poitrine orangée, enfin un vol saccadé et bondissant.

Le couple est resté dix bonnes minutes dans le jardin. Reviendront-elles ?

La huppe fasciée niche dans toute la région. Un couple près de la ferme de Sancé avait été vu lors de notre sortie nature. Un couple avait été aussi repéré près des Hameaux et dernièrement dans le  jardin d’un maison (lotissement des Euches). La huppe fasciée fréquente les lieux ouverts à semi-ouverts où la végétation est rase. Elle niche dans une cavité qui peut être naturelle (loge de pic, arbre mort) qu’artificielle (tas de pierre, trou dans un mur). Protégée , la huppe fasciée n’est menacée ni en France ni dans les pays de Loire. Portant,les paysages que fréquente la huppe fasciée ont fortement évolué depuis les années 60 et ses habitats ont diminué. La disparition des zones où elle installe son nid est aussi un facteur important de régression.

 

Le Chardonneret élégant
Jardin LPO février 2020. Jean Paul

C’est vrai qu’il beau, ce Chardonneret élégant est  à peu près de la taille du moineau, multicolore, avec un masque rouge entouré de blanc et de noir. Son croupion est  blanc, queue noire, ailes noires à motifs jaunes et blancs. Son bec est très pointu. Le chardonneret vit dans les campagnes cultivées ouvertes, dans les jardins, les parcs et les vergers. Il affectionne  les semences de chardon qu’il picore habilement en grimpant sur la plante. D’après les statistiques récentes,iI figure parmi les espèces menacées dans les Pays de Loire.

 

 

Ce merle blanc, assez rare,  est atteint d’une maladie nommée leucite nullement mortelle mais sa couleur rend l’oiseau vulnérable aux yeux des prédateurs. Photo. M. A Viratelle. St Laurent des Mortiers.

Ce merle blanc, assez rare,  est atteint d’une maladie nommée leucite nullement mortelle mais sa couleur rend l’oiseau vulnérable aux yeux des prédateurs. Photo. M. A Viratelle. St Laurent des Mortiers.

 

Un autre merle tacheté de blanc, vu à plusieurs reprises devant le CPA St Joseph. Photo.Jean Paul

 

 

 

Impressionnant le regard du hibou  ! Clos de Beauvais.  photo Gabriel Marais

 

Vu et entendu au jardin à Coudray. 5 mai 2018.Photo Jean Paul

La  linotte mélodieuse ne mérite en  aucune façon de servir d’emblème pour stigmatiser les étourdis, son nom est tout à fait justifié. Son chant est un gazouillis musical et varié  se composant de trilles de notes flûtées de sons délicats.  Cet oiseau a une âme de musicien. l

 

 

L’Hypolaïs polyglotte est un visiteur d’été en France. Il fréquente les milieux ouverts, parsemés de buissons et d’arbres, les haies épaisses. Appréciant l’eau, il se rencontre très souvent dans les taillis épais bordant les rivières. Photo Lionel Manceau

 

Seule, la chance et le coup d’oeil d’un expert permet de réaliser une photo de la tourterelle des champs. photo Gabriel Marais. La tourterelle des bois est discrète, farouche et vivant à l’écart des habitations à la lisière des forêts, dans les bocages. Son plumage est plus varié. Au contraire de la tourterelle turque sédentaire, la tourterelle des bois est un migrateur au long cours nous quittant dès la mi-août pour rejoindre le Sahel sénégalais.

 

 

Le Thécla du Bouleau. C’est l’espèce de thècle  la plus grande. Rarement visible, le dessus est marron avec une grande tache orange incurvée sur les ailes antérieures de la femelle. Chez les deux sexes, une longue queue postérieure orange marginée de noir et de blanc donne à cette espèce une silhouette gracieuse et incomparable. C’est une espèce fréquentant les habitats semi-ouverts, bocage préservé, lisières et friches parfois les jardins.Considérée comme peu commune, il est fort probable que ce statut évolue favorablement dans les années à venir…

Sources des notes:Papillons de la Mayenne (M.N.E)

Ce Thécla a été découvert devant l’habitation de Lionel. A titre posthume, ce papillon rare en Mayenne nous éclaire sur sa présence à Coudray.Photo LIonel

La grenouille verte. La star de nos étangs et nos mares est très présente sur notre territoire.  La Bédennerie, photo Lionel Manceau.

 

Petite grenouille prise sur un nénuphar dans une mare de Sancé.Photo Roselyne Lardeux

 

 

 

L’accenteur-mouchet est de la taille d’un moineau, brun-gris avec la tête et région du cou gris ardoise.Peu sociable. Coudray. Photo Jean Paul

 

 

Le lézard vert vit environ 15 ans s’il ne succombe pas à ses prédateurs que sont les oiseaux de proie, les serpents et les chats sauvages. Photo Lionel Manceau

 

Photo Gabriel

Le terme orvet fait référence en français à plusieurs espèces de lézards − non venimeuses − de la famille des Anguidae dont les pattes sont atrophiées. Les orvets sont des lézards qui, en raison de leur mode de vie fouisseur, sont devenus apodes (ils ont perdu leurs pattes). Ils atteignent de 30 à 130 centimètres de long selon les espèces et chassent au sol et parfois sous le sol de petits animaux de taille adaptée (principalement des invertébrés comme des arthropodes, gastéropodes, larves…) pour se nourrir. Ils aiment les endroits chauds.

 
                                     L’Effraie Coudréenne a pris son envol
Le premier conseil d’administration de l’association

A l’occasion de deux animations, en partenariat avec Mayenne-Nature-Environnement, la Nuit de la Chouette (2016) et les Oiseaux de nos Jardins (2017), des habitants avaient montré  un vif intérêt à l’observation de la nature et de la  biodiversité. Suite à ce constat,  M Gabriel Marais et Lionel Manceau, tous les deux passionnés d’ornithologie et Jean-Paul Bonsergent, responsable de la bibliothèque, ont muri le projet de créer une association naturaliste, rare en Mayenne. Le vendredi 2 février, après avoir échangé sur les statuts, le budget, la cotisation le nom et le logo , les dix membres de l’association ont validé à l’unanimité les statuts de l’Effraie Coudréenne. L’adresse mail :  effraiecoudreenne@gmail.com

Pour être membre:

adhésion famille/couple ……………….20 euros

adhésion adulte individuelle………….15 euros

adhésion étudiant ou sans emploi…10 euros

Adhésion enfant (-18 ans)………………5 euros

Souvenirs de Dominique et Bernard Galopin

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